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Richard Hawley

Dans cette ville, ils t’appellent ‘amour’…

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Après la comédie musicale basée sur ses chansons, « Standing At The Sky's Edge », Richard Hawley sortira son nouvel elpee, « In This City They Call You Love », ce 31 mai 2024.

En attendant, il nous propose son nouveau single, « Two For His Heels », une chanson dépouillée, atmosphérique et cinématographique sur une affaire qui tourne mal et dont le grondement blues rappelle Link Wray et Duane Eddy.

« In This City They Call You Love » sera découpé en 12 plages, parmi lesquelles figureront des ballades qualifiées de ‘vintage Hawley’.

Richard a déclaré : ‘J'ai fait trois albums dont j'avais le titre avant même d'avoir commencé à enregistrer, où j'avais un programme. L'un d'eux était « Truelove's Gutter ». Un autre, « Standing At The Sky's Edge », où je voulais mettre le paquet et rendre la musique beaucoup plus agressive, et enfin celui-ci. Je voulais qu'il soit multicolore d'une certaine manière... qu'il se concentre sur la voix et sur ce que les voix peuvent faire ensemble... Je n'ai délibérément joué qu'une poignée de solos de guitare pour rester concentré sur les voix, la chanson et l'espace...’

Le clip consacré à « Two For His Heels » est disponible là

https://www.youtube.com/watch?v=3YJpqWHL03g&ab_channel=RichardHawley

 

Richard Hawley

Des histoires de Cockers à Sheffield, dans le Yorkshire…

Écrit par

Ancien guitariste de Pulp, Richard Hawley est parvenu à construire, en deux décennies, un répertoire très personnel et mélancolique forgé au sein d’un univers marqué par sa ville de Sheffield, que ce grand promeneur musical et pédestre revendique dans des compositions aux allures de paysages en cinémascope dessiné par sa six cordes électrique et sur lesquelles se pose sa voix de baryton, mais aussi à transformer un handicap physique de naissance en atout...

Sa carrière solo, résumée sur un double cd intitulé "Standing At The Sky's Edge" (NDR : qui figure au générique du dernier film de Wes Anderson), a été couronnée d'un ‘Brit Award’. Ce qui n'empêche pas Richard de collaborer avec des artistes aussi divers que les Arctic Monkeys, Elbow ou Paul Weller ou encore de produire, à la grande joie de cet amoureux du rock des pionniers, d’autres artistes, dont Nancy Sinatra…

D'aucuns affirment que vous chantez comme Roy Orbison. Pour vous, c’est un compliment, je suppose ?

Roy chantait de manière plutôt aiguë. Ma voix évolue plutôt dans le registre des basses. C'était un chanteur dramatique, quasiment d'opéra. 

Quelle est l'importance de la ville de Sheffield dans votre répertoire ?

C'est chez moi. J'y ai vécu ici toute ma vie. Vivre ailleurs m’est totalement étranger. Je ne sais pas ce que c'est de vivre à Bruges, en Belgique ou en Chine Si je feignais d'être influencé par une autre ville ou un autre environnement, le résultat sonnerait faux. Il s'agit d'exprimer une vérité : la mienne. J'écris sur ce que je vois, ce que je ressens, et ces impressions se produisent à Sheffield. 

Si vous déménagiez, votre musique serait-elle différente ?

Je ne crois pas ; Sheffield me manquerait.

La fente palatine dont vous avez souffert lorsque vous étiez enfant vous a-t-elle donné envie de chanter ou de devenir une personnalité connue ?

Quand je suis né, on a annoncé à mes parents que je ne serais jamais capable de parler… et certainement pas capable de chanter. Ma famille m'a donné confiance, alors que beaucoup considéraient ce bec de lièvre comme un handicap. En vieillissant, j'ai appris à le transformer un atout…

Je peux deviner, en quelques secondes, si je suis en présence d’un trou du cul ou une personne formidable ; c'est écrit sur mon visage. Il suffit de me regarder et, à mon tour, je peux observer le regard de l'autre.

Et qu'en est-il du chant ?

C'est indéniablement un avantage. Ma bouche est une immense caisse de résonance. Mais je tiens à préciser que je n'ai jamais physiquement souffert, grâce à l'intervention de la médecine. Par ailleurs, mes parents m'ont convaincu que je valais autant que n'importe qui d'autre. Je ne suis pas meilleur que quiconque… Je suis juste différent et je vois les choses différemment, par conséquent. Et comme je suis différent des autres, j'ai développé plus rapidement de l'empathie. Surtout aussi parce que j’ai été victime de cruauté, et en particulier de cruauté émotionnelle, de la part des autres enfants

Avez-vous justement développé de l’empathie à l’égard des personnes nées avec le même handicap physique ?

