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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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The Buttshakers

Sweet Rewards

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The Buttshakers est une formation française qui pratique une soul revivaliste. Mais ce band peut s’appuyer sur la présence d’une chanteuse issue de Saint-Louis, dans le Missouri. Sa voix est puissante. Elle a du coffre, quoi ! Parfois, elle rappelle celle de Tina Turner. Mais Ciara Thompson n’est pas laissée à son triste sort, puisque les musicos lyonnais sont capables de libérer une belle énergie pour faire la différence. « Sweet Rewards » affiche un réel potentiel. Entre r&b et funk (« Hypnotized), les plages sont généreusement cuivrées, quelquefois infiltrées de claviers rognés, et pour la plupart endiablées, elles baignent au sein d’un climat réminiscent des 60’s…

La Motown sur les bords du Rhône… Rien de neuf à l’horizon, mais une œuvre ‘vintage’ plus que bien exécutée…

Heymoonshaker

De quoi laisser sans voix…

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Pour accueillir The Heymoonshaker, l’Alhambra est sold out. Faut dire que depuis plus ou moins 3 ans, il ratisse large. Un duo réunissant le guitariste/chanteur Andy Balcon –un barbu sympathique, par ailleurs– et Dave Crowe, le Human Beat Box. Vous savez un type qui joue de tous les instruments à l’aide de sa bouche. Ce soir, la paire va nous servir du blues, du rock’n’roll et du rock alternatif.

Il revient à Solkins de chauffer la salle. Solkins ou Konoba, c'est le même combat. La formation réunit Maxime Honhon (Electric Chateau, Konoba) à la guitare et au chant, Grégory Bourguignon aux drums, Maxime Simon (Whylanders, Konoba) aux synthés et aux machines (NDR : c’est celui qui arbore une moustache qui ferait pâlir de jalousie les Brigades du Tigre) ainsi que Thomas Maisin à la basse. A son actif trois Eps : « The Descent » (2012) « The Ascension » (2013) et bien sûr « Gold », un disque découpé en 5 pistes que le band qualifie de ‘gold pop’.

Le set s’ouvre par « It Never Comes », dernière plage de l’Ep. Les deux Max conjuguent leur voix. Ce qui est intéressant chez ce quatuor, c’est que de concert en concert, il parvient à proposer différentes versions de ses compositions. « People Want Gold » est un titre sculpté pour la bande FM. Ce morceau est né d’une collaboration avec un vidéaste allemand qui réalise des vidéos 'timelapse' (NDR : un effet spécial né de l’accélération du flux des images, réalisé lors de la prise de vues ou en postproduction, spécifique au cinéma). Nous fermons les yeux. On imagine des étoiles, un coucher de soleil et des nuages qui  défilent. On quitte la planète pour la stratosphère. La voix est aérienne et le touché de guitare précis. Installé en fond de scène, le drummer focalise tous les regards, à cause de ses mimiques si caractéristiques qui accompagnent ses mouvements de frappe. Une forme de mise en scène  naturelle. Bien souligné par les claviers, « Small Things » est un morceau plus dansant. Deux nouveaux titres : « Myself » et « Flowers ». Et avant de clore la prestation par « Old tree », le groupe ne va pas oublier d’interpréter son single, « Someone To Blame »…

L'aventure Heymoonshaker a débuté en 2005. A cette époque Andrew Balcon choisit déjà ce patronyme comme nom de scène. En 2008, il part en Nouvelle-Zélande. Il y rencontre alors le Human beat boxer Dave Crowe. Paradoxe, ils sont tous les deux britanniques. Et partagent une même passion pour le blues et l’‘electronic drum bass’. D’abord artistes de rue, ils écument ensuite les bars. Mais le duo se sépare et chacun décide de suivre son propre chemin. Ils se retrouvent cependant en Suède, où ils décident de reprendre l’aventure ensemble. Et s’installent même en France. Un premier elpee, intitulé « Beatbox Blues », paraît en 2012. Il est suivi d’un Ep (« Shakerism ») et d’un deuxième opus, baptisé « Noir », publié en 2015, un disque sombre, presque tribal, qui plonge au sein des racines du blues et du rock.

En ‘live’, Heymoonshaker impressionne par ses gros riffs, ses rythmes lourds, couplés à la voix sableuse, rocailleuse même, d’Andy. Le spectre de Led Zeppelin et Muddy Waters plane constamment.

