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SOROR

Un nouveau-né…

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L’interview de SOROR se déroule un peu avant la release party de son premier elpee, « New Born », le jeudi 21 septembre 2021, dans les loges du Botanique, en présence des quatre membres de la formation bruxelloise. SOROR, qui signifie sœur en latin, est né de la rencontre entre Sophie Chiaramonte et Alice Ably. La première, passionnée de rock, se charge de la basse. La seconde, chanteuse, bercée au trip-hop et r&b des années 90, vient d’avoir un bébé. A l’instar de Julie Rens et Sasha Vonk chez Juicy, elles sont devenues inséparables, voire fusionnelles.

SOROR, c’est un groupe ou un duo ?

Un peu les deux. Le groupe réunit Sophie a la basse, Alice au chant, Thibaut à la guitare et Théo à la batterie. Et puis c’est un duo, puisqu’il est né de la rencontre entre deux filles qui ont eu un véritable coup de cœur pour faire de la musique ensemble… c’est finalement devenu une histoire d’amitié et une petite entreprise.

Quelles sont vos influences ?

On aime mêler les genres même si la base est plutôt rock. Les influences oscillent de Cat Power à Radiohead en passant par Warpaint…

Qui a produit l’album et comment se sont déroulées les sessions ?

Il est auto-produit et a été enregistré à Bruxelles, au Zinnemann, sous la houlette de Dries Van Ende. On l’a réalisé tous ensemble et réarrangé sur place.

Quel est votre processus de création : idées, musique, paroles, refrains, etc. ?

Tout commence par un riff de basse, sur lequel on pose la voix. On a toujours les paroles, à disposition. Et sur cette base, on compose et réarrange le tout collectivement.

Comment définissez-vous votre son ?

Il est organique.

Et la voix d'Alice ?

Elle est cassée, fragile, mais peut aussi avoir du coffre… comme la chanteuse… (rires)

D’après ce que je peux lire, vos concerts sont très dynamiques. Ce sera une découverte, pour votre interlocuteur. Vous avez participé, il me semble, à une résidence, Que vous a procuré une coach vocale ?

De la discipline. Elle nous ouvre les yeux sur la manière de jouer ensemble, de mieux comprendre ce qu’on interprète et de le vivre pleinement...

Pourquoi avoir intitulé votre premier elpee, « New Born » ?

C’est notre premier bébé. Il se réfère à la naissance de notre musique mais aussi de l’enfant d’Alice qui a grandi dans son ventre avant d’entrer dans la vie… Les compos ont été composées pendant sa grossesse. Il donc devenu source de création et d’inspiration.

Quels sont les derniers disques que vous avez écoutés, dernièrement ?

Ceux de Phoenician Drive et de Puma Blue…

Etes-vois engagés dans des projets parallèles ? Si oui, lesquels ?

Pour trois d’entre nous, il s’agit de notre premier projet. Pour Théo, non. Théo Lanau est batteur, improvisateur et compositeur originaire du sud-ouest de la France. Il a découvert le jazz au collège de Marciac, puis étudié à l’école de batterie Agostini Toulouse et au sein des conservatoires de Paris, Budapest et Bruxelles. Il notamment milité chez Limite, Le Bal de Marie Galante, Amaury Faye Trio, Terpsichore, Mobilhome, Pétrole et Omega Impact, pour n’en citer que quelques-uns

Y a-t-il des formations ou artistes belges que vous appréciez tout particulièrement ?

Édouard Van Praet, ViCTORIA + Jean, Warhaus, dEUS…

Et sur le plan international ?

Radiohead !

Une tournée est-elle prévue, et notamment à l’étranger ?

Oui, en France et en Allemagne

Comment qualifieriez-vous votre style musical ?

De ‘dream rock’, même s’il n’existe pas encore. C’est un rock planant, tour à tour doux ou tranchant, à fois mélancolique et groovy…

SOROR

Vaut le détour !

Écrit par

Ce jeudi 21 septembre 2023, c’est la ‘release party’ de SOROR, une formation bruxelloise née de la rencontre entre Sophie Chiaramonte et Alice Ably. La première, passionnée de rock, se charge de la basse. La seconde, chanteuse, bercée au trip-hop et r&b des années 90, vient d’avoir un bébé. Ce qui explique le titre de l’album, « New born ». Depuis 5 ans, à l’instar de Julie Rens et Sasha Vonk chez Juicy, elles sont devenues inséparables, voire fusionnelles.

