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Sealight

Dead Letters

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Arpèges de guitares couchés sur lit de nuages cotonneux et filets de voix vaporeuses en sauce spleen, tel est le menu de cet album de Sealight.

Aux fourneaux, Dave Oliffe, croisé au sein d’Heligoland (voir par ailleurs la chronique de « All Your Ships Are White »), cherche à titiller nos papilles auditives.

Aux casseroles, pour faire prendre la sauce, on retrouve le grand chef Robin Guthrie, qui repasse les plats.

Si son travail de production reste irréprochable, force est de constater que l’ex-Cocteau Twins ne se démarque pas vraiment de la veine qui a fait sa réputation.

Au final, la paire nous sert un plat un peu tiède et qui sent le réchauffé. La voix de Sandra Rossini en fait trop et devient rapidement irritante ; et si les ambiances sont belles et bien présentes, nous baignant dans un doucereux climat d’abandon, il n’en reste pas moins qu’on s’ennuie vite, comble pour un disque qui au final ne dure que vingt-trois minutes et quelques secondes.

Reposant sur un concept fumeux (l’échange de courrier entre les membres du groupe et certains proches), ce « Dead Letters » est appelé à rester… lettre morte.

 

Seal

Soul 2

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Après “Soul 1” publié il y a 3 ans, Seal nous propose une suite, “Soul 2”. Et à l’instar du précédent opus, il est exclusivement consacré à des covers de classiques de la soul (NDR : ben tiens !), dont le "Lean On Me" de Bill Withers, "I'll Be Around" des Spinners, "Let's Stay Together" d’Al Green ou encore le "Ooh Baby Baby" de Smokey Robinson. Coproduit par David Foster, Jochem van der Saag et son collaborateur de longue date Trevor Horn, il est découpé en 11 titres très susceptibles de faire craquer le sexe féminin. La voix sensuelle de Seal n’y est d’ailleurs pas pour rien. Pour les mecs, on retiendra surtout la présence de quelques slows crapuleux qui auraient fait le bonheur des Djs au cours des 70’s. Ne m’en demandez pas plus, ce n’est vraiment pas la musique qui me fait vibrer. Et après ça, certains collaborateurs vont encore comporter que le rédac’ chef ne chronique que ce qu’il aime…

 

Seal

La grande classe !

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Pour marquer l’investiture de Barack Obama, Seal avait accordé un concert à Washington. Le 20 janvier dernier. Fin de l’année dernière, il avait enregistré un nouvel opus solo. Son sixième studio. Intitulé « Soul », il était exclusivement composé de reprises. Seal compte presque 20 années de carrière. A ce jour, il a décroché 3 Grammy Awards et vendu plus de 15 millions d’albums. Cet artiste complet aux multiples facettes se produisait ce mardi 14 juillet à Forest National. Et franchement son spectacle a frôlé le sublime…

Jon Allen et son groupe assurent la première partie. Originaire de Londres, ce quatuor a été invité par Seal pour ouvrir quelques unes de ses représentations. Son rock, ma foi très classique, allègre et fortement teinté de sonorités acoustiques, nous invite à participer à un voyage sonore fort sympathique, guidé par la voix au timbre suave et romantique du leader. Un périple allègre destiné à préparer en douceur un spectacle d’un tout autre style, pour le plus grand plaisir de nos oreilles et bien sûr des yeux ! Et tant qu’on y est de tous nos sens…

Avant que l’artiste n’entre en scène, l’attente sera longue. En outre, l’atmosphère est étouffante. Le mouvement des mains crée une onde incessante, telle un millier de battement d’ailes. Le claquement de ces mains et les sifflements traduisent un empressement de voir arriver cet icône de la soul pop. Après une bonne demi-heure, la lumière se tamise d’un voile bleu profond. Sur fond d’écran parsemé de logos blanc, les images numérisées virevoltent aux vibrations des basses. Le voilà enfin ! D’une grande classe, tout de noir vêtu. L’invitation à la danse est lancée. Les acclamations de joie s’élèvent, les ondes sonores s’amplifient. Préparé à la sauce George Michael, « Killer/Papa Was a Rollin’Stone » est sur rails. Ce tube planétaire des 90’s, interprété en compagnie d’Adamski, lui avait permis d’entrer dans la cour des grands. Ses premières notes explosent à la bouche des fans. Pas de tour de chauffe, nous sommes transportés immédiatement au cœur de cette soirée qui s’annonce riche en émotions. Tant à travers son style musical que dans son interprétation. Sa voix est reconnaissable entre mille ; à cause de ce timbre rauque, voilé de sensualité. De quoi séduire un large public.