Les cheveux noués en chignon, Balcon a le regard incendiaire. Très électriques, ses riffs sont viscéraux et nerveux. Dave approche le micro de ses lèvres et entame son multivocalisme. « Street of England » est bombardé de beats frénétiques. Dave impressionne déjà par ses percus vocales. Et il le démontre à nouveau tout au long de « Best of my love ». Tout comme lors du plus rock « Wheels In Motion », au cours duquel il s’inspire carrément du drumming de John Bonham. De quoi laisser sans voix !

La scène est plongée dans une semi pénombre, mais le light show, de couleur blanche, se focalise sur les artistes.   

Les sonorités de gratte sont bien primitives, basiques voir animales sur « Take The Reins ». Dave se charge, bien entendu, des bruitages. Andy empoigne son dobro et attaque le blues lent « Amandine », un morceau aux sonorités métalliques, qui nous entraîne à l’orée du Bayou, là où il n’y pas encore d’alligators.

La suite du spectacle va se révéler bien plus humoristique. Dave (NDR : il s'exprime très bien en français), fait le pitre lors des présentations. Andy reste en retrait et se concentre pour la chanson suivante « Lazy Eye », compo au cours de laquelle, seul, il se prend pour Mike Rosenberg (Passenger). Peu à peu on pénètre de plus en plus profondément dans le marais du bayou. Le climat est plus sombre. Ces marécages sont infestés d’alligators…

Dave va nous faire de nouveau son ‘one man show’ en mode Beat Box. Entraînant, « Fell Love » est bien cuivré par sa voix. Avant que le set ne s’achève par « Devil In Mind », histoire de rappeler sans doute, le pacte signé entre Robert Johnson et le diable ; enfin c’est ce que la légende raconte…

(Organisation : Alhambra)

 

Th' Legendary Shack Shakers

The Southern Surreal

Écrit par

Au départ, The Legendary Shack Shakers était un groupe de rockabilly. Il est né à Murray, dans le Kentucky, il y a une vingtaine d'années. Au fil du temps son style a évolué. En s’ouvrant au hillbilly, swamp, rock, punk, country et blues, il a été taxé de southern gothic. A la tête figure toujours le frontman, chanteur et harmoniciste, J.D Wilkes. "The Southern Surreal" constitue son huitième opus. Le line up implique aujourd’hui le drummer Brett Whitacre, le bassiste Mark Robertson et le guitariste Rod Hamdallah. Ces deux derniers participent étalement aux vocaux. Lors des sessions d’enregistrement, qui se sont déroulées au studio Woodland à Nashville, le quatuor a reçu le concours de l’ex-gratteur de The Jesus Lizard, Duane Denison. Difficile de déterminer, cependant, la nature de ses interventions…

Sur les quinze plages de l’elpee, trois n’atteignent pas la minute, à l’instar de l’introduction instrumentale,  "Cow tools". Déjà les sonorités de gratte sont enchanteresses. "Mud" lance les LSS sur une rythmique emballée, assez punk, mais dans un registre rockabilly roots. J.D Wilkes marque l’opus de son empreinte. Pas pour rien qu’il jouit d’une flatteuse réputation en ‘live’. "MissAmerica" est aussi musclé. L’instrumentation est épatante. La section rythmique est particulièrement solide. L'orgue de Mica Hulscher s’intègre parfaitement dans le rythme. Seule la six cordes vagabonde au gré des dérapages contrôlés. La voix de Wilkes est plutôt impressionnante dans sa modulation. Un instant, il adopte un timbre grave, le suivant puissant. Baignant au sein d’une atmosphère sombre, "Cold" en est un bel exemple. Caractérisé par ses tonalités métalliques, empruntées au surf, la guitare de Hamdallah suit cette voix à la trace. Un climat qu’on retrouve sur le plus latino "Dead bury the dead". Allègre, animée, la musique est propice au déhanchement. Lucy Cochran rejoint Wilkes pour chanter "The one that got away". La jeune femme se consacre également au violon tout au long de cette bande débridée. Caractérisé par les interventions dérangées des ivoires et celles de Ralph Carney au saxophone, le bref "Young heart, old soul" embrasse une dynamique punk. "Fool's tooth" est encore plus court. Un interlude de moins d'une minute qui permet à J.D de se défouler sur son harmonica. L'acteur Billy Bob Thornton déclame son texte sur "The Dog was dead", une piste dépouillée, éprouvée par une guitare désenchantée. Purement blues, "Down to the bone" marche sur les traces de Howlin' Wolf. A cause du timbre vocal de J.D, hanté par Jim Morrison des Doors, de la rythmique et puis de cette gratte très amplifiée qui n’hésite pas à déborder de son segment. Autre blues, "Christ alrighty" adopte le rythme du cheval au galop. Wilkes souffle comme un possédé dans son harmonica. Les cordes de Hamdallah macèrent dans le Delta. De bonne humeur, J.D siège derrière le piano pour aborder "Demon bun", une plage aux accents surannés. "The buzzard and the bell" baigne dans le country and western. Wilkes a empoigné un banjo. Les percus s’emballent et la guitare se révèle particulièrement bien affûtée. Surprise, le LSS nous réserve en finale, le "Born under a bad sign" de Booker T. Jones, un classique du Memphis blues, interprété en 1967 par Albert King. Personnalisée, la version entretient un climat lourd, claustrophobe. La basse est nonchalante. La voix semble émaner d'outre-tombe, se faufilant entre quelques gémissements d'harmonica et accords de gratte réverbérés. Un elpee, ma foi fort original. Pas étonnant que les Black Keys, Hank Williams III et Robert Plant sont devenus des fans de Legendary Shack Shakers…

