La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Soul Asylum

Candy from a stranger

Bien que créée en 1982, cette formation issue de Minneapolis devra attendre 9 longues années avant de sortir de sa coquille. Tout le monde se souvient encore de " Runaway train ", une ballade qui les propulsa au faîte des charts mondiaux. Le combo nous revient avec un somptueux album : " Candy from a stranger ". Onze mélodies irrésistiblement ‘british’, mélangeant guitares acoustiques, riffs électriques, glacés, nous rappelant ceux de The Edge (U2), une batterie très présente, des chœurs harmonieux, le tout imprégné par la voix chaleureuse, touchante de David Pirner. Tout au long de cet opus, nous voyageons dans le monde de la country américaine contemporaine (Counting Crows), du rock australien (Died Pretty), de la pop anglaise (Cast), écossaise (Silencers, Teenage Fan Club) et suédoise (Wannadies). Notre coup de cœur concerne le 3ème titre du CD, " Close ", une composition tout en relief et profondeur, pleine de significations où la production flirte avec la perfection. Splendide !

 

Soul Asylum

Let your dim light shine

Après une bonne demi-douzaine d'albums, le groupe de Minneapolis semble avoir perdu l'essentiel de ses caractéristiques hardcore, mais également son batteur et membre fondateur, Grant Young, remplacé par un certain Sterling Campbell. Hormis "Caged rat" dont la solution oscille entre le funk ample et la furie métallique, et dans une moindre mesure le single, "Let your dim light shine" libère une solution folk/pop/country/rock conçue suivant les principes FM établis par Tom Petty et John Mellencamp. Une œuvre beaucoup plus accessible, donc. Mais sans grand relief ni contrastes. Malgré la production de Butch Vig, qui tente néanmoins d'apporter un sens plus prononcé de la tension et du drame, l'ensemble parvient difficilement à se dépêtrer de ces ballades mélancoliques, artificiellement post adolescentes que nasille le vocal sableux de Pirner. Navrant!

 

Soul Asylum

Insomniac´s Dream

Si à l'origine cet ensemble yankee partageait les mêmes desseins punkcore que Replacements et Hüsker Dü, il faut reconnaître qu'aujourd'hui son style n'a plus grand chose à voir avec celui de ses condisciples. Pensez donc, Nirvana et Pearl Jam ont longtemps considéré Soul Asylum comme guide spirituel. Ce qui explique sans doute pourquoi celui-ci a bénéficié de l'avènement du grunge pour se faire une place au soleil. Sinon comment expliquer que "Grave Dancers Union" se vende à plus de deux millions d'exemplaires, alors que son expression flirtait davantage avec la pop que le métal. Le single "Runaway Train" en est la plus belle illustration. Un hit que l'on retrouve sur ce mini CD ‘live’ destiné au grand public. Un morceau de plastique constitué de six titres, dont deux ont été enregistrés en version acoustique à New York et quatre au Texas, sous une forme légèrement électrifiée. Agréable, mais pas de quoi provoquer des "Insomniac's Dream".