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Rover

Eiskeller

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Pour enregistrer son nouvel album, Timothée Régnier a investi les anciennes glacières de Saint-Gilles à Bruxelles. Ce qui explique son titre (« Eiskeller », se traduit par ‘cave à glace’, en allemand) et que le son du produit fini est si particulier. C’était de toute évidence, le but !

Tout au long de cet opus, il se réserve toutes les parties instrumentales, mais également le chant. Il faut le rappeler, Timothée est un grand fan des Beatles, et tout particulièrement de Lennon. Mais s’il emprunte les inflexions au regretté John, il n’en a pas le timbre. Bien sûr, dans ses compos on retrouve çà et là des références aux quatre de Liverpool. « From the start » constitue certainement le morceau qui en trahit le plus. Champêtre, il a recours au mellotron, un peu comme sur « Strawberry fields for ever » et puis on y rencontre un solo à la Rickenbacker. Un peu aussi sur « Wasted love ». A cause des arrangements orchestraux et du drumming feutré à la Ringo Starr, même si la plage s’enfonce plutôt dans l’univers d’un Bowie originel, circa « Space oditty ».  Malheureusement, le reste de cet LP cumule un peu trop de ballades moelleuses et atmosphériques. Sur l’une d’entre elles, (« Risging high »), la voix rappelle même celle du défunt Christophe ! Tourmentée, elle ne parvient pas à décoller sur le liturgique « I still walk ». Alors quand elle est vocodée (« Cold and tired »), on imagine (?!?!?) que c’est une erreur de parcours.

Rover

Une voix très british, Sir !

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Rien de mieux, pour oublier une semaine pourrie par une météo quasi hivernale, que de se réfugier dans une salle de concert, ce samedi soir. Pénétrer dans l’antre du Botanique et traverser son long couloir vitré constitue d’ailleurs toujours une forme de réconfort.
Rover n’est pas seulement le nom d’une ancienne marque de voiture automobile britannique ; c’est aussi celui du projet drivé par le chanteur français, Timothée Régnier.

Paru en 2012, son premier elpee, avait été unanimement salué par la critique. Ce qui lui avait valu une nomination aux Victoires de la musique l’année suivante, comme groupe ou artiste révélation du public de l'année. Il a fallu attendre trois années pour voir paraître le deuxième opus, « Let it glow ». Confirmation ô combien délicate ! S’il a de nouveau été nominé aux Victoires de la musique, en 2016, dans la catégorie ‘Meilleur album rock’, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée début de cette année, aucun prix ne lui a toujours pas été décerné, le public français votant cette fois massivement pour la variété des Innocents, plutôt qu’un groupe en devenir.

Qu’importe, ce soir, même si le public est clairsemé, et l’Orangerie réduite à une configuration minimale, Rover ne va pas décevoir. Dès le titre d’ouverture, « Along », le décor psychédélique est planté. Un peu dans l’esprit de Blaudzun voire de Lumerians. Et la charge émotionnelle est bien palpable. Ce que confirme le leader à l’issue de la deuxième chanson : ‘C’était très important pour nous d’être ce soir à Bruxelles, on a dû reporter ce concert à plusieurs reprises à cause des événements tragiques, en Belgique et un peu partout en Europe’. Avant d’entamer son tube « Call my name ». Suivi de peu par un autre single, « Aqualast ».

Guère avare de commentaires entre les morceaux, Timothée nous raconte une anecdote relative à Bruxelles (NDR : un achat de ticket à la gare du Midi) ou improvise encore un cours de Breton pour introduire « Trugar ».

Mais Rover c’est avant une voix. Très british, Sir ! Sorte d’hybride entre celle d’un Roger Waters juvénile et de Neil Hannon (The Divine Comedy). Encore que parfois on y recèle des inflexions empruntées à Antony Hegarty, auquel il ressemble étrangement, mais également à Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon) ; mais ce dernier est américain. Une voix qui colle parfaitement aux ballades, réminiscentes des seventies.

Après 1h30 de show sans le moindre temps mort, le spectacle s’achève. Mais visiblement comblé, le public réclame un rappel. Rover va lui en accorder deux, aux cours desquels, il va interpréter « Let it glow », « Innerhum » et « Glowing shades ».