 

Kula Shaker

Pilgrim’s Progress

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On aurait pu s’attendre à un revirement de style, une innovation après le lapsus de quelques années accusé par Kula Shaker en 1999, avant de refaire surface en 2007, lors de la sortie de « Strangefolk ». Si les musicos se sont éparpillés chacun de leur côté (Jay Darlington a d’ailleurs eu sa part de succès, lors de ses périples accomplis en compagnie d’Oasis), c’est en toute intégrité que les Londoniens ont décidé de publier leur quatrième album. Forts de leur quête métaphysique du Graal profondément imprégnée de philosophie indienne, le quatuor est pourtant revenu les pieds sur terre, en abordant des sujets plus pragmatiques et politiques. La musique, elle, reste fidèle à elle-même : leur rock psychédélique qui avait réorienté la britpop 90’s au goût des 70’s (ils ont tout de même reçu la collaboration du producteur de Pink Floyd) se bride poliment en folk moins exalté.

Enregistré dans le studio que le groupe s’est construit pas loin de Chimay ( !), l’elpee aurait subi une subtile influence des environs campagnards. Les membres ne s’attendaient pas à octroyer une dimension ‘contes de fées dans la forêt enchantée’ à son opus, impact direct de leur situation au cœur de nos Ardennes.

« Pilgrim’s Progress » débute par une cavalcade de violoncelles (en plus de la nature belge, Kula Shaker aurait-il également écouté nos crus, tels Venus ?) Les morceaux qui suivent restent dans le folk (« Ophelia », « Only Love ») sans virer dans une humeur rock, mais bien dans le country-bluesy, comme « All Dressed Up », censé incarné le far-ouest de John Ford et Ennio Morricone (à l’instar de « Cavalry »). « Modern Blues » est un peu le track à part qui incarne un parfait rock and roll des années 60. Bien sûr, l’exotisme indien qui avait constitué leur marque émerge circonstanciellement (« Figure It Out », « To Wait Till I Come ») ; et tout particulièrement lors du mélodieux « When A Brave Meets A Maid », caractérisé par la présence d’un santour. Et il faut reconnaître que cet instrument, la flûte et les guitares western forment un melting pot étonnamment harmonieux. Surprise également lorsque le grand orgue impose la majestueuse finale de « Winter’s Call ».

« Pilgrim’s Progress » existe en deux éditions superluxe, outre la conventionnelle. Si l’on est loin du rocky « Tattva », Kula Shaker poursuit son style en l’explorant à l’aide de nouveaux éléments. « Pilgrim’s Progress » aurait pu naître au cours des nineties : une constatation qui constitue son atout majeur autant que son plus grand défaut.

