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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

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Richard Swift

The Hex

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L’une des plumes les plus sensibles s’est évaporée depuis la mort de Richard Swift, décédé en juillet dernier, à seulement 41 ans... Outre ses missions de producteur (aux côtés de The Shins, Damien Jurado ou de Foxygen) ou de musicien de studio et de tournée (pour The Shins, les Black Keys ou The Arcs), il s’est réservé une plus discrète mais non moins intéressante carrière solo, dont le magnifique « The Hex » constitue malheureusement le dernier chapitre…

Fidèle à son habitude, le multi-instrumentiste américain dévoie des pépites indie-pop superbement arrangées à haute teneur mélodique ! Luttant contre des problèmes d’alcool depuis quelques années, Richard Swift se livre sur le poignant et très soul « Broken Finger Blues » : ‘My body’s broken, My body is bruised, Try to remember what it’s like not to lose, I won’t go under, I won’t give in, Try to remember what it’s like to win’. Sa pop vintage rappelle les sonorités des 60’s sur l’émouvant « Wendy », un message dédié à sa mère, ou sur le message d’adieu si lumineux reflété à travers « Dirty Jim ». Certaines plages s’éloignent de la veine pop pour adopter un profil plus aérien (« Nancy ») alors que d’autres, magnifiées par les interventions de claviers et de basse, nous plongent au sein d’un climat mélancolique, dont on ne peut s’extraire, car inhérent aux circonstances. Un véritable chef-d’œuvre posthume !

Richard Swift

The Atlantic Ocean

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En prenant connaissance, au sein du booklet, de la liste des invités prestigieux qui ont participé à la confection de cet opus, on est en droit d’attendre une œuvre de qualité. La présence de Ryan Adams, Sean Lennon, de membres de Wilco et de musiciens de Sufjan Stevens, ainsi que du producteur Mark Ronson et celui de The Walkmen a quand même de quoi laisser pantois. Bref, il faut croire que Richard Swift était sûr de son coup.

Toujours établi dans son Oregon natal, Richard Swift a aussi convié quelques spectres. Notamment ceux de Randy Newman, Paul McCartney ou encore son idole de toujours Prince. En fait, s’ils ne sont pas présents, ils hantent constamment cette œuvre. Echafaudée sur un axe batterie/piano/basse, sa musique courtise également un zeste de banjo, du mellotron ainsi que des claviers susceptibles de déraper dans le délire (« Hallelujah, Goodnight ! ») ou dans l’espace galactique. Sa force mélodique est intacte. En extrapolant, ces chansons auraient peut-être pu être composées par les Beatles, si le quatuor existait encore en 2009. Ce cocktail de classique, d’étrange et d’émotion permet à la musique d’atteindre une autre dimension. Bref, revenons donc sur terre pour le point d’orgue de cet elpee, « The Atlantic Ocean » une ballade enregistrée à New-York sous la houlette de Mark Ronson. Autre perle, « Ballad of Old What’s Name » a reçu la participation de Sean Lennon et de membres de Wilco. Le label Secretly Canadian n’en n’est plus à une merveille pop près. Après avoir propulsé les ultra-doués Jens Lekman, Damian Jurado et Scout Niblett, il continue de prendre soin de nos oreilles. Et on ne peut que le remercier.

Responsable de quelques elpees déjà très réussis, à ce jour (NDR : notamment « The Novelist », « Walking Without Effort » et « Richard Swift as Onasis »), Richard Swift vient de réaliser son œuvre la plus aboutie à ce jour : « The Atlantic Ocean ». Qu’on se le dise !

Depuis quelque temps, la musique des 70’s est remise au goût du jour. Mais le plus intéressant, c’est que le résultat tient la route. Il est même souvent excellent. Sans doute parce que ce sentiment d’intemporalité a refait surface. Et que les artistes cherchent à nouveau de décrocher un ‘classique’. ‘Let the record go on’ comme le chante si bien Richard, au sommet de sa forme, sur « Ballad of Old What’s Name »…

 

Richard Swift

The Novelist/Walking Without Effort

On croyait d’abord en une réédition de deux albums perdus d’un songwriter qui le serait encore plus, mais non : Richard Swift est bel et bien vivant, et aussi jeune que le montre la pochette. Ses deux premiers mini-LPs sortis précédemment se voient tout simplement réunis sur un seul et même CD, et c’est sans doute pour la bonne cause. De fait, qui a déjà entendu parler de Richard Swift ? Pas grand-monde, et pourtant ce jeune type vaut bien un Ed Harcourt (si pas deux). Dans une veine orchestrale à la Tin Pan Alley et tout le tintouin (cuivres, banjo, harmonica, piano, etc.), Swift dégaine ses mélodies sixties/seventies en jouant les beaux gosses. Précision : « Walking… » semble plus abouti, voire plus tubesque (« Half Lit » et « As I Go »), comme du Harry Nilsson chanté par Ryan Adams. Ailleurs le timbre de Swift rappelle celui de Mark Lanegan (« The Novelist », « Lovely Night »), et partout l’air est chaud, amical et serein. En conclusion, rien ici n’est vraiment renversant, mais si chaque disque était une claque on finirait aussi par s’ennuyer.