(Organisation : Botanique)

 

Rover

En pensant à David Bowie…

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Rover est le pseudo de Timothée Régnier. Il a pas mal bourlingué au cours de sa jeunesse. Son paternel bossait au sein d’une compagnie aérienne et se déplaçait en Rover. Ce qui explique le choix de ce nom de scène. Il a vécu aux Philippines, en Suisse, en Allemagne, aux States (NDR : il a fréquenté le même lycée que deux musiciens des Strokes, Nikolai Fraiture et Julian Casablancas) et au Liban (NDR : où il a monté un groupe de rock, en compagnie de son frère), avant de revenir en France, privé de visa. En Bretagne, très exactement. C’est là que sa nouvelle aventure a commencé. Eponyme, son premier elpee est paru en 2012. Et son second, « Let it glow », l’an dernier. C’est cet opus qu’il est venu défendre au Splendid de Lille.

La salle est déjà bien remplie, quand votre serviteur débarque vers 19h30. Initiative sympathique, un responsable de la sécurité, vient installer une dame à mobilité réduite, en front stage. De sa voiturette, elle va vivre petit moment de bonheur…

Et c’est Bel Plaine qui se charge du supporting act. Un duo français réunissant Antoine Blond et Morgan Renault. Les deux compères se consacrent aux vocaux. Mais l’un gratte une guitare semi-acoustique et l’autre, une électrique. Le tandem a terminé l’enregistrement de son album. Il sera éponyme et devrait sortir au cours de cette année.

Le set s’ouvre par « Walter Castillo » et nous raconte l’histoire d’un voyageur qui traverse l'Amérique du Sud. A l’instar de son patronyme, les musicos nous invitent très souvent à sillonner le monde. Ils nous réservent une version  ‘unplugged’ du single « Lifeboat », tout simplement une chanson d'amour. Suivant les morceaux, ils chantent dans la langue de Molière ou de Shakespeare. Les accords de grattes sont précis. Les voix sont harmonieuses. Les mélodies contagieuses. Leur folk lumineux et atmosphérique est manifestement hanté par Simon & Garfunkel…

Une grande et assez haute estrade accueille Sébastien Collinet, qui se consacre aux claviers (piano, synthés) et machines. Régulièrement, il descend de son pied d’estale pour épauler Timothée. Armé d’une gratte électrique, ce dernier s’installe au centre. Bâti comme une armoire à glaces, il est vêtu d’un épais blouson de cuir et chaussé de lunettes fumées. Son backing group implique également Arnaud Gavini aux drums et Edouard Polycarpe à la basse ainsi qu’aux synthés. Faut dire que Rover est aussi bien à l'aise dans le registre pop/rock qu’électro.

Pendant l’intro d’« Along », il s’installe devant le podium destiné aux synthés. La face avant s'illumine de lumières rouges. Des néons sont combinés aux différents micros. Ils oscillent du rouge au bleu, en passant par le blanc, suivant les sensations éprouvées par les artistes. Timothée remercie tout simplement le public d'être présent.

Sa voix de crooner est capable de grands écarts, rauque et ombrageuse quand le morceau s'électrise, atteignant des hauteurs vertigineuses, lorsque l’émotion l’exige. Mais elle peut également redescendre et devenir douce, éthérée ou lancinante. « Odissey » rend un premier hommage à feu David Bowie.

La setlit ne néglige pas « Aqualast », le single qui a fait connaître l'artiste. « Champagne » s’ouvre par un solide solo de batterie, avant que Sébastien, descendu de son nuage, ne vienne embrayer sur sa gratte semi-acoustique. Plus électro, « HCYD » libère quelques envolées atmosphériques. Timothée monte derrière l'estrade et tapote sur le clavier tout en modulant son timbre vocal sur les nappes de synthé. Les accès de basse sont ronflants. Rover évoque ses origines bretonnes avant d’attaquer « Trugar ». Une spectatrice lui rétorque que le concert se déroule dans le Pas de Calais. Tout en plaisantant, il l’invite à continuer de filmer et s’amuse de la plaisanterie. Le public applaudit. Plus rock, « Full Of Grace » s’autorise quelques incursions dans l’ultime œuvre de Bowie, « Blackstar ». C’est le second hommage à cet artiste incontournable de l’histoire du rock…

Lors du premier rappel, Timothée interprète d’abord « Let It Glow », en mode piano/voix. Puis étale toute sa technique à la six cordes. Et du second, il nous réserve une superbe version du « Dancing With Myself » de Billy Idol. Mais lui est encore vivant. Ou presque…

(Organisation : Vérone Productions en accord avec W Spectacle)

Rover

Plus que prometteur!