Je suppose que oui. Nous pouvons tous nous entraider. Mais ce n'est pas comme si nous formions un gang (il rit).

Croisez-vous toujours Phil Oakey de Human League lorsque vous promenez votre chien au parc ?

Non, parce le sien est mort. Je croise encore Phil mais, occasionnellement, au pub... à Sheffield (il sourit).

Puisque l'on parle de chien, quelle relation entretenez-vous aujourd'hui avec Jarvis... Cocker de Pulp ?

Il reste l'un de mes meilleurs amis. Rien n'a vraiment changé... si ce n'est que nous avons vieilli (il sourit).

Et quelle était votre relation avec Joe... Cocker qui était également originaire de Sheffield ?

C'était un ami proche de mon père. Joe était mon parrain, mais je l'ai perdu de vue à la suite de son départ en Amérique. Mon père et lui travaillaient ensemble pour la compagnie de gaz, et réparaient des radiateurs ; ils s'appréciaient énormément et bossaient ensemble à l'usine.

Vous a-t-il influencé musicalement ?

Pas vraiment, mais il aimait la musique avec laquelle j'ai grandi : Ray Charles et beaucoup de vieux morceaux de rhythm’n’blues. Mais j'aime beaucoup la musique de Joe. Son style vocal est assez agressif et bourru, aux antipodes du mien. Mais c'était quelqu'un de bien...

Vous êtes fan du club de foot de Sheffield Wednesday. Pourquoi ne pas composer un hymne à leur attention, à l'instar de ce que Judas Priest a réalisé pour Sheffield United ?

Il m'est très difficile de discuter de Sheffield Wednesday pour l’instant, car c'est vraiment la pire saison de l'histoire du club. Nous avons donc été promus en seconde division cette année et là nous sommes bons derniers : cela tourne à la blague (silence).

Est-il possible de changer de sujet ? Ou je vais avoir envie de me pendre à la fin de cet entretien (il rit).

Vous avez écrit la musique du film ‘Funny Cow’. Était-ce très différent au niveau de la composition ?

Lorsqu’on compose de la musique pour une bande originale ou pour un groupe ou un disque, les cadences de travail sont très différentes. Composer une B.O. est plus cinématique. Les chansons titres que j'ai écrites se répartissaient en trois sections.

Comme je promène mon chien tous les jours, elle a été écrite au rythme des trois promenades canines. Chaque fois que je suis rentré, j’avais une section différente en tête. 

Le chien est donc désormais détenteur de toutes les royalties (rires).

Je suppose dès lors que votre chien est une excellente source d'inspiration pour votre musique ?

Pire… C'est lui le génie et c'est moi l'idiot (rires) !

Richard Hawley - Now Then : The Very Best of Richard Hawley - 20/10/2023

 

 

Richard Hawley

Trulove’s Gutter

Écrit par

Artiste atypique, Richard Hawley nous démontre une nouvelle fois que rien ni personne ne peut influencer ses choix, ses goûts et ses envies. Il nous livre un splendide album qui hélas ne contient ‘que’ 8 petites merveilles, totalement intemporelles…

Crooner, tel est le titre qui lui convient le mieux. Non content de suivre son petit bonhomme de chemin, seul contre vents et marées, ce Britannique à la voix chaude et aux mélodies ciselées, nous propose dans son dernier ouvrage huit plages qui sonnent toutes comme des merveilleux cadeaux au pied du sapin. Il est clair que ce n’est pas ce style de musique qui va nous faire danser lors de cette période de fêtes. Ce n’est pas dans son répertoire ; et encore moins son objectif!

Néanmoins, la pureté des cordes, sa douce mélancolie, son talent et sa grâce éclaboussent cet opus qui émerveille n’importe quel auditeur à l’époque de faire le bilan de 2009. Traditionnellement, en cette période de l’année, c’est la course à la meilleure vente, au plus beau concert, au meilleur best of, etc. Tout un chacun qui veut se vendre au ‘meilleur moment’ de l’année se presse au portillon, tient le haut de à l’affiche. L’info rock en ces temps de cadeaux, de sorties d’album, d’annonces juteuses est souvent dévolue aux méga-groupes, aux cancans les plus gros les uns que les autres. Richard n’en a cure. Il se contente de nous offrir ce qu’il fait de mieux, une ambiance douce (NDR : qui ne signifie pas molle), des perles musicales, un Cd qui dégouline de classe et donne simplement envie d’aimer…

Ses références lui viennent de ses racines, les Dean Martin, Hank Williams et Faron Young qu’écoutaient son père et son grand-père avant lui ; elles le guident, le bercent et l’imprègnent de cette culture musicale hors du temps. L’homme de Sheffield se fiche comme d’une guigne de la dispute des frères Gallagher ou de la tournée de U2. Merci Richard de nous faire partager le goût du ‘beau’.