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Shipping News

One Less Heartless to Ear

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Si Shipping News compte à ce jour près de 15 années d’existence, son dernier album remonte quand même à 2005. « One Less Heartless to Ear » fait donc suite à « Flies The Fields ». Mais pourquoi ce long silence? La conséquence d’événements et d’épreuves rencontrées au cours de la vie (mariage, maladie, etc.) Mais malgré cette longue parenthèse, le combo n’a pas perdu sa fougue. Sa démarche n’a même jamais parue si violente. Comme si ces vicissitudes avaient endurci le caractère de ces musicos.

Shipping News tourne donc le dos au post rock pour embrasser un style particulièrement énergique. Découpé en neuf fragments, dont deux morceaux immortalisés live (« Morays or Demon » et « Axons and Dendrites ») empruntés au précédent opus, l’œuvre est sous haute tension. Le tempo est soutenu, les riffs sont hypnotiques (à l’instar de « Bad Eve » et « Half a House ») et les vocaux de l’Américain sont invariablement menaçants. On pense à Shellac lorsque les cordes de guitares cisaillent littéralement le flux sonore en générant des crescendos frémissants. Difficile cependant d’épingler un titre en particulier, tant l’ensemble est homogène. Bref, cet « One Less Heartless to Ear » est tout simplement énorme. Et le mélomane est sans arrêt sur le qui-vive.

Éternel adolescent, Shipping News a encore de belles années devant lui. Dommage que mon top 2010 a déjà été établi ; sans quoi ce « One Less Heartless to Ear » y figurait certainement !

Shipping News

Flies the Fields

Un nouveau bon disque des Américains (Chicago) de Shipping News ! Comme si ces types étaient abonnés à l’excellence, ignoraient tout du mauvais goût, avaient compris les règles d’or du mathcore, de l’EMO, voire du slowcore quand ils osent la jouer profil bas. « Axons and Dendrites » donne le ton : louvoyant entre colère rentrée et accalmie post-déprime, c’est un titre déjà phare, que ne renieraient peut-être pas les Broken Social Scene… Puis les guitares stoppent net pour repartir en vrille, et c’est la panacée post-rock (« Louven »), d’un genre cette fois plus acariâtre : on dirait du Isis en moins doom, pour plaire aux filles et aux garçons sauvages. Le meilleur nous vient de « (Morays or) Demon », une décharge noisy entre Tool (la voix) et Fugazi : « It’s not an act of war », mais ça y ressemble quand même… Avant l’armistice « It’s not too late », toujours ce calme après (avant ?) la tempête rock. Bob Weston (Shellac) aux decks, Fay Davis Jeffers (Pit Er Pat) au chant sur « Untitled w/ Drums », et ces ruptures de tons qui mènent nos sens à l’hypnose : Shipping News réalise ici un sans faute, et signe peut-être bien son album le plus coriace et le plus inspiré. Quand à ceux qui s’inquiètent pour le chat de la pochette, Shipping News les rassure : il va bien malgré l’aluminium ; et on ronronne avec lui de plaisir. Ici l’auditeur échaudé n’a pas à craindre l’eau froide : que meure donc toute méfiance, à l’égard de ce rock douloureux mais ô combien fébrile.

Shipping News

Save everything

Shipping News n'est pas un véritable groupe, mais un projet monté en 1995 par Jeff Mueller (June of 44) et Jason Noble (Rachel's), réunis à l'occasion de l'enregistrement de la bande sonore d'un programme de NPR, " This american life ". Deux années plus tard, le duo a donc décidé de recommencer l'expérience, mais en y incorporant un batteur. En l'occurrence, celui d'Eleven Eleven, Kyle Crabtree. " Save everything " est criblé de références underground. Un album riche, complexe, né d'un savant mélange entre l'instrumentation basique et la technologie moderne, dont la succession de climats tantôt oppressifs, climatiques, énigmatiques ou minimalistes, mais toujours expérimentaux, évoquent tour à tour Sonic Youth, Swans, Tortoise et King Crimson circa " Lark's tongues in aspic "...