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Schneider TM

Skoda Mluvit

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Troisième plaque de Dirk Dresselhaus, alias Schneider TM, « Skoda Mluvit » tient difficilement la longueur. Un peu plus ‘guitaristique’ que son prédécesseur, « Zoomer », le disque plonge l’auditeur dans un état d’hypnose dès les premières notes de « More Time ». On se laisse aller à savourer tranquillement les bidouillages éléctro éblouissants de Dirk et les guitares invitées d’Erlend Oye qui les accompagnent sur quelques titres. « Skoda Mluvit » passe si brutalement du minimal electro (« Peanut ») à l’indie-pop (« Caplets ») qu’on ne peut jamais prévoir ce qui nous attend à la plage suivante. Paradoxalement, le disque est aussi monotone que la vie d’un poisson rouge. Passé la plage-titre, l’effet hypnotique perd de son emprise et on commence légèrement à s’emmerder. « A Ride », avant-dernier titre, sauve les meubles de justesse. Mais bon, s’il fait beau dehors, autant aller se promener…

Schneider TM

Zoomer

Il y a deux ans, Schneider TM nous gratifiait d'une reprise amusante du fameux " There is a light that never goes out " des Smiths : un exercice de style apparemment vain, mais qui laissa des traces (prémices de l'elektroklash ?). Avec ce " Zoomer ", Dirk Dresselhaus fera sans doute moins de vagues : pas que ses morceaux ne soient déplaisants (on pense à du Kraftwerk remixé par Jimi Tenor), bien au contraire… Seulement voilà, l'Allemagne, en deux ans, a enfanté d'un autre trublion à l'élégance rare, dont l'électro-cabaret (dixit lui-même) frappe plus notre imagination : Gonzales. Tant qu'à mélanger joyeusement bleeps canailles, voix sous acide et refrains pop, un " Presidential Suite " ferait mieux l'affaire. " Zoomer " arrive certes en bon deuxième avec ces petits tubes d'électro-pop minimalistes ; mais rien ne sert de courir : Schneider TM n'impressionne plus autant qu'en singeant Morrissey. Comme le dirait notre ami fan d'Oscar Wilde : " Some Germans are biggers than others ".

 

Schneider TM

Moist

Shneider TM n’est autre qu’un projet monté pat Dirk Dresselhaus. Héritier naturel de Kraftwerk et de DAF, ce compositeur allemand est passionné de musique électronique. Et il étale tout son savoir faire tout au long de cet opus. Fréquences de basse, samples, collages, bip bips et autres outils ou gadgets électroniques nous plongent ainsi dans un univers robotique, cybernétique, mais récréatif…