La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (25 Items)

Scream

DC Special

Écrit par

Scream est une formation américaine de punk hardcore fondée en 1981, à Alexandria, en Virginie. Séparée en 1990, elle s’est reformée en 2009. Mais son nouvel album « DC Special » sort 30 ans après le précédent, « Fumble ». Avant de rejoindre Nirvana, Dave Grohl y a sévi, soit de 1986 à 1990, alors qu’il avait 17 printemps. Et il est revenu pour participer à l’enregistrement d’un titre plutôt reggae, « Tum tum ». Ce qui peut s’expliquer, puisque le band a toujours reconnu comme influence majeure, Bad Brains.

Entre les morceaux frénétiques, percutants ou entraînants, le band nous réserve des compos hymniques (le titre maître, enrobé de chœurs), l’une ou l’autre ballade acoustique (le mid tempo « Last of the soft » et un « Black & White » parcouru de notes de piano et enrichi d’arrangements de cordes) et un « Lifeline » (une des meilleures compos) à la mélodie accrocheuse et aux sonorités de guitare limpides. Malheureusement, en septembre dernier, Scream annonçait le décès de son drummer, Kent Stax, à l’âge de 61 ans…

Bonus tracks compris, cet album propose quand même 18 pistes.

Screaming Use Of Bass

Join The Evolution

Écrit par

Screaming Use Of Bass (Süb) est un quatuor atypique impliquant deux bassistes, dont Joris Oster (Yel, Organic, Silver Riot) et Michaël Colart, mais également le chanteur Jairo Alvarez Garcia ainsi que le drummer Olivier Justin (Organic, Yel). C’est la combinaison entre les deux basses qui forge la singularité de l’expression sonore. L’une libère des sonorités distinctes, incisives et mécaniques ; et l’autre, caoutchouteuses. Saccadé, le tempo finit par envoûter au sein d’un univers grunge bien seattlenesque, et dans l’esprit des Nirvana, Pearl jam, Soundgarden voire Alice In Chains, et que hante par la voix limpide, atmosphérique et enflammée de Jairo. 

Paru en single avant la sortie de cet elpee, « Agora » ouvre la plaque. Les deux basses sont particulièrement mises en exergue, tout au long de « Plastic Dream ». Très 90’s, « Breakdown » agrège prog, psyché et grunge.

Caractérisé par les sonorités profondes et caverneuses d’une des quatre cordes « Just Shine » nous replonge dans l’univers de la cold wave.

« Sliding Doors » exhale des effluves empruntés à Organic (NDR : normal, puisque Justin et Joris y militent également) et ouvre plutôt que de fermer les portes qui mènent à Seattle…

Si Birdpen se convertissait au métal, il pourrait composer un morceau de la trempe de « Cinnamon Light »… Un format métallique également adopté par « Emergencia », que chante Javier dans sa langue natale (NDR : l’espagnol) et « Utopia »

Radiophonique et dansante, « Teenage Lust » est une plage dominée par les synthés.

Primal Scream

Give out but don’t give up – The original Memphis Recordings

Écrit par

Un peu d’histoire quand même. En 1993, Primal Scream part à Memphis pour enregistrer un nouvel album. Les sessions se déroulent aux célèbres studios Ardent, sous la houlette de Tom Dowd, un personnage dont la carte de visite mentionne Aretha Franklin, Eric Clapton, Lynyrd Skynyrd, Otis Redding, Allman Brothers, Ray Charles, John Coltrane... Notamment. Excusez du peu ! Le band y reçoit, en outre, le concours de la section rythmique des Swampers ; en l’occurrence le bassiste David Hood et le batteur Roger Hawkins, des musicos qui ont fait les beaux jours des Muscle Shoals.

En 1991, la formation glawégienne avait publié « Screamadelica », un elpee qui s’était vendu à plus de 3 millions d’exemplaires, à travers le monde, un disque paru alors chez Creation (Oasis, My Bloody Valentine, Ride, Teenage Fanclub, etc.), le label d’Alan McGee. Mais ce dernier est de plus en plus dépendant des drogues et de l’alcool. Lorsque le groupe ramène les bandes, il estime que le son produit est trop sophistiqué. Il les confie alors à George Drakoulis, producteur alors à la mode, pour les retravailler. Motif ? Les deux albums des Black Crowes qu’il a mis en forme ont cartonné. Les plages sont alors remixées, pour permettre aux guitares de reprendre le pouvoir. Les chœurs sont gommés. Bref, hormis « Rocks » et « Jailbird », qui seront traduits en hits, le reste est vidé se sa substance. Et lorsqu’il paraît en 1994, l’album est mal accueilli par la critique ainsi que l’opinion publique…

