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Roky Erickson

Décès de Roky Erickson : You’re gonna miss (me) us…

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Roky Erickson est décédé ce 31 mai à 71 ans. Il restera pour l'éternité l'un des pionniers du psychédélisme. Né à Dallas, ce Texan avait fondé The 13th Floor Elevators, en 1965. Il venait juste de fêter ses 18 printemps. Son premier album, "The psychedelic sounds of the 13th Floor Elevators", paraît en 1966, un disque qui va se révéler fondamental, dans l’histoire de la musique psychédélique mais également du garage, à l’instar du single "You're gonna miss me", paru à cette époque, une compo devenue une référence pour tous les bands de ce style ! Après quatre elpees, Roky commence à sombrer dans la maladie mentale, suite à l’abus de drogues hallucinogènes. Nous sommes alors en 1969, Roky doit déjà être interné en hôpital psychiatrique. Il y séjournera à plusieurs reprises et pour des périodes plus ou moins longues.  

Il refait surface épisodiquement et notamment en 1980, en montant Roky Erickson and the Aliens, période au cours de laquelle il va signer de superbes chansons comme "I walked with a zombie" ou "Cold night for the Alligators", puis sous le patronyme de Roky Erickson and the Explosives.

Il allait ensuite ne plus apparaitre que sporadiquement, et en général à l’initiative d’artistes qui le reconnaissaient comme référence majeure. Résident à Austin, il comptait parmi ses meilleurs amis, son concitoyen Billy Gibbons, le leader de Z.Z Top!

RIP

Roky Erickson

True love cast out all evil

Écrit par

Roky Erikson, c’était le leader des mythiques 13th Floor Elevators, une formation psychédélique texane, qui a marqué les 60’s. Enfin jusqu’au moment où Roky a été interné. C’était en 1969. Pour détention d’un joint. Il y est bourré de narcoleptiques et doit expérimenter différents traitements expérimentaux. Son parcours va alors alterner entre séjours en hôpital psychiatrique et come-backs anecdotiques sur la scène musicale. Mais en 2001, son frère décide le prendre en charge. Il refait alors lentement, mais sûrement surface. En 2008, il se produit sur scène, accompagné d’Okkervil River. Et ce nouvel album constitue l’aboutissement de cette collaboration. Non seulement Will Sheff produit cet opus, mais son backing group est également de la partie. Et le résultat est tout à fait probant…

Certaines compos d’Erik datent de l’époque au cours de laquelle il a servi de cobaye. Et plus que probablement la première « Devotional number one » ainsi que la finale, « God is everywhere », deux morceaux qui semblent avoir été enregistrés sur un lecteur de cassettes. Mais venons-en au cœur de l’opus. Donc aux 9 autres plages. Depuis la ballade, tramée sur un piano bar, « Ain’t blues too sad », au cours de laquelle, il raconte son traitement aux électrochocs, à la celle semi glam, semi noisy, hymnique, « Bird’s crash », dont la mélodie semble tellement proche de Suede. « Goodbye sweet dreams » constitue la meilleure chanson de l’elpee. Une plage somptueuse, particulièrement électrique, digne du Paisley Underground. Enrobé de cordes délicates et d’arrangements de cuivres discrets, « Be and bring me home » campe une valse lente hymnique, presque celtique. Caractérisé par ses accords de gratte bringuebalants, « Bring back the past » est sculpté dans un country rock épique, allègre, dans l’esprit de REM circa « Out of time ». Nonobstant son interlude noisy atmosphérique, sa voix éraillée et ses tonalités de piano aquatiques, « Please judge » manifeste une tendresse et une mélodicité digne de Neil Diamond. « John Lawman » opère un retour dans l’univers du psychédélisme. Mais plus écrasant. Abordé dans l’esprit de Hawkwind. A cause de ce tempo hypnotique, de ces vocaux torturés et de cette rythmique lourde. Erik et Will partagent un duo tout au long du titre maître. Un morceau empreint de mélancolie. Plus country rock aussi. Et la présence de la slide d’y est pas étrangère. Tout comme sur la valse lente « Forever ». Et on a même droit à une rumba : « Think of as one » ; mais dans l’esprit de Mink DeVille. Un grand coup de chapeau à Will et au frère d’Erik, pour être parvenu à remettre sur pied, cette légende vivante.