La première partie de la représentation privilégie les compos issues de l’album « Soul », un des disques classés parmi les meilleures sorties de l’année 2009. Les reprises sont irréprochables. Dont la cover du « It’s a Man’s Man’s Man’s World » de James Brown et celle du « I Can’t Stand The Rain » d’Ann Pebbles, immortalisé par Tina Turner. Les transitions entre les styles s’opèrent délicatement. Seal est soutenu par trois jolies nanas aux cuivres. La voix s’enivre d’allégresse. Une seule envie, l’accompagner pour une danse effrénée dans l’enceinte d’un bar chic de Memphis. Un déhanché qui ne laisse pas indifférent. Seal met toute son âme dans son interprétation. Il est généreux. Mais il communique aussi avec son public. Il le touche. Il l’aime. Il n’hésite pas à s’adresser à ses fans en les remerciant, en leur disant ‘moi aussi, je t’aime’ ou encore ‘comment ça va Belgium’ ! Et en français s’il vous plait ! Ecouter parler ce personnage charismatique est un réel plaisir. Des dizaines de mains s’approchent de lui. Il ne les craint pas. C’est aussi un fameux showman. Lorsqu’il enlève sa veste et déboutonne légèrement son chemisier, on est au bord de l’émeute. Et pour cause, l’auditoire féminin s’est soudainement enflammé. Encore un peu, on appelait les pompiers. « Waiting For You » et Love’s Devine » s’écoulent, repris en chœur par l’assistance. Les corps bougent et les couples se laissent aller à un amour renaissant.

Une soirée qui n’est pas prête de s’arrêter de si tôt. Retour au r&b pour les reprises du « Here I am » (NDR : un morceau écrit par Al Green et Teenie Hodges), d’« It’s alright » de Curtis Mayfield ainsi que du célèbre « Knock On Wood », une compo signée Eddie Floyd/Steve Cropper, mieux connue dans les versions de David Bowie et d’Amii Stewart. L’occasion d’avoir une petite pensée pour notre bon vieux Ray Charles, un des précurseurs de la soul music, dont nombre d’artistes suivront les pas.

Passé ces morceaux chaleureux et empreints de souvenirs, le show entre dans une phase plus contemporaine, mais plus entraînante encore. Les vibrations et le rythme s’accélèrent. « My Vision » et « The Right Life » libèrent une fameuse dose de peps. Les mains se lèvent. Toute l’assemblée se met à remuer et à danser. C’est reparti pour un tour. La pop dance du premier elpee est épinglée par « Future Love Paradise » et « Crazy ». Il ne manque plus que les boules à facettes et le décor est planté. Seal nous entraîne dans un milieu que certains artistes n’oseraient franchir. Chanter un répertoire aussi varié demande beaucoup d’imagination ; et il le fait avec une aisance naturelle. Les musiciens passent d’une cadence à l’autre, d’un rock plus soutenu à un beat house surprenant. Cet éclectisme est manifestement destiné à tous les publics, toutes les générations, sans frontières ni différence. Espacé, l’environnement permet aux spectateurs de se défouler sans bousculer son entourage.

Une petite pause de quelques minutes s’impose. Seal sent que l’ambiance est torride et ajoute ‘Il fait chaud ici’ ! Acclamation générale de la foule.

« Kiss From a Rose » (NDR : bande originale du film « Batman Forever ») prélude la fin de cette magnifique soirée. Le ton de sa voix ne faiblit pas. Mieux encore, au fil du spectacle, il gagne en puissance. Et une heure supplémentaire n’aurait pas été de refus ! Quel régal !

Pour notre plus grand plaisir, la troupe revient sur scène, sous une salve d’applaudissements nourris. Seal nous replonge dans le rythme. Il arpente la scène de long en large. Vient toucher les mains de ses fans. Pas de jaloux, il y en aura pour tout le monde. Humble et charismatique, ce personnage partage sa passion avec ses admirateurs, et fait vibrer leurs cœurs. Mais cet envoûtement a une fin. Les nombreux remerciements prononcés par l’artiste signifient que l’épilogue est proche. Cette splendide soirée aux milles couleurs nous laissera encore longtemps des images dans la tête. Elle risque même de rester inoubliable.

Organisation Live Nation

(voir également section photos) 

 

Frank ‘Son’ Seals

Lettin’ go

Écrit par

Frank ‘Son’ Seals est né à Osceola dans l'Arkansas. En 1942. Il baigne très tôt dans le blues, puisque son père tenait un juke joint. Durant les 60s, il joue de la batterie dans le backing band d'Albert King. Basé depuis 71 à Chicago, il est alors découvert par Bruce Iglauer, le patron du label Alligator. Il a enregistré à ce jour 8 albums sur ce label, dont le superbe "Midnight son" en 1977 et le live "Spontaneous combustion" en 96, son dernier opus. Il puise ses deux influences majeures chez Magic Sam, et de manière plus évidente, chez Albert King. Un point de départ qui lui a permis de se façonner un style très personnel dont il est en effet facile de reconnaître le jeu.

Cette joie de jouer, de libérer des notes coupantes mais toujours mélodieuses, nous la retrouvons dans toute son œuvre. Tendez donc l'oreille à "Doc's blues". A n'en pas douter, le musicien doit être heureux pour imaginer de tels soli. Sur "Hair on a frog", personne ne peut le retenir. Les cuivres en bavent d'aise et Al Kooper sourit derrière son orgue Hammond. La puissante voix de Son semble encore s'épaissir avec l'âge. Elle paraît forgée pour chanter le blues lent. Comme ici sur "Bad blood" et "Jelly, jelly". Seals s'essaie aussi au rock'n'roll. Sur "Osceola rock". Au gospel également. Lors d'un irrésistible "Rockin' and rollin' tonight" qui emprunte à la fois au country et au roadhouse blues. Enrichie d'arrangements de cuivres et caractérisée par sa mélodie accrocheuse, "Let it go" est ma plage favorite. A coup sûr, l'un des tous meilleurs albums de ce début 2000 !