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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

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Raspoutitsa

Le Tétra Titre

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Tout d’abord, je tiens à adresser mes plus vives félicitations à Mathieu, responsable du graphisme de la pochette. Franchement, c’est du travail de pro ! Mathieu Vandemolen, c’est également le chanteur/compositeur de Raspoutitsa (NDR : il est également préposé à la guitare rythmique) de ce quintet issu de la région de Tournai. Dans la langue de Molière, il est aussi doué, proposant des textes à l’humour particulièrement décapant. Et les musiciens qui composent le groupe se débrouillent plutôt bien dans un style assez personnel, sorte de Tueurs de la Lune de Miel (NDR : c’est flagrant sur la dernière plage au refrain contagieux, « Les oiseaux ») revus et corrigés par la prog. Plus proche d’un Vandergraaf Generator que du Genesis de l’Archange Gabriel, comme le laissait supposer leur dernière démo. Une constante : la voix de Mathieu. Un peu limite, elle retombe cependant bien sur ses pattes dans un style parlé… En bénéficiant des conseils d’un bon producteur, le groupe devrait être capable d’enregistrer un album de bonne facture. Ah oui, j’allais oublier cet Ep est découpé en quatre titres.

Raspoutitsa

Démo

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Deuxième démo pour ce quintette tournaisien issu des cendres de Larsen Lupin. Quatre titres, dont trois chantés dans la langue de Molière et un dans celle de Shakespeare. Première constatation, pour une autoproduction, le son est impeccable, voire même raffiné. Mais il faut reconnaître que depuis l'arrivée d'un claviériste, leur musique n'a strictement plus rien à voir avec le post grunge consommé au sein de leur ancienne formation. On nage même parfois carrément dans le prog. Pensez au Genesis de l'Archange Gabriel. Claviers fluides, envolées lyriques, changements de rythmes impromptus, guitares tantôt syncopées, sinusoïdales ou cristallines, construction mélodique par paliers. Tout y est. Seul le vocal ne parvient pas à décoller au sein de la solution sonore propulsée dans l'éther atmosphérique. Pas qu'il soit médiocre, mais il ne parvient pas à se muer en falsetto. Et il est vrai, que ce style de musique exige une 'voix' ! Un titre s'écarte légèrement de l'ensemble : " Born in Christmas time ". Celui chanté en anglais. Plus funk blanc, plus métallique, plus viscéral, il est à la fois torturé par une guitare wah wah et (parfois) tourmenté par un vocal trafiqué ; mais, en fin de parcours revient à une forme plus prog…