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Shugo Tokumaru

Port Entropy

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Shugo Tokumaru est un véritable orfèvre de la pop. Jusqu’ici ses travaux étaient restés assez confidentiels. Une erreur que le label Souterrain Transmissions propose de réparer en délivrant « Port Entropy », le quatrième labeur du Japonais. Et il prouve une fois encore qu’il a absolument tout compris lorsqu’il s’agit de créer la chanson indie-pop immédiate et irréprochable. Légères, pastorales, raffinées, chacune des 12 comptines de ce nouvel LP inspire une surenchère d’épithètes louangeuses.

Tokumaru, souvent comparé à Sufjan Stevens, propose un disque qui mérite d’autant plus le respect qu’entièrement concocté à la sauce DYI (do it yourself). Le travail de production à lui seul démontre toute l’étendue du talent du trentenaire. Outre « Malerina » et « Orange », deux morceaux gravitant au cœur d’univers opposés tout en se complétant naturellement, « Straw », « Drive-Thru », « Rum Tree » sont les moments forts d’un disque quasiment impeccable. A l’heure du retour des rayons de soleil, « Port Entropy » s’avère providentiel.

Ce 5 avril à la Rotonde du Botanique.

 

Shugo Tokumaru

L.S.T.

Shogu Tokumaru n’a que 26 ans, mais sa musique est d’une maturité tout bonnement incroyable. Originaire de Tokyo, ce Géo Trouvetout de la pop schizophrène manie les instruments comme autant de jouets délirants, et c’est peu dire qu’on adore son univers, entre Cornelius, Animal Collective, The Pascals, The Books et l’exégète Brian Wilson. « L.S.T. », son deuxième album sorti au Japon en 2005, nous arrive enfin grâce à l’entremise du label parisien Active Suspension (Davide Balula, Domotic,…), et là on se met à genoux, on embrasse ces types sur la bouche et on verse une larme, voire deux, parce que ce disque est une véritable merveille. Mélange ludique et addictif de pop ensoleillée, de boucles facétieuses et de ritournelles acides pleines de tiroirs magiques, l’univers musical de Shugo Tokumaru nous donne envie de croire qu’au Japon le soleil ne fait que se lever, tout le temps, tellement ce « L.S.T. » se révèle un bonheur d’une intelligence rare. Dix chansons pop (etc.) aux couleurs chatoyantes, dix raisons d’apprendre le nippon pour reprendre en chœur ces non-refrains à l’euphorie naïve. C’est simple : « L.S.T. » est un petit chef-d’œuvre d’une demi-heure qui ne lasse jamais, tant chacune de ses compositions en révèle dix autres. Et au final on se retrouve avec cent disques en un. Ce disque serait-il l’antidote miracle à la neurasthénie ? La réponse se trouve dans son titre, à une lettre près.