SOROR signifie sœur en latin. Il ne s’agit cependant pas d’un duo, mais d’un quatuor, puisqu’il implique le batteur Théo Lanau (NDR : issu de la scène jazz, il a milité, notamment, au sein de Limite, Le Bal de Marie Galante, Amaury Faye Trio, Terpsichore, Mobilhome, Pétrole et Omega Impact) et le guitariste Thibaut Lambrechts. Mais ce sont les filles qui dirigent la manœuvre ; elles reconnaissent d’ailleurs être féministes, mais sans tomber dans le radicalisme.   

Fondé en 2020, Warm Exit assure le supporting act. C’est également un quartet réunissant le bassiste/chanteur Max Poelmann, le drummer Martin Tafani, le préposé au synthé Joris Vanshoren et le guitariste/chanteur Valentino Sacchi. A son actif, un Ep éponyme (4 plages) paru en 2023, et un single deux titres, « TV/Ultra Violence », en 2021. Un nouvel Ep (8 pistes) sort dans un mois, il s’intitulera « Ultra Violence ».

La Rotonde est déjà bien remplie lorsque l’autre formation bruxelloise grimpe sur les planches. Look à la Mountain Bike, cheveux au vent, Max est vêtu d’un short. A l’écoute de la musique de Warm Exit, on pense successivement à Wire, Crass, P.I.L., Nirvana et pour les plus contemporains à Pearl Jam, mais surtout au band canadien METZ ; et pour les combos belges le spectre des défunts Cocaïne Piss et Raketkanon se met parfois à planer. Outre le punk, le grunge, la noisy et l’indus, le groupe puise également ses références dans le krautrock pour concocter une expression sonore qu’on pourrait qualifier de virile, torturée et intense.  

La ligne de basse est entêtante, le drumming tribal, la sixcordes régulièrement discordante est parfois traversée de larsens. Le chant peut s’assimiler à des cris, être vocodé, devenir grave, passer au murmure, au gémissement ou se désarticuler. Excitant, le premier morceau, « Damages Become A Necessity » permet de pénétrer au sein de l’univers tourmenté de Warm Exit. La basse y est légèrement désaccordée, comme celle de Chris Slorach, du groupe torontois susvisé. A ce moment précis, on a même l’impression d’entrer dans un macrocosme industriel. « Become The Butcher » est aussi tranchant. La guitare devient littéralement incendiaire pendant « Concrete Fascination ». Les morceaux sont, en général brefs et rapides.

Un set aussi sauvage qu’accrocheur !

Setlist : « Damages Become A Necessity », « Become The Butcher », « Positive Anxiety », « Concrete Fascination », « Too Many Faces », « Extraordinary Murders », « Ultra Violence », « Auto-Destruction ».

Lorsque SOROR monte sur les planches, la Rotonde est bondée. Le set s’ouvre par « Sister », un extrait du premier Ep (NDR : un éponyme) paru en 2021. La batterie est puissante et tranchante, la ligne de basse omniprésente et la voix d’Alice, habitée, atmosphérique, incantatoire. Campant un hybride entre Beth Gibbons (Portishead), P.J. Harvey, Siouxsie et Björk, elle prend directement aux tripes. Quelquefois, Sophie vient également l’appuyer de la sienne, nous réservant alors de superbes harmonies. Huileuse, subtile, la guitare monte progressivement en puissance. Organique, le son définit la ligne de conduite du groupe. Quant à la musique, bien que fondamentalement rock, elle est pimentée de de saveurs psychédéliques contemporaines, de nuances trip hop et d’accents r&b circa 90’s.

Les compos sont profondes, sombres et mélancoliques. Dispensées par petites doses, les interventions des claviers peuvent se muer en sonorités vintage, très sixties, comme celles d’un orgue Hammond. La section rythmique est parfaitement en phase.

Poursuivie par des percus percutantes, la basse attaque de manière frontale « System Is A Lie ». Les textes sont engagés. Ainsi cette chanson accuse les gouvernements de nos sociétés d’afficher une vision démocratique alors qu’en réalité, elle est oppressive. « Shadow Of A Doubt » invite à ne pas retourner dans le passé, mais plutôt de foncer vers l’avenir. La voix d’Alice devient alors caustique pendant que son corps ondule et se trémousse sous le light show de couleur rouge, nous plongeant au sein d’une ambiance mystérieuse et un peu démoniaque…

« Bohemian Paradise » c’est l’histoire du road trip d’un gitan qui part de Bruxelles, traverse les pays de l’Est et atteint ‘Le paradis de Bohême’ une région de moyenne montagne située au nord de la Tchéquie, sur le cours moyen de la Jizera. Il est particulièrement renommé pour ses villes de rochers en grès. Le séjour y est presque idyllique, mais lors du retour, le voyageur transite par Berlin et le périple s’achève en cauchemar. Ce morceau hypnotique et langoureux baigne au cœur d’un climat plus psyché. Groovy et lancinante, la ligne de basse est rappelée à l’ordre par les guitares effilées. La voix devient envoûtante et le drumming tribal (NDR : le clip vidéo de ce titre est disponible ). 

