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Omar Rodriguez-Lopez

Tychozorente

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Décidemment, Omar Rodriguez Lopez n’arrête pas de bosser. Et pour cause, le prolifique chevelu a gravé quatre albums (dont ce « Tychozorente »), sans compter ses diverses collaborations et ses projets visuels (entre autres la réalisation de son premier film). L’ancien gaucher d’At the Drive-In est tout simplement incapable de se reposer. Sa création, il veut la publier. Tout ce qui lui passe par la tête. Sous n’importe quel format. Et parfois sans réelle promo (NDR : certains de ses projets sont téléchargeables pour un prix dérisoire). Malheureusement, il faut bien avouer qu’il y a bien longtemps qu’il n’est plus parvenu à produire quelque chose d’abordable, dépassant ses performances psyché à rallonge, parfois à la limite de l’audible (NDR : une exception qui confirme la règle : « El Nuevo Grupo de Omar Rodriguez Lopez »). Une constante, cependant –et « Tychozorente » en est une nouvelle illustration– le très mauvais goût de l’artwork de ses pochettes. Pour la circonstance, il semble tout de même avoir atteint le sommet. Juste par curiosité, jetez-y un œil.  

Sur ce nouvel opus, pas question de guitare. Le génial gratteur la troque contre des claviers, boîtes à rythmes et consorts. Ce projet est né d’une première collaboration opérée en compagnie d’Elvin Estella (aka Dj Nobody) au Japon. Dans la foulée, outre Dj Nobody, Omar a convié sa famille –dont son frère Marcel ainsi que sa femme, actrice et chanteuse, Ximena Sarinara Rivera– à venir se défouler. Tout au long de ce long playing, les quatre musiciens développent une électro ambient minimaliste au cours de laquelle les sonorités insolites se succèdent. Et Rivera pose sa voix sur la majorité des morceaux.

Omar Rodriguez a donc voulu prendre une nouvelle direction en explorant le monde de l’électro. Paradoxalement, pour la première fois, on peut se farcir l’écoute d’un de ses albums, d’une seule traite. Mais l’ennui guette toujours.

 

El Grupo Nuevo De Omar Rodriguez Lopez

Cryptomnesia

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Omar Rodriguez Lopez est prolifique. Le dernier album de Mars Volta remonte à plus ou moins un an et ses deux opus solos sont sortis il ya trois bons mois. Et il nous revient pour un nouveau concept baptisé El Grupo Nuevo De Omar Rodriguez Lopez. Faut croire que le personnage a tellement d’inspiration qu’il doit les répercuter à travers différents projets.

A l’origine, EGNORL était le fruit de la collaboration entre le natif d’El Paso et le batteur Zach Hill (NDR : considéré comme un des meilleurs drummers contemporains, il milite actuellement chez la formation de math-rock Hella). Mais après mûre réflexion, le duo a décidé d’appeler à la rescousse quelques collaborateurs proches. Ce qui explique la présence du binôme Cedric Bixler Zavala et du claviériste Jonathan Hischke (NDR : ce dernier partage sa fonction entre Hella et Mars Volta) ; ainsi que du bassiste d’Hella, Juan Alderete De La Pena (bassiste d’Hella). Au vu du line up, on est envahi par un sentiment d’excitation et d’appréhension. Et pour cause, les musiciens en présence sont capables du meilleur mais aussi du pire ; notamment quand ils cherchent à en nous en mettre plein la vue : soli dégoulinants, compos interminables, etc. Quand ils n’oublient pas carrément l’aspect mélodique de leurs compos.

« Cryptomnesia » ne surprend donc pas. On y retrouve tous les ingrédients qui font la notoriété des deux formations. Basse et batterie sont constamment en duel. Le doigté inimitable d’Omar est bien présent. Le psychédélisme des claviers est particulièrement ample. Le tout est irradié par la superbe voix de Cédric Bixler. Il y a même ici davantage de concision que chez Mars Volta. Une exception qui confirme la règle : « They’re coming to get you, Barbara ». Mais dans l’ensemble, le sens mélodique est bien plus palpable. On a même droit à quelques perles. Parmi lesquelles j’épinglerai « Shake is for 8th graders » et « Half Kleptos ». Bref, une rencontre entre deux groupes et deux styles parfaitement réussie. On n’en demandait pas plus !

 

Omar Rodriguez-Lopez

Despair

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Ponctuellement, Omar Rodriguez met son aventure Mars Volta, entre parenthèses. Le temps, par exemple, de se consacrer à l’un ou l’autre projet parallèle (NDR : et notamment celui qu’il partage avec Damo Suzuki, le chanteur mythique de Can ou en compagnie de Lydia Lunch). Lorsqu’il ne se concentre pas sur ses expérimentations en solitaire. Après avoir milité au sein d’At The Drive-in, certainement un des groupes punks les plus important de ces quinze dernières années, le prodigieux guitariste a ensuite fondé The Mars Volta à l’aide de son acolyte chevelu, Cédric Bixler. C’était en 2001. Originaire d’El Paso, au Texas, ce musicien doué d’une technique hors pair a un peu trop souvent tendance à se disperser quand il ne devient pas démonstratif à l’excès. Et lorsqu’il s’égare dans ses délires créatifs, on a souvent l’impression qu’il se donne un malin plaisir à triturer nos pauvres et frêles tympans. C’est le cas tant au sein de son groupe que dans le cadre de sa carrière solo.