C’est en 2016 qu’Andrew Innes, le guitariste de Primal Scream, a retrouvé la cassette originale. Les musiciens avaient presque oublié son existence. Et en l’écoutant, ils se sont rendus compte de l’erreur commise à l’époque. Jamais un disque de Primal Scream n’avait sonné aussi proche des Rolling Stones. C’était un peu leur « Sticky fingers ». Si le deuxième cd réunit des chutes de bandes, pour la plupart des titres lents (NDR : même des slows crapuleux) voire des blues, le premier nous réserve 11 plages percutantes, excitantes, chargées de groove et dignes de leurs aïeux. Qu’on se le dise !

 

Screaming Maldini

Secret Sound

Écrit par

Screaming Maldini est une perle rare que le label Hip hip hip est parvenue à dénicher au bon moment. Alors que l’actualité nous fait défaut et que les nouvelles ne sont pas toujours réjouissantes, un groupe a réussi à trouver la faille dans cette société de crise pour enfin lui redonner de l’espoir.

Cette trouvaille nous vient tout droit de Sheffield, dans le nord de l’Angleterre.

Screaming Maldini nous propose son troisième elpee. Il s’intitule « Secret Sound » et est partagé en quatre titres. Ce bijou sort du lot grâce à son style pop où tournoient les couleurs pour vous enivrer de bonne humeur. Des mélanges de violon, de voix, de xylophone, de guitare et d’arrangements sonores divers et variés créent le passage de l’univers monotone vers celui de l’univers fleuri et chantant des interprètes de « Restless Hearts and Silent Pioneers »

L’écouter rappelle aussitôt l’innocence de la jeunesse, des choses simples qui nous rendent heureux. Screaming Maldini, c’est la sensation de toucher du bout des doigts un arc-en-ciel de coton.

Tout est beau, tout est rose, un peu comme leurs t-shirts d’ailleurs, qu’ils portent fièrement pour bien se différencier de la grisaille quotidienne. Cette joyeuse bande de musiciens excentriques n’a pas fini de faire parler d’elle. De plus, la pochette de l’album a de quoi nous séduire avec son effet de collage et la jolie surprise de découvrir un disque 45tours pour les plus nostalgiques de la vie d’antan.

En attendant, laissez-vous prendre par ce majestueux coup de cœur aux allures de faiseurs de bonheur.

 

Superscream

The Engine Cries

Écrit par

Réunissant le chanteur Eric Pariche, le bassiste Stéphane Lescarbotte, le drummer Martin Mabire ainsi que les guitaristes Daniel Sminiac et Phil Vermont, cette formation rouennaise est née en 2010. Ses sources d’inspiration majeures ? Dream Theater, Guns N’ Roses, Pain Of Salvation, Megadeth, Led Zeppelin, Rammstein, Devin Townsend et Rage Against The Machine. Notamment.

Intitulé « Some Strange Heavy Sound », son premier elpee est paru en 2011, et avait reçu un accueil favorable auprès de la critique. Tout en mêlant judicieusement metal progressif et world music, cet opus se singularisait par ses riffs heavy, ses percussions latino-américaines, son rap et ses arpèges orientaux.

Tout au long de « The Engine Cries », son second opus, le quintet a exploré de nouvelles perspectives, intégrant ainsi éléments ethniques, jazz, percussions en tous genres dans son expression sonore. Ce qui n’empêche pas la musique d’alterner heavy metal et hard rock, tout en s’autorisant des passages surprenants voire expérimentaux. Bien sûr, en prenant soin du sens mélodique et en tenant à l’œil la pertinence des mesures asymétriques…

Le vidéo de « The Engine Cries », le titre maître du long playing, est disponible ici  

 

Little Scream

Cult following

Écrit par

Laurel Sprengelmeyer est originaire de l’Iowa. Elle a grandi au sein d’une famille de témoins de Jéhovah, avant de prendre ses distances, pour embrasser une carrière artistique, que ce soit à travers la peinture ou la musique. Elle choisit alors pour patronyme de son projet, Little Scream. Aujourd’hui, elle réside à Montréal. Ce qui lui permet de rencontrer le petit mais particulièrement productif univers musical montréalais. Elle fait notamment la connaissance de Richard Reed Parry (membre d’Arcade Fire) dont elle devient la compagne. C’est notamment lui qui produira son premier album, paru en 2011, sur Secretly Canadian.