The Head Shakers

The Head Shakers (Ep)

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Paraît que dans le nord de la France on secoue la tête en écoutant The Head Shakers. A cause de leur groove qui incite à remuer. Ces vrais pros sont de talentueux instrumentistes. Par contre, côté graphisme, faudra repasser. Mais c’est quoi cette illustration ? Je vais quand même faire un effort pour ne pas dévier du sujet. Si les compos de The Head Shakers sont impeccablement gérées, on ne peut pas dire qu’elles me bottent particulièrement. La musique est manifestement influencée par Zappa et l’Apollo Theatre à Harlem. Entre autres. Et navigue dans un univers jazz funk assez proche d’un Chin Chin. Trois titres sur cet Ep. Bien ficelés, mais tramés sur un même profil. Les cuivres et le clavier font bon ménage, mais la voix me paraît totalement inutile. Bref, le tout manque cruellement d’originalité. Pas vraiment un Ep qui casse la baraque.

Th' Legendary Shack Shakers

Swampblood

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Personnage énigmatique, J.D Wikes a fondé sa formation dans son antre à Nashville, dans le Tennessee. En 1998, il commet "Hunkerdown", une œuvre totalement inclassable, sorte de patchwork associant des éléments de rock, de blues, de country, de jazz, de psyché, de punk et de polka! Le line up actuel prend réellement forme en 2003, lorsque le charismatique leader s'entoure du bassiste Mark Robertson, du guitariste David Lee et du drummer Brett Whitacre. La formation enregistre alors dans la foulée "Cockadoodledon't" puis "Believe", déjà pour le label Yep Roc! "Pandelirium" paraît en février 2006, un opus pour lequel il reçoit la participation de Jello Biafra des Dead Kennedys et du Reverend Horton Heat, une influence hillbilly marquante pour Wilkes.

J.D nous propose aujourd’hui le troisième chapitre de sa trilogie consacrée au gothic rock américain. Cet opus est constitué de nombreuses plages assez brèves, d’une moyenne d’à peine deux minutes. Les guitares acoustiques sont en dérapage contrôlé. Elles sont rejointes par des banjos. Nous sommes bien à Nashville, la Music City, capitale de la country music. Même si la suite glisse vers un blues rock, proche du pub rock anglais de Dr Feelgood et du swamp blues de Tony Joe White. J.D souffle rageusement dans son harmonica avant de chanter ce "Old spur line". Une plage bien nerveuse dont la ligne mélodique intervient dans le changement de rythme. L’expression sonore galope vers un country & western et ne rentre à l’écurie que lorsque les banjos sont de retour! Les Shakers voyagent dans l'espace et dans le temps. Ils campent dans les bayous louisianais pour aborder "Hellwater", à la poursuite du Creedence Clearwater Revival. "Easter flesh" pénètre ensuite dans un univers digne d'Enio Morricone. La rythmique punk est déjantée. Quasi surf, la guitare de David Lee flirte avec la voix et l'harmo de J.D, pendant que Brett maltraite ses peaux comme un malade. Lors du titre maître, les Shakers replongent dans les swamps. Ils sont à la recherche improbable de l'ombre de John Fogerty. Une bonne dose de frénésie hante le leader. Il avale au passage sa musique à bouche dont les accords passent au rouge feu. Un geste de déglutition pour "Dusk" avant de remettre la machine punk infernale, implacable, sur les rails de "Cheat the hangman", la rage au corps. Brett a les poignets en sang pour tenir la distance! La décompression s'opère lors du joyeux "Born again again", chanté à tue-tête par les acteurs devant mandoline, banjo et piano. Joué par Jack Irwin, ce piano semble sorti des vieux saloons poussiéreux du sud profond! "The deadenin'" est manifestement une des meilleures plages de l’opus. Elle fait la synthèse du potentiel du combo. Le décor est toujours tapissé de western. A cause de la présence discrète du banjo, des cordes réverbérées, du chant furieux et de l'harmo qui lui colle aux lèvres. Le chant est puissant pour "Down and out', une compo gothique, grave et métallique. Le sol semble martelé comme un régiment à la parade. Après un nouvel intermède accordé dans un saloon, "He ain't right" nous entraîne dans la surf music. Les cordes de Lee Très réverbèrent une dose d’écho parfaite tout au long de ce titre rockabilly. Wilkes est assis derrière son piano, tandis que Brett imprime la rythmique implacable des Shakers sur le boogie rock suranné "Angel lust". Cet opus s’achève par le mélancolique et bouleversant "When I die", avant que cordes acoustiques, ukulélé et banjo revivent une dernière fois une "Bright and sunny south". Une œuvre étonnante mais riche et personnelle! Si vous avez l’occasion d’aller voir cette formation en live, ne la manquez surtout pas. Rien que la personnalité de son leader, qui vous invite à partager sa folie musicale, vaut le détour.

