Le petit monde d’Abstract Concrete

Abstract Concrete publie « Small World », son premier titre inédit depuis son disque éponyme de 2023. Le single s’accompagne d’un clip disponible là Cette parution intervient après deux tournées européennes menées dans onze pays. Le collectif londonien s’est…

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Roommate

Songs the animals taught us

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Sur "Songs the animals taught us", Kent Lambert, cerveau de Roommate, n’hésite pas à dresser un portrait cynique de l’Amérique à l’heure d’aujourd’hui. Sa musique, héritière de celle de Xiu Xiu, mais aussi de groupes tels que M83, n’est pas sans rappeler l’électro pop de Postal Service, en plus décousu, en plus éclectique. En faisant intervenir de multiples instruments (basse et batteries, bien sûr, mais aussi une scie, un xylophone ou encore un banjo), la mélodie se noie parfois dans un brouhaha agaçant. Heureusement, la voix de Kent réussit souvent à sauver les morceaux aux multiples subtilités. A travers cet album, Roommate questionne les angoisses et les contradictions de notre culture occidentale. Les thèmes de l'économie ou de la guerre, de statut social ou de jeune amour sont abordés sous forme de petites fables dont les protagonistes sont typiques d’un monde à l’ère de Bush : des profiteurs de la guerre ou des travailleurs middle-class qui s’inquiètent de l’économie (la reprise de Big Head Todd & Monsters, "Dinner with Evan", est à ce titre parfaitement cohérente sur cet album). Le meilleur exemple du dilemne ‘roommatien’ figure sur "Typhoon", en ces mots: ‘How much luxury would it take to kill me/and how much of your breath would it take to fill me/and how much love will save me ?’ Idem pour la fausse partie de Nintendo de "Status hounds": ‘We hate the richs/but we might get rich/maybe hate will make us rich’. Un disque intelligent et pertinent.