La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

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Sleepy Sun

Fever

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« Embrace », le premier elpee de ce sextet californien était paru l’an dernier. « Fever » est déjà son successeur. Un disque dont le style trempe toujours dans le psychédélisme. Mais un psyché revivaliste, en vogue depuis quelques années.

Sur ce nouvel elpee, Seleepy Sun est cependant parvenu à se libérer, quelque peu, de ses influences. Surtout en début de parcours. Si le morceau introductif, « Marina », évoque tant Black Sabbath, King Crimson et Led Zeppelin pour les dinosaures que Black Mountain et Dead Meadows au sein des mélomanes contemporains, la suite se révèle plus audacieuse. D’abord parce que les vocaux sont bien mieux équilibrés. Et la conjugaison entre le timbre féminin et masculin est absolument parfaite. Un des points forts de l’elpee. Outre les inévitables guitares distordues, les compos accordent également une place conséquente à l’instrumentation acoustique (guitare sèche, harmonica), à l’instar de « Rigamaroo » voire de « Wild Machines ». Des compos qui lorgnent alors manifestement vers le psyché folk. Malheureusement, progressivement, Sleepy Sun en revient à un psychédélisme basique. Lourd, indolent, hypnotique. Mais dont les morceaux tirent un peu en longueur. Le trip de neuf minutes, proposé par « Sandstorm Woman », finit même carrément par nous pomper l’air. Et la suite est de la même trempe ; les changements ou les ruptures de tempo se révélant bien trop rares pour nous extraire d’une certaine forme de léthargie. Dommage cet essoufflement qui survient en beau milieu de parcours. Et pour me consoler, je vais me rabattre sur l’écoute d’un disque de Black Mountain…

 

Sleepy Sun

Embrace

Écrit par

Le rock psychédélique est né au cours des sixties. Sans doute sous l’influence de certaines drogues hallucinogènes, de jeunes chevelus envoûtaient leur public à l’aide de rythmiques hypnotiques et de mélodies répétitives et pénétrantes. Les groupes les plus représentatifs de l’époque n’étaient autres que Grateful Dead, Pink Floyd, Jefferson Airplane, Love et j’en passe. Puis, pendant deux décennies, le psychédélisme s’est confiné dans la zone crépusculaire de l’underground, remontant à la surface au milieu des 90’s, sous l’impulsion de formations yankees comme The Dandy Warhols ou Brian Jonestown Massacre. Et au cours des dernières années, ce style musical a refait florès. On peut même dire qu’aujourd’hui, les artistes ou formations qui s’en réclament pullulent (NLDR : sans oublier les vétérans qui font de la résistance comme les Fuzztones). Dans la mêlée, j’épinglerai All The Saints, Black Mountains, Black Angels et les Dead Meadows. Car il n’est pas toujours facile de séparer le bon grain de l’ivraie. En tenant compte que la musique de certains ensembles du style tient plus ou moins la route. Et Sleepy Sun se situerait plutôt du côté des bons sans jamais toutefois réussir à atteindre les maîtres du genre.

Une chose est sûre, le sextuor américain (NDR : de San Francisco, en Californie, pour être plus précis) a dû énormément écouter de musique psychédélique pour concocter une solution sonore pareille. Et pour cause, leur moyenne d’âge est de 22 ans. Ils sont peut-être même allés fouiller dans les vinyles de leurs parents, voire de leurs grands-parents. Bref, chez Sleepy Sun on retrouve toutes les caractéristiques du genre : guitares wah-wah, fuzz gonflés à bloc, soli dégoulinants (« New Age ») mais pas trop, les rythmiques lourdes et lentes ainsi que les vocaux réverbérés (NDR : pour la circonstance celles de Rachael Williams et Bret Constantino). Tout y passe. Sleepy Sun a quand même le bon gout d’ajouter ponctuellement l’une ou l’autre nuance. A l’instar de « Snow Goddess ». Plus americana. A cause de cette subtile ligne d’harmonica apportée par Constantino. Et puis lors de l’une ou l’autre ballade au cours desquelles le piano occupe une place plus importante (« Lord » ou « Duet with the Northern sky »). Bref, si vous aimez le revivalisme psychédélique, vous ne pouvez passer à côté de cet « Embrace » ; même s’il n’atteint pas les sommets bien gardés par les Black Mountains et consorts.