Cinq ans plus tard, Laurel Sprengelmeyer nous propose son nouvel opus ; un disque publié sur le label Merge. Lors des sessions d’enregistrement de ce « Cult Following », elle a reçu le concours de la fine fleur de l’indie-pop. Outre son compagnon Sharon Van Etten, elle a aussi bénéficié de la participation des frangins Dressner (The National), d’Owen Pallett ainsi que de membres du Silver Mount Zion. Mais également de Sufjan Stevens. Pour une seule plage, « Goodbye Every Body ». Mais son empreinte est marquante tout au long de ce titre atmosphérique, d’une durée de 30 secondes, qui clôt l’elpee. Et encore Kip Malone (TV On The Radio). Il est venu poser sa voix sur l’excellent « The Kissing ». Cette excellente plage de folk/rock constitue également le premier single extrait de cet LP.

Baignant au sein d’un folk/pop/rock réminiscent d’Arcade Fire, l’instrumentation est particulièrement riche. Et tient parfaitement la route. « Cult following » alterne morceaux entraînants (à l’instar du disco/rock « Lova as a Weapon ») et pistes plus paisibles. Et si Sprengelmeyer dérape parfois dans le lyrisme, c’est sans conséquence. Faut dire que sa voix hantée colle parfaitement à ces véritables pépites. Chaque morceau nous pousse au cœur d’un univers spécifique, auxquels on finit tôt ou tard par se laisser emporter…

A découvrir d’urgence !

 

Primal Scream

Chaosmosis

Écrit par

Bobby Gillepsie est un caméléon, c’est une certitude. Il est capable de s’adapter à tous les styles. De la pop au rock, en passant par le psychédélisme, le gospel, le punk, l’acid house et bien sûr l’électro qui domine le dernier elpee de Primal Scream (NDR : le onzième !). Enfin plutôt la synth pop, abordée le plus souvent dans l’esprit de Soup Dragons, The Farm et surtout New Order. Même que la voix de Bobbie emprunte parfois le timbre vocal falsetto de Bernard Summer. Lors des sessions d’enregistrement, le combo a reçu le concours d’une brouette de collaborateurs, dont les soeurs Haim et Sky Ferreira, sans oublier Bjorn Yttling de Peter Bjorn and John, à la coproduction.

Le résultat est plus que mitigé. Pourtant, le titre d’ouverture, « Trippin’ on you love’, nous replonge dans le Madchester des Happy Mondays. Et il est superbe. Survitaminé, complexe, menaçant, « When the blackout meets the fallout » baigne dans l’électro indus. Et bien souligné par des chœurs (‘Hallelujah’), « Golden rope » en revient à un format plus rock, plus rollingstonien ; il est même traversé par un excellent solo de saxophone. C’est dans ce style que votre serviteur préfère la formation. Puis rideau. Ballade acoustique élégiaque, « Private wars » aurait ainsi pu figurer au répertoire d’un groupe de metal quelconque. Et le reste ne vaut pas tripette. Mieux vaut donc ne pas trop s’étendre sur le reste, même si parfois les spectres de Yazoo, d’Indochine voire de Patrick Juvet sont très susceptibles de planer…

 

Screaming Females

Rose Mountain

Écrit par

C'est au Collège que Mike et Marissa ont fondé Surgery On TV. Le groupe change fréquemment de line up et finit par se stabiliser, sous la forme d'un trio, après avoir la rencontre de Jarrett. Il se rebaptise donc Screaming Females et participe allègrement aux concerts rock underground du New Brunswick (New Jersey). Ce trio infernal réunit alors la chanteuse/guitariste Marissa Paternoster, le drummer Jarrett Dougherty et le bassiste King Mike. Ils accordent leur confiance à Don Giovanni Records, un label du coin, à partir de leur troisième elpee, « Power Move ». En 2010, ils publient leur quatrième opus, « Castle Talk », et en 2012, le cinquième, « Ugly ».

« Rose Mountain » a bénéficié du concours de Matt Bayles (Mastodon, The Sword), à la production. En 10 pistes pour 35 minutes, le combo nous balance du rock'n'roll carré, dense, précis, yankee et sans la moindre fioriture.

