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Rian De Waal

Rian De Waal plays Bach

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Le premier volume de The Valthermond Recordings permet d’apprécier la musique des œuvres de Bach arrangées par les grands Liszt, Busoni, Hess et Brahms. L’idée est intéressante, le défi est de taille : l’interprète doit dépeindre Bach dans les couleurs de différents compositeurs sans y laisser pour autant sa propre compréhension de l’œuvre. On retrouve les deux célèbres Chaconnes, celle de Brahms et de Busoni, ainsi que la Fantaisie et Fugue et la Prélude et Fugue arrangés par Liszt, et des Chorals de Cantate par Busoni et Hess.

Tout d’abord, il convient de saluer la qualité superbe de l’instrument et de l’enregistrement. En ce qui concerne l’interprète Rian De Waal, dont la biographie est impressionnante, il joue bien... mais sans plus. Mozart affirmait que la vraie musique figurait entre les notes, et c’est précisément cette vraie musique qui manque ici. Le son est beau, bien formé, il a une belle résonance, la bonne couleur, la bonne température et on ne peut nier entendre Bach du début à la fin de l’enregistrement. Malheureusement, la pulsation –pourtant si importante chez le compositeur– vire souvent à la précision robotique ; et l’articulation tout aussi primordiale prend parfois de telles proportions qu’elle en tue l’idée. Les débuts des Chaconnes donnent particulièrement le ton d’un jeu trop tiède et mathématique. On aimerait entendre davantage de l’interprète : plus de sentiments, de chaleurs, d’attaque, de tension… de passion!

 

Rian De Waal

Rian De Waal plays Schubert

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Pour son deuxième enregistrement chez The Valthermond recordings, Rian De Waal interprète la Sonate no 21 en si bémol majeur de Schubert et quatre transcriptions pour piano de lieds de Schubert par Liszt. La Sonate en si bémol majeur est la dernière sonate du compositeur qui l’a terminée exactement six semaines avant sa mort. ‘[Schubert] parvient à faire de sa dernière sonate une sorte de lied continu, illimité, si long, si varié et si touffu à la fois. Si particulier et si général qu'il donne l'impression de l'infini’ écrit l’écrivain et biographe Marcel Schneider. Cette notion d’infinité, Rian De Waal en a aussi pris conscience et écrit dans la notice du livret que pour jouer ou écouter Schubert il faut du temps ou du moins une autre perception du temps. 

A première écoute de cette Sonate de Schubert, l’exécution peut paraitre un peu froide et mécanique. Elle manque de ‘pâte’, d’élasticité et de tension entre les notes. Rian De Waal écrit dans le livret qu’il ne faut pas trop se pénétrer de la musique de Schubert, mais la laisser couler en paix. Ainsi peut-être n’est-ce là qu’une manière plus classique d’aborder Schubert. Pourtant l’interprète sait fondre sur son clavier si on en juge par ses interprétations des transcriptions de Liszt. Quoi qu’il ne quitte jamais vraiment sa réserve, une sorte de pudeur, enfin la musique se fait chaude et sensible, souffre, berce, meurt puis revit. Enfin comme pour le premier volume destiné à la musique de Bach, les qualités de l’enregistrement et de l’instrument sont excellentes.