En écoutant attentivement « Humdrum Route », un extrait du premier Ep, on a parfois l’impression de se retrouver lors d’un concert de Siouxsie & The Banshees, lorsque Robert Smith y militait encore à la guitare. C’était en 1979 ! A d’autres moments, la six cordes libère des sonorités réverbérées, surf même. « Wish » est dispensé dans une version acoustique. Conquise, la foule écoute le morceau religieusement.

SOROR accordera « Copy Of You » en rappel. Un chouette concert pour un groupe qui mérite manifestement qu’on s’y intéresse. Enfin, si vous avez l’opportunité d’assister à sa prestation en ‘live’, n’hésitez pas, elle en vaut le détour !

Setlist : « Sister », « System Is A Lie », « Shadow Of A Doubt », « Bohemian Paradise », « Humdrum Route », « New Born », « Wish », « The Only Way Out », « Wash Bleeding ».

Rappel : « Copy Of You ».

(Organisation : Botanique)

SOROR

SOROR entretient le mystère…

Écrit par

SOROR est un groupe bruxellois né de la rencontre entre Sophie Chiaramonte, bassiste passionnée de rock, et Alice Ably bercée au trip-hop des années 90.

Cette osmose entre basses envoûtantes et voix infusée à la Beth Gibbons est soutenue par les grooves de batterie tranchants de Théo Lanau et traversée par les lignes de guitare subtiles de Thibaut Lambrechts. SOROR livre des chansons intimes, et profondes. Son premier Ep, enregistré et mixé par Koen Gisen, sorti en mars 2020, définissait alors la ligne de conduite du groupe, à savoir, un son organique, mélancolique. Le groupe tournera alors dans toute la Belgique et en France (Botanique, Brass, Atelier 210, Olt Rivierenhof, Eden, Reflektor, Supersonic, Pop-Up du label …) Le groupe publiera un nouvel elpee en septembre 2023. Son titre ? Ce sera la surprise !

Paru en juin dernier, la compo « Bohemian Paradise » baignait au sein d’une ambiance plus psyché, hypnotique et langoureuse. Un morceau qui figurera sur ce premier elpee dont la sortie est prévue le 22 septembre 2023

SOROR se produira, dans le cadre de la ‘Release Party’, le 21/092023 à la Rotonde du Botanique, là où le son est parfait !

https://botanique.be/fr/artiste/s-o-r-o-r

Autres dates :

28.10.23 @ XScandalous, Saint-Ghislain

14.10.23 @ Les Volumineuses, Bruxelles

29.09.23 @ Fête de la FWB, Atelier Rock, Huy

02.09.23 @ Forest Sounds, Bruxelles

La vidéo de « Bohemian Paradise », est disponible là 

SOROR

Le paradis bohémien de SOROR

Écrit par

S O R O R est un groupe bruxellois né de la rencontre entre Sophie Chiaramonte, bassiste passionnée de rock, et Alice Ably bercée au trip-hop des années 90. Cette osmose entre basses envoûtantes et voix à la Beth Gibbons s’accompagne des grooves de batterie tranchants de Théo Lanau et des lignes de guitare subtiles de Thibaut Lambrechts. S O R O R livre des chansons intimes, et profondes. Son premier Ep enregistré et mixé par Koen Gisen, sorti en mars 2020, définit alors la ligne de conduite du groupe, à savoir, un son organique, mélancolique. Le groupe tournera alors dans toute la Belgique et en France (Botanique, Brass, Atelier 210, Olt Rivierenhof, Eden, Reflektor, Supersonic, Pop-Up du label …)

« Bohemian Paradise », c’est le nouveau single tiré du premier album de S O R O R qui verra le jour en septembre 2023. Ce morceau baigne au sein d’une ambiance plus psyché, hypnotique et langoureuse. La basse lancinante et groovy conduit le morceau rappelé à l’ordre par les guitares effilées, le tout accompagné d’un chant envoûtant et de batteries tribales. Le cadre suranné du City Gate à Bruxelles porte le morceau de façon magistrale. La sortie de l’album sera accompagnée d'une release party au Botanique (et pas mal d'autres concerts).

Le clip de « Bohemian Paradise » est disponible ici 

-PROCHAINS CONCERTS :

02.09.23 @ Forest Sounds, Bruxelles

21.09.23 @ Le Botanique, Bruxelles