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St. Vincent

Le premier cri de St. Vincent

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« All born screaming », le septième elpee de St. Vincent est paru ce 26 avril 2024.

Produit par St. Vincent elle-même et mixé par Cian Riordan, « All Born Screaming » est une invitation à tester les limites du possible et à continuer.

Réalisé à l'aide d'une liste d'amis triés sur le volet (Rachel Eckroth, Josh Freese, Dave Grohl, Mark Guiliana, Cate Le Bon, Justin Meldal-Johnsen, Stella Mogzawa et David Ralicke), l’opus constitue l'expression pure et simple de la vision singulière de St-Vincent.

Le titre maître est en écoute ici :

« All born screaming », le septième elpee de St. Vincent est paru ce 26 avril 2024.

Produit par St. Vincent elle-même et mixé par Cian Riordan, « All Born Screaming » est une invitation à tester les limites du possible et à continuer.

Réalisé à l'aide d'une liste d'amis triés sur le volet (Rachel Eckroth, Josh Freese, Dave Grohl, Mark Guiliana, Cate Le Bon, Justin Meldal-Johnsen, Stella Mogzawa et David Ralicke), l’opus constitue l'expression pure et simple de la vision singulière de St-Vincent.

Le titre maître est en écoute ici

St. Vincent

Sortir de sa zone de confort…

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Nouvel album pour Annie Clark alias St. Vincent, artiste américaine surdouée qui en à peine plus de quinze ans en a déjà sorti six, sans compter celui réalisé en partenariat avec David Byrne, l'un de ses héros. Jouant à saute-mouton entre rock alternatif, jazz et électronique, la touche-à-tout de génie qui multiplie les collaborations (Gorillaz, Bon Iver pour n'en citer que deux) a, pour enregistrer cet opus, reçu le concours de Dave Grohl et Cate Le Bon. Cependant, ce disque ne doit cependant rien à personne puisqu'elle l'a produit en personne. Et s’il s’intitule « All Born Screaming », elle ne s'égosille pas et y joue à merveille de ses cordes… notamment vocales…

Recomposant son personnage à chaque fois, St. Vincent parvient également à se réinventer musicalement, oscillant pour la circonstance d'une électro industrielle vénéneuse à la Nine Inch Nails (« Reckless ») a un reggae-ska vintage (« So Many Planets »), en passant par du Peter Gabriel période « So » (« Big Time Nothing ») et un « Sweetest Fruit » qui résonne comme un écho à sa collaboration avec l'ancien leader de Talking Heads.

Un album coloré, mais, au départ, pas forcément lumineux...

« Violent Times », « Hell Is Near » et « Big time Nothing » sont des chansons très pessimistes...

Si la première moitié de l'album évoque en effet une vie difficile, le disque poursuit en s'achevant sur un mantra extatique, à savoir que nous sommes tous nés en criant (NDR : « All Born Screaming », le dixième et dernier morceau) que la vie est courte, mais qu’il n’existe qu’une seule raison qui vaille : faire des choses par amour. Ce n'est pas un album pessimiste, mais plutôt un voyage vers la lumière.

« So Many Planets » adopte un profil plutôt reggae. Pourquoi avoir abordé ce genre musical ?

J'étais obsédée par les productions de Lee Scratch Perry et King Tubby ; par ailleurs, je suis devenue accroc aux Specials et à la deuxième vague de ska de la fin des 70’s, en Angleterre.

Pour cette compo, j’envisageais un ska de la