Les riffs de guitares dispensés par Marissa, tout au long de « Empty Head » et « Ripe », sont nerveux, entêtants et même perturbants. « Wishing Well » s’ébroue en douceur, avant de s’activer, moment choisi par Mrs Paternoster pour poser sa voix graveleuse, rocailleuse. Matt Bayles balise « Burning Car » et « Broken Neck », deux morceaux bien structurés mais aussi puissants et musclés. « Rose Mountain » libère des riffs de gratte parfaitement ciselés. « Triumph » prend un virage encore plus métallique avant que « Hopeless » nous plonge dans le punk des 80’s. 

Simple, mais efficace, « It's Not Fair » lorgne vers Dinosaur Jr. Et l’elpee de s’achever en apothéose par « Criminal Image », un titre inéluctablement… meurtrier… 

 

Primal Scream

Screamadelica Live (Dvd)

Écrit par

Ce Dvd a été immortalisé le 26 novembre 2010, à l’Olympia de Londres. Il célèbre le 20ème anniversaire de la sortie de «  Screamadelica », une œuvre culte, fruit d’un mélange de rock, de dance, de dub, de gospel et de house, que certains médias n’hésitent pas à qualifier de meilleur album des nineties. Et si ce n’est pas vraiment le cas, reconnaissons, qu’il s’agit certainement d’un des plus représentatifs de cette décennie. Il est découpé en deux parties. Une première plus conventionnelle. Sous-titrée ‘rock and roll’, elle est ma foi de bonne facture, même si l’influence des Rolling Stones est ici bien palpable. Et puis la seconde. Plus intéressante, elle est consacrée à l’interprétation de « Screamadelica ». Pour la circonstance, le groupe est soutenu par Denise Johnson, un chœur gospel ainsi qu’une section de cuivres et bénéficie d’un light show spécialement conçu pour la circonstance. Jouer un album dans son intégralité en ‘live’ est souvent un exercice de style plutôt casse-gueule. Mais la bande à Bobby Gillespie s’en sort très bien. Toute l’équipe technique accomplit son job à la perfection. Et les musiciens demeurent très concentrés sur leur sujet. Une performance, quand on sait qu’en ‘live’, Primal Scream est souvent brouillon (NDR : je puis vous le confirmer, pour avoir assisté à plusieurs de leurs sets, au cours des 20 dernières années).

 

Little Scream

The Golden Record

Écrit par

Little Scream, alias Laurel Sprengelmeyer, enrobe ses morceaux d’une ambiance légèrement embrumée. Sa douce voix mélodieuse est comme le vent qui agite ce brouillard et lui donne des formes étranges et intrigantes. Mais on avance dans cette vapeur relativement confiant. La brise nous glisse à l’oreille des courants d’air qui nous envoûtent et nous poussent à poursuivre cette traversée. Mais ces souffles sont trop volatils et éphémères ; ils s’envolent en un rien de temps sans graver quelque marque que ce soit dans notre esprit. D’où la comparaison brumeuse : « The Golden Record » n’est pas très solide. Il est principalement caractérisé par l’absence d’une piste référence. LA chanson citée unanimement dès qu’on parle de cet album ne se manifeste jamais. Et les mélodies ne sont pas suffisamment pimpantes et fortes que pour compenser cette carence. Ce qui était au départ l’annonce d’une agréable ballade se transforme en un ennui assommant. On en oublie presque que « The Golden Record » recèle une certaine dose d’originalité qui mérite d’être signalée. Mais pour beaucoup, me semble-t-il, cette mention risque fort d’être insuffisante.

 

Primal Scream

Screamadelica (Edition Deluxe)

Écrit par

Réédition du troisième opus de Primal Scream publié en 1991. Il était double. Il sera double. Simple différence, la seconde plaque est consacrée à l’Ep « Dixie Narco ». Sony Music a donc décidé de célébrer dignement la sortie en le rééditant. Et pour que le son soit irréprochable, il a été remasterisé par le leader de My Bloody Valentine, Kevin Shields.

Le double elpee (restitué sur le cd 1) incluait les quatre (excellents) singles qui avaient précédé sa sortie. Un véritable tour de force exécuté par la bande à Bobby Gillespie, au cours de laquelle elle pillait gospel, rhythm’n blues, jazz, disco, pop et rock pour sublimer la scène de danse contemporaine. Beats amphétaminés, piano bluesy, voix lapidée de Gillespie, syncopée, exquise de Denise Johnson, cuivres alanguis, chœurs gospels, etc. : chaque élément qui s’ajoute amplifie l’impression étrange, opiacée de voyage au sein même de l’émotion, un périple extravagant qui nous entraîne dans une galaxie fluctuante, où les images sonores se fracassent avant de retomber dans le champ mélodique (Strawberry Fields ?) Epoustouflant !