Kula Shaker

Peasants, pigs and astronauts

Saviez-vous que le premier album de Kula Shaker s’était vendu à plus d’un million d’exemplaires ? Pas en Belgique, bien sûr, mais à travers le monde. Etonnant, non ! Surtout que la plupart des animateurs des radios ‘gaga’ l’avaient purement et simplement snobé, préférant sans soute dispenser leur soupe quotidienne, composée de jeux stupides, de disques demandés (NDR : qui a dit imposés ?), de banalités lucratives, et épisodiquement épicée d’un hommage à un croulant déifié ou à un défunt canonisé.

Après cette montée d’adrénaline régénératrice, venons-en au deuxième opus de ce quartette londonien. Toujours aussi contaminé par le psychédélisme de la fin des sixties et du début des seventies, et imprégné de la philosophie hindouiste, il vient probablement de se placer en ordre utile pour figurer parmi les ‘must’ de l’année 1999. Vous avez peut-être eu l’occasion (NDR : si vous n’êtes pas un fidèle auditeur des radios ‘gaga’), d’entendre (voire d’écouter), le single " Mystical machine gun ", en vous demandant si le Floyd et Arthur Brown ne s’étaient pas réunis pour faire une jam. Et bien, ce " Peasants, pigs and astronauts " recèle d’autres excellentes surprises. Ne nous attardons pas trop sur les mélopées submergées par le mysticisme oriental, surtout lorsque les vocaux sont interprétés en sanskrit. Un baragouin qui a dû bien faire rigoler tout le monde lors de l’enregistrement de cet elpee. Mais plutôt des compositions qui remuent les tripes. Hypnotiques, électriques, rognées de claviers poussiéreux, dans l’esprit de Deep Purple circa " Hush ", mais reliftée par le groove envoûtant des Stone Roses. Avec des vocaux sinusoïdaux hérités en ligne droite du " Magical mystery tour " des Beatles. Et si vous accordez une grande importance à la qualité du son, sachez que c’est Bob Ezrin (Floyd, Peter Gabriel, Alice Cooper) qui s’est chargé de la production…

 

Shaker

Kiss me

Versez une dose de New Order (ou à défaut d'Electronic), une de Crowded House, une de Visage et une dernière de Naked Eyes (de préférence cuvée 83) dans le gobelet ad hoc. Ajoutez-y de la glace sophistiquée avant d'agiter technologiquement dès que le shaker est reconstitué. Dénoyautez quelques Jesus Jones de leur hip hop. Placez en trois à quatre quartiers dans chaque récipient et servez le contenu de ce cocktail dans un cristal préalablement frotté d'harmonies vocales satinées. Vous venez ainsi de préparer un breuvage bien onctueux, mais dont le parfum commercial ne devrait allécher que le monde très superficiel des ex-radios libres...

 

Kula Shaker

K

Un premier album pour cette formation anglaise que nous attendions avec une certaine appréhension. A cause de l'‘Oasismania’ et du phénomène britpop qui sévit depuis quelques mois, bien sûr. Egalement parce qu'aujourd'hui, nous nous méfions de plus en plus d'une certaine presse anglaise et de ses fameux hypes préfabriqués. Encore une fois, nous avons été agréablement surpris. Surtout par la maturité et la richesse musicale du groupe. Ainsi, Kula Shaker n'hésite pas à faire appel à une foultitude d'instruments différents, phénomène qui sort du contexte pop habituel, beaucoup trop souvent réduit au schéma guitare/basse/batterie. Et notamment le mellotron, le piano, les percussions, le tabla (???), ou encore un sarod (!!!). Ce qui donne au quartette un parfum tout à fait particulier. Le résultat? Malgré un inévitable arrière-goût d'Oasis (!), la musique se tourne tantôt vers le psychédélisme du défunt et ressuscité Verve de Richard Ashcroft, tantôt vers le garage mancunien des Charlatans ou d'Inspiral Carpets. Le tout mis à la sauce orientale... En un mot, superbe!