Pias organisait un showcase privé de Rover à l'Archiduc afin de permettre aux médias de découvrir un artiste en pleine ascension. Et on n'a pas été déçu.

Jouant seul de sa Rickenbacker branchée sur un ampli Fender, ce Français expat' répondant au nom de Timothée Régnier, a littéralement enchanté son auditoire. Tout d'abord, il y a son look unique. Un visage de gros bébé joufflu un peu espiègle, des cheveux en bataille et un gabarit taillé dans une armoire à glace. Mais c'est surtout sa voix qui étonne. Aussi à l'aise dans les graves que dans les aigus, son timbre évoque tout à tour Bowie, Elbow ou Muse ; mais révèle d'emblée une très forte personnalité artistique. La musique est le fruit d’un mélange torturé et hypnotique entre folk et rock, plongé au cœur d’une ambiance mélancolique un peu sombre.

Après un court set à la guitare, Rover a accepté de prolonger le plaisir et a rejoint le piano pour interpréter une magnifique version de "Silver". N'hésitez pas à découvrir cet artiste qui devrait logiquement devenir très important dans un futur proche... A voir absolument le 18 mai aux Nuits Botanique !

Organisation PiaS

 

Spencer The Rover

The accident (and other love stories)

Écrit par

Il existe un cabaret sur Madeleine Boulevard, à la lisière d'une forêt au nord du pays, où les chansons de Spencer The Rover prennent leur envol, la nuit, et où l'amour est décliné sur un piano aqueux (NDLR : à queue ?) Joliment orchestrées, ces histoires habitent cet ensemble de neuf comptines qui s'écoutent loin des tourments de l'envie. Il y a aussi du trombone dans les coulisses, des cordes pour se peindre et des cuivres à mastiquer, parfois on y fait du cor(ps) à cor(ps). On pense à Bambi, seul sans sa maman, et tristement, on se demande à quoi on cerf. Sur un tapis de feuilles mortes, bruissent les pas du gibier ; au loin, le soleil se levant, la chasse accourt. The Accident n'en est peut-être pas un. C'est un bel album, qui emprunte tantôt aux Beatles, tantôt à l'Elton John des 70's, se moque des tendances et mise sur l'originalité. Koen Renders n'est pas inconnu au-delà de la frontière linguistique, et l'homme sait s'entourer. Sa voix est pour beaucoup dans le subtil équilibre qui régit l'ensemble de ses belles chansons. En prime, une version léchée de « Sad songs », histoire d'attirer l'attention des radios. En catimini, l'oiseau a fait son nid.

 

The Bedlam Rovers

Land of no surprises

Depuis sa création en 1989, cet ensemble californien (San Francisco), ne parvient toujours pas à trouver un line-up stable. Du combo initial, il ne reste d'ailleurs plus le moindre membre. Et pour ajouter un peu de confusion au contexte, déjà pas facile à démêler, deux nouveaux remplacements viennent d'être enregistrés, quelques semaines avant la confection de ce "Land of no surprises". Aux drums et au violon. Succession assurée respectivement par l'ex-Subtle Plague, Theo Denaxis et Morgan Fichter, autrefois impliqué sur les elpees de Camper Van Beethoven et de Jane's Addiction. Malgré ces multiples changements, il faut reconnaître que la musique continue à servir la cause du folk. Pas seulement hérité du Fairport Convention, mais également à coloration pop, rock, et puis surtout punk. A l'instar des Pogues ou des Levellers. A la limite country & western lorsqu'il retrouve ses propres racines. Enfin slave lorsque ce même violon se charge de sensibilité tzigane...