Partagé en quatre morceaux, le second disque est donc consacré à l’Ep « Dixie Narco » et propose une version extended de "Screamadelica" ainsi qu’une cover du "Carry Me Home" de Dennis Wilson.

Avec le recul, on se rend compte que cette œuvre consacre la fusion entre le rock traditionnel et la trance, fruit de la house. « Scremadelica » avait bénéficié de la mise en forme de deux producteurs. Tout d’abord, Jimmy Miller, plus connu pour son travail auprès des Stones (NDR : une influence basique chez Primal Scream) et Andy Weatherall, un dj londonien qui entamer, en parallèle, une carrière individuelle, début des années 90.

Et dans le cadre des Lokerse Feesten, Primal Scream jouera « Screamadelica », en live, ce vendredi 27 juillet.

 

Primal Scream

Beautiful future

Écrit par

On savait que Gillespie, le chanteur de Primal Scream, avait été le drummer de Jesus & Mary Chain. C’était au début des eighties ; mais je n’imaginais pas qu’un jour, il aurait replongé dans l’univers sonore des frères Reid. Pas tout au long du nouvel opus de sa formation ; mais sur plusieurs compos. A l’instar de l’excellent « Suicide Bomb », un morceau ponctué par des envolées de guitare noisy ‘psychocandidiennes’ ou encore du plus électro (Suicide ?) « I love to hurt (you love to ber hurt) », au cours duquel Bobby échange un duo vocal lubrique en compagnie de Lovefoxxx de CSS. Une chose est sûre, Primal Scream s’est reconverti aux eighties. Parfois sous une forme légère, quelque part entre new wave et disco ; insistant alors sur le rôle des synthés. Parfois aussi dans un esprit plus cold. Comme sur le superbe « Beautiful summer ». Drums martiaux et claviers rognés évoquent alors inévitablement le Joy Division. Quelques compos sont également teintées de glam. Celui de T Rex, pour être plus précis. Et je pense tout particulièrement à « The glory of love » ou au plus bluesy « Zombie man », un morceau balayé par des chœurs gospel. Une constante : les interventions particulièrement judicieuses de la basse. Et dès qu’il en a l’opportunité, Gary ‘Mani’ Mounfield la traduit en groove viscéral. Le single « Can’t go back » ainsi que l’enlevé « Necro hex blues », auquel collabore Josh Homme, le chanteur/guitariste de Queens Of The Stone Age, en sont les plus belles illustrations. En outre, ce dernier morceau est un des rares qui nous rappelle que le « Let it bleed » et « Exile on main street » des Stones ont longtemps hanté les nuits de Primal Scream. On épinglera encore la participation de Linda Thompson sur la reprise ouatée du Fleetwood Mac, « Over & Over » et puis la mise en forme opérée par Björn Yttling et Paul Epworth ; ce dernier mieux connu pour avoir aussi bossé en compagnie de Bloc Party.

Screamin’ Cyn Cyn and The Pons

Screamin’ Target Heart Rate

Écrit par

Screamin’ Cyn Cyn and the Pons est une formation issue de Madison, dans le Wisconsin. Un quatuor excentrique voire humoristique responsable d’un mélange de punk et de power pop. Une caractéristique originale : la présence d’un ‘keytar’ (NDLR : Le keytar est un synthétiseur, claviers midi dans la pluparts des cas, se portant comme une guitare). La voix du chanteur semble calquée sur celle de Serj Tankian (System of a Down), mais en moins lyrique. Dans cet état du nord des States, l’hiver est plutôt froid. Alors, quand on se les gèle, il est préférable de se remonter le moral en rigolant. Pour prendre du bon temps et surtout rigoler, nos quatre lascars savent s’y prendre. Et autant ne pas aborder la vie avec trop de sérieux. Même pour enregistrer un elpee. Les lyrics de « Screamin’ target heart rate » sont souvent ironiques et abordent des thèmes aussi divers que le sexe, la bière et les plats préparés à base de petits pois carottes. Bref, de quoi faire la fête.

Sceamin’ Cyn Cyn and the Pons relève du label Crustacean Records, une écurie qui fait la part belle aux ensembles punk/rock. L’énergie dispensée par les drums, la ‘keytar’ bien présente et remise au goût du jour ainsi que les cris stridents vociférés par Cynthia Burnson (elle se consacre également à la guitare) entretiennent la constance de ce dynamisme survitaminé. La gueule de bois au réveil ? Une bonne dose et vous devriez retrouver vos esprits ; à moins qu’elle ne soit un peu trop speed… Pas de sujet digne de réflexion, peu de structure ni de recherche sur cet opus, mais vingt titres de la même trempe, parcourus de breaks presque identiques. De quoi laisser parfois perplexe. Mais bon, quand on est bourré, l’insouciance est à son comble et on ne craint plus qu’une seule chose : renverser sa bière. Santé !