Paru en même temps que « Maya ritual », « Despair » reflète la face la plus détraquée du talentueux guitariste. D’ailleurs, quelques mots devraient suffire pour analyser cet elpee. On se demande même s’il ne s’agit pas d’une mauvaise blague. Qu’il inflige même à ses fans les plus fidèles. A moins qu’il n’ait voulu immortaliser 10 de ses soundchecks opérés en studio. Inaudible et à oublier au plus vite.

 

Omar Rodriguez-Lopez

Megaritual

Écrit par

Ponctuellement, Omar Rodriguez met son aventure Mars Volta, entre parenthèses. Le temps, par exemple, de se consacrer à l’un ou l’autre projet parallèle (NDR : et notamment celui qu’il partage avec Damo Suzuki, le chanteur mythique de Can ou en compagnie de Lydia Lunch). Lorsqu’il ne se concentre pas sur ses expérimentations en solitaire. Après avoir milité au sein d’At The Drive-in, certainement un des groupes punks les plus important de ces quinze dernières années, le prodigieux guitariste a ensuite fondé The Mars Volta à l’aide de son acolyte chevelu, Cédric Bixler. C’était en 2001. Originaire d’El Paso, au Texas, ce musicien doué d’une technique hors pair a un peu trop souvent tendance à se disperser quand il ne devient pas démonstratif à l’excès. Et lorsqu’il s’égare dans ses délires créatifs, on a souvent l’impression qu’il se donne un malin plaisir à triturer nos pauvres et frêles tympans. C’est le cas tant au sein de son groupe que dans le cadre de sa carrière solo.

Tout au long de « Megaritual », album enregistré à Amsterdam en 2006, en compagnie de son frère Marcel (percussions, batterie et synthés), le guitariste reste égal à lui-même et nous prouve une nouvelle fois la totale maîtrise de son instrument. Soutenu par les percussions latino-américaines de son frangin, Omar nous assène des riffs puissants dignes des meilleurs moments de The Mars Volta. Hormis l’un ou l’autre morceau comme « Bells at the Slipstream » ou « Hands vs. Helix », au cours desquels il s’abandonne dans des divagations expérimentales aussi inutiles qu’exaspérantes, « Megaritual » recèle quelques perles uniques en leur genre. Et je pense tout particulièrement à «  Screaming babies inside out » et « At the push of a button ».

Bref, Omar Rodriguez nous prouve une nouvelle fois, mais était-ce encore nécessaire, qu’il est devenu un des meilleurs guitaristes contemporains et un des plus illustres représentants de la scène rock progressive, même si sa créativité débordante dérape encore trop souvent au point de devenir totalement incontrôlable et incontrôlée. Hormis cette petite réserve, « Maya Ritual » est un elpee de toute bonne facture qui devrait ravir les adeptes de rock progressif.

 

Omar Rodriguez-Lopez

The Apocalypse Inside Of An Orange

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Depuis le début de cette année, Omar Rodriguez Lopez n’en finit plus de produire et de composer. Après avoir commis un épatant quatrième opus, intitulé « The Bedlam in Goliath », en compagnie de The Mars Volta, le Texan (NDR : il est originaire d’El Paso) nous propose son troisième elpee solo, « The Apocalypse Inside Of An Orange ». Les ambiances propices aux improvisations sont souvent très complexes. Faut dire que la technique d’Omar est irréprochable. Elle est même susceptible de méduser bon nombre de guitaristes. Il n’empêche que le chevelu travaille dur pour atteindre ce niveau. Toutefois, il ne faut pas oublier que même s’il est un excellent chef d’orchestre, il bénéficie de la collaboration de remarquables instrumentistes, dont son frère, à la batterie, et Money Mark, aux claviers.

Surfant sur des vagues hypnotiques de free jazz, de funk et de psychédélisme, le quintette propose huit compositions explosives. Des plages qui devraient combler la frustration des passionnés –et ils sont rares– de free jazz. Une réussite, car même si les expérimentations pêchent par une certaine longueur et une implacable rigueur, elles bénéficient constamment d’une ‘survitamination’. Personnellement, de cet elpee, je retiendrai surtout « Jacob Van Lennepkade II », un fragment qui figurait sur son précédent essai. Pour la circonstance, cette compo a été retravaillée par le quintette, l’aspect expérimental voire même délirant ayant été ici accentué. Les cordes d’Omar y sont grinçantes et ses solos ultras nerveux. Le clavier souvent limpide et le saxo magnifiquement stylisé. En outre, Rodriguez donne l’impression de prendre son pied en dirigeant le reste de l’équipe.

En 60 minutes, Omar Rodriguez Lopez démontre qu’il est bien un des meilleurs gratteurs de la planète. Et à mon humble avis, sa place est déjà gardée chaude au Panthéon des guitaristes. Quelque part entre Jimi Hendrix et Django Reinhardt !

 


Carrie Rodriguez

Seven Angels on a Bicycle

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La vieille bagnole attaquée par la rouille et le mobile-home défraîchi qui ornent la pochette annoncent la couleur. Et les bottes de la superbe Carrie Rodriguez ne démentiront cette impression première ; pas plus que les premières plages de ce CD. On glisse d'un folk/country tranquille à un traditionnel western au violon contagieux, avant de savourer deux ballades paresseuses, écrasées de soleil et teintées de banjo ou de slide guitar. On a bien affaire à un très classique album de rock sudiste au parfum du bayou. Si Carrie ne révolutionne pas le genre, elle ne démérite pas non plus, signant elle-même quatre des douze compositions qu'elle chante avec talent et conviction. On pense parfois à l'une de ses aînées. : Emmylou Harris. Ou encore Linda Ronstadt. Mais aucune référence ne vient réellement encombrer cette œuvre authentique et sincère, sans artifice, souvent intimiste et discrète. Me concernant, j'avoue un petit faible pour les titres « Big Kiss », « Got your Name on it » et « 50s french Movie ».

 



Omar Rodriguez-Lopez

Omar Rodriguez

Écrit par

On connaît surtout Omar Rodriguez comme le leader de The Mars Volta et puis pour avoir sévi au sein du défunt et mythique At The Drive In. Parallèlement, Omar mène également différents projets dont un sous son propre patronyme. Ce qui n’empêche pas les autres membres de son groupe, et en particulier son frère Marcel (batterie et claviers) et le saxophoniste Adrian Terrazas-Gonzales (guitare, sitar, basse), de participer à cette aventure alternative. Ni à différents invités d’apporter leur collaboration.

Passée l'introduction bruitiste, le groupe entre dans le vif du sujet, proposant un jazz-rock tendance free déjanté, radical, emmené par une guitare névrotique et un saxo caractériel. La seconde plage a dans un premier temps un effet hypnotique, mais elle s'enlise ensuite, faute d'arguments neufs. La troisième (« Jacob Van Lennepkade ») est d'apparence plus sereine car basée sur un bon groove. Guitare et saxo y greffent leurs soli incandescents, oscillant entre funk et dissonance. Sa finale semble rallier un certain classicisme avant de s'automutiler. Comme la précédente, cette compo souffre de sa longueur (plus de 17 minutes). Alors que les volutes de sitar et saxo restent en suspension pendant tout le quatrième morceau, l'album se clôture par « Spookrijden op het fietspad », assis sur une belle charpente rythmique enfiévrée. Le saxo y joue les régulateurs de mélodie en dialogue avec la guitare nasillarde. S'ils maîtrisent bien leurs instruments, les protagonistes ont tendance à se complaire dans des démonstrations un peu nombrilistes. Du coup, la plage la plus intéressante s'avère aussi la plus courte. Omar Rodriguez s'adresse donc à un public averti.

Pete Rodriguez

El Rey del Boogaloo

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Connaissez-vous le latin boogaloo ? A l'instar du ska ou du rock steady pour le reggae, le latin boogaloo se situe à l'origine de la musique latino. C'est donc un délice d'écouter ou de redécouvrir un enregistrement de Pete Rodriguez. D'abord parce que si les morceaux se ressemblent tous un peu, la musique est tellement allègre que le sentiment répétitif passe vraiment inaperçu. Certains trouveront l'ensemble un peu vieillot, mais franchement, quelle importance ! Parce que justement, l'ensemble possède un charme fou, et sans doute touchons-nous là au plus près de l'ambiance cubaine. La légèreté d'une telle musique a vraiment du bon dans une société parfois brutale. Ne cherchons pas les défauts de ces morceaux. Délectons-nous de ces rythmes qui parfois s'adoucissent pour reprendre de plus belle sur des cuivres énervés. Ce sont aussi parfois de très jolis solos jazz au piano qui interviennent sur un fond de percussions. Si l'impression de légèreté est due à la mélodie, la complexité instrumentale et rythmique qui règne sur ces morceaux, fait de Pete Rodriguez un musicien passé maître es boogaloo. Comment résister aux chœurs de Micaela, qui font sourire, tant les voix semblent sorties d'un autre temps. Voilà un album à écouter d'urgence en cas de déprime. Il s'agit d'un ensoleillement qui aura raison de votre humeur maussade !