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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Rosa Mota

Bionic

Si à l'origine, Rosa Mota et Moonshake partageaient de nombreux points communs, sur ce nouvel album, le quintette londonien semble vouloir se démarquer du psychédélisme aventureux prôné par la formation new-yorkaise. Bien sûr, on y retrouve régulièrement des délires instrumentaux; mais dispensés d'une manière plus calculée. D'autre part, les envolées champêtres ont totalement disparues pour laisser place à une structure pop/rock beaucoup plus conventionnelle, aride, métallique, à la limite post punk. Sur "Bionic", on y rencontre cependant un quatuor à cordes, comme sur le superbe "Victoria falls", où on a l'impression d'assister à la rencontre entre Therapy? et This Mortal Coil. Produit par Steve Albini, cet opus met en outre, les capacités vocales de Ian Bishop davantage en évidence. Si dans le passé, il se contentait de grognements sinistres, ici, il fait étalage d'un registre beaucoup plus étendu, se laissant même aller à pousser le falsetto. Reste la voix de Julie Rimsey, insaisissable, cristalline, qui continue de flirter aussi bien avec l'angélique que le démoniaque...

 

Rosa Mota

Wishful thinking

Rosa Mota appartient au monde de l'underground. Celui de Moonshake, Mercury Rev, Rollerskate Skinny et surtout de Sonic Youth. Un style capricieux, complexe et déconcertant qui cherche un compromis entre l'envoûtement et la confusion. "Wishful Thinking" constitue son premier album. Une œuvre où se mêlent l'expectative, la frustration, le nihilisme, la peur, la quiétude et l'hostilité tout en laissant profiler l'espoir d'un paradis lointain. Et dans ce flux d'émotions contradictoires, exacerbées par les cordes de guitare sinistres, féroces, convulsives, la basse rôde, les rythmes sont chaotiques, tribaux ou improvisés. Paradoxalement si les vocaux de Ian menacent, ceux de Julie sont angéliques, impassibles voire possédés. Et au cœur de cette expression sonore, s’infiltrent des textures étrangement paisibles comme la flûte pastorale ou les instruments ethniques. Un opus pas toujours très accessible, mais très intéressant.