Primal Scream

Riot City Blues

Écrit par

Primal Scream a donc décidé de tourner provisoirement le dos à la musique électronique pour en revenir au rock pur et dur. Un style immortalisé par les Stones, fin des sixties/début des seventies, notamment sur leur album « Sticky fingers ». Faut dire que Gillepsie a toujours aimé la musique de la bande à Jagger/Richards ; et il ne s’en est jamais caché. Bref, pour enregistrer ce nouvel opus, le groupe s’est enfermé pendant 10 jours aux studios Olympic de Londres. Ce qui explique l’absence de Kevin Shields (NDR : perfectionniste comme il est, il aurait exigé 10 mois pour le terminer). Et il faut avouer que cet opus tient la route. Oh oui, bien sûr, on ne peut pas véritablement parler de disque novateur. Mais n’en déplaise aux nombreux détracteurs qui semblent avoir oublié la véritable définition du rock’n roll : ce « Riot City blues » déménage. Un opus partagé en 10 compos dont la plupart sont sculptées dans le stoner le plus efficace. Euh, huit très exactement, puisque la pénultième plage « Hell’s comin’ down » lorgne du côté de la country, alors que la dernière, « Sometimes I feel so lonely », est une ballade. Du stoner qui peut se teinter de psychédélisme. A l’instar de l’inquiétant et hypnotique « When the bomb drops », un fragment réminiscent du « Rescue » d’Echo & The Bunnymen (NDR : normal puisque Will Sergeant a apporté sa guitare). Ou encore du sournois et envoûtant « Little death ». Un titre parcouru de chœurs lancinants, mais épisodiquement balayé d’envolées floydiennes (« Echoes » ?). De garage malsain également. Notamment l’excitant « Nitty gritty », un morceau infiltré de claviers rognés. Et puis « The 99th floor » déchiré par l’harmonica de Martin Duffy. Même « We’re gonna boogie », un blues garage que n’aurait pas renié Omar & The Howlers. Plus enlevé, « Suicide Sally & Johnny Guitar » affronte un punk aride et vindicatif. Pas étonnant, lorsqu’on sait qu’Alyson Mosshart des Kills vient y poser sa voix. Hymnique, « Country girl » (NDR : la plage qui ouvre l’elpee) réverbère certains échos du célèbre « Maggie May » de Rod Stewart. Sans doute à cause du recours à une mandoline. Et je n’ai pas encore prononcé le mot ‘groove’ au cours de cette chronique. C’est fait ! Parce que cet album n’en manque pas. C’est une certitude !

 

 

Primal Scream

Primal Scream

On ne présente plus Primal Scream, un des groupes rock majeurs des années 90 et 2000, dont la carrière n’a jamais souffert d’aucune baisse de régime, ou presque (aucun titre des deux premiers albums du groupe, « Sonic Flower Grooves » et « Primal Scream », ne sont ici présents). Primal Scream, c’est d’abord « Screamadelica » (1991), un des elpees phare de l’indie dance, qui trône à côté du premier album des Stones Roses et des Happy Mondays. Une pierre angulaire de cette époque insouciante où l’X déferlait dans les clubs et déchaînait les passions les plus contradictoires. De cette époque que beaucoup comparèrent au « Summer of Love » psychédélique de la fin des années 60, on retiendra surtout « Loaded », véritable appel à la fête et à la défonce ; en fait un remix d’un vieux titre du groupe (« I’m Losing More Than I’ll Ever Have ») opéré par Andrew Weatherall. Puis c’est la gueule de bois et la régression stonienne de « Give Out But Don’t Give Out » en 1994, avant le très dub « Vanishing Point », album du retour en grâce, sur lequel Mani (des… Stone Roses) et Kevin Shields apportent un renfort logistique. Mais la vraie claque s’appelle « XTRMNTR », un furieux mélange de garage punk et d’électro martiale, dont on retrouve ici pas moins de quatre titres (tous des bombes). Le dernier épisode de Primal Scream s’appelle « Evil Heat », sorti il y a deux ans, encore plus violent, mais moins techno. Si vous n’avez aucun disque du groupe à Bobbie Gillepsie, ce best of s’avère un achat indispensable. En fait c’est bien simple : « Dirty Hits » est grandiose du début à la fin.

Mandragora Scream

A Whisper of Dew

Écrit par

Les groupes italiens de goth metal ne sont pas légion ! Dans un registre proche d’All About Eve, l'esprit Cradle of Filth en bonus, Mandragora Scream balade l'auditeur dans un monde peuplé de vampires, de déesses, d'elfes et de fées. Dark, mélancolique et romantique sont les adjectifs qui correspondent le mieux à l'atmosphère dégagée par cet album déconseillé aux fans de Napalm Death ou de Morbid Angel. Idéale pour faire la sieste dans une chambre d'hôtel aménagée dans un manoir écossais, l'œuvre séduira les amateurs de roses noires et de crucifix. Les vocalises de Morgan Lacroix (NDR : cela ne s'invente pas) glaceront le sang de ceux qui ont craqué sur les délires de Diamanda Galas ou sur les mélodies éthérées de Flowing Tears, et inviteront les autres à appuyer sur la touche "stop" du lecteur CD. Uniquement pour public averti !

Primal Scream

Evil heat

Écrit par

" Evil heat " constitue le sixième opus de la bande à Bobbie Gillepsie. Un disque sur lequel on retrouve Andy Weatherhall, aux manettes, fonction qu'il n'avait plus remplie depuis " Screamadelica ", c'est à dire leur troisième album. Et il n'est pas le seul à avoir participé à la mise en forme, puisque l'ex My Bloddy Valentine, Kevin Shields, se réserve également une part de la production. En sus des parties de guitares, qu'on reconnaît facilement à leur style abrasif, qu'il dispense sur le garage/punk musclé, au groove hénaurme (MC5 ?), " City ". Un mode sauvage emprunté également par " Skull X ". Et pour tout savoir sur les invités, sachez que Robert Plant est venu souffler dans un harmonica sur le blues électronique, venimeux, " The lord is my shotgun ", défoncé par des riffs électriques, comme seul le Plastic Ono Band était parvenu à le faire, à l'époque de " Cold turkey ". Ex Jesus & Mary Chain, Jim Reid assure le chant pour un autre blues venimeux, mais plus sauvage et sensuel, un peu comme le groupe mythique écossais était capable de nous délivrer. Et enfin la top model, Kate Moss, assure les vocaux sur la cover du " Some velvet morning " de Lee Hazlewood, qu'il avait interprétée il y a des lustres, en compagnie de Nancy Sinatra. Si cette plage constitue un clin d'œil à Nico, elle épouse surtout une forme de PJ Harvey technoïde. Une référence au Velvet Underground qu'on retrouve sur le psychédélique et ténébreux " Deep hit of morning sun ". Et on n'est pas au bout de nos surprises. Viscéral, sauvage, " Rise " pioche dans l'univers de PIL, alors qu' " Autobahn " (NDR : cherchez l'erreur !) renoue avec le krautrock de Kraftwerk et de Neu. Plus infernal, le single " Miss Lucifer " capte l'énergie du punk avant de la recycler dans la musique électronique. Et pour ne pas oublier que Weatherhall est bien de la partie, cette plaque réserve une plage instrumentale, dont la ligne mélodique pourtant claire, presque champêtre, est resculptée dans la house par une basse dub. Du grand art !

 

Primal Scream

xtrmntr

Une véritable armada d'ingénieurs du son a participé à la mise en forme du sixième album de Primal Scream. Autoproduit, il véhicule un message antifasciste, anti totalitaire, anti carcéral, anti multinational ; rebelle quoi ! Pas étonnant que le titre maître soit aussi engagé. Une composition caustique, vibrante, presque industrielle qui fait référence aux méfaits commis par le nazisme lors de la deuxième guerre mondiale ; et en particulier à la tragédie des camps de concentration, y compris ceux réservés aux prostituées pour les soldats allemands.

Hormis " Keep your dreams ", chanson aussi sombre et mélancolique que le classique de Joy Division, " Decades ", cet opus accorde peu de place aux parties vocales. Faut dire que la richesse musicale est largement suffisante pour remplir l'espace sonore. Une surprise, mais elle est de taille : la présence de Kevin Shields. Le leader de My Bloody Valentine s'est même montré très actif tout au long des sessions d'enregistrement. En outre, il apporte toute la puissance de sa guitare sur l'‘hawkwindien’ " Accelerator " ; mais également sa griffe créatrice sur le freejazzyfiant, curieusement intitulé " MBV Arkestra ". On y ressent même l'ombre du Matching Mole de Robert Wyatt rôder. Tout comme sur le très cuivré " Bloody money ". Mais là, ce n'est plus Kevin qui tire les ficelles, mais Adrian Sherwood. Plus hip hop, " Pills " a subi un traitement de circonstance opéré par Dan The Automator. Si Jaki Liebezeit et Liam Howlett figurent également sur la liste des invités de marque, c'est à Bernard Summer que revient l'honneur d'électriser, dans l'euphorie, le final " Short speed/Kill light ". Mais la composition la plus percutante demeure cependant " Swastika eyes " (trad. " les yeux de la croix gammée "). Elle bénéficie, en outre, de deux versions. Celle du single d'abord. Sorte de collision entre " I feel love " de Donna Summer et " Pretty vacant " des Sex Pistols. Puis le remix des Chemical Brothers. Qui vaut son pesant de techno. Et dans ce domaine, les frères chimiques savent y faire. On en viendrait presque à oublier le rôle des huit musiciens de Primal Scream. Ce qui serait quand même un peu fort ! Pas de panique la bande à Bobby Gillespie et à Gary Mounfield était vraiment au sommet de sa forme, lorsqu'elle est entrée en studio. Avec ce résultat fort intéressant, mais probablement trop expérimental pour convaincre le public non averti...

 

Primal Scream

Echo dek

Démarche originale pour Primal Scream qui ressort " Vanishing point " en version dub. Un exercice de style assumé par le célèbre Adrian Sherwood. Bien sûr, pour une opération qui s’est déroulée au tout aussi célèbre studio " U Sound " de Londres. Personnellement, nous préférons la mouture originale, même s’il faut reconnaître que le traitement à l’acid house amplifie le groove des compositions, tout en leur injectant un feeling atmosphérique davantage spectral…

 

Primal Scream

Vamishing point

L'ombre de l'ex-bassiste des Stone Roses, Mani, du drummer de Can, Jaki Libezeit ainsi que du guitariste de My Bloody Valentine, Kevin Shields, plane sur le nouvel album de Primal Scream. Mais curieusement, on ne trouve aucune mention de leur présence dans le booklet. Etonnant, lorsqu'on se rend compte de l'activité débordante dont ont fait preuve les trois lascars, tout au long des sessions d'enregistrement. Ce n'est cependant pas une raison pour éclipser le rôle de Bobby Gillepsie, leader de Primal Scream ; mais force est de reconnaître que sans la participation de collaborateurs d'exception, il n'aurait pu commettre un opus d'un tel calibre. Parce que ce " Vanishing Point " est un petit chef-d'œuvre. Dans un style luxuriant qui oscille du ‘sydbarretien’ " Burning wheel " à l'instrumental, filmique " Trainspotting ", en passant par le ‘nightclubbien’, fiévreux, " Get duffy ", le post punk ‘overdubbé’ (Killing Joke ?) " Kowalski ", sorti depuis en single, l'estival " Star ", le funkysant " If they move, kill 'em ", le clone des Stones, " Medication " et l'‘hawkwindien’ " Motörhead " (NDR : cherchez l'astuce !). Une musique dont le groove amphétaminé par le psychédélisme se révèle absolument exquis !

 

Screaming Trees

Dust

Lorsque Sreaming Trees enregistre " Sweet oblivion " en 1991, le temps est au grunge; et le groupe s'en imprègne inconsciemment. Une emprise fort regrettable et qui lui vaudra de traîner une même étiquette qui colle depuis, toujours aux basques de Nirvana, Soudgarden, Melvins, Pearl Jam, Stone Temple Pilots et consorts... Pourtant, les six albums précédents sont d'un tout autre calibre. Et enfermer la formation dans ce carcan ‘seattlenesque’ serait une grave erreur. " Dust " en est d'ailleurs la plus belle démonstration. Le quatuor revient à une forme de rock plus conventionnelle, mais tellement plus efficace. Acide dans le sens psychédélique du terme. Pensez aux Byrds, à Steppenwolf, à Gun Club, et plus près de nous à Leather Nun. Il règne d'ailleurs tout au long de ce disque une intensité blanche, électrique, crépitante, entretenue par les cordes de guitares, et une profondeur douloureuse, angoissante, qui émane du baryton de Mark Lanegan, dont les textes traitent d'alcoolisme, de décrépitude et d'autodestruction. Le titre de l'elpee est d'ailleurs suffisamment évocateur: " Dust ". Et qu'y a-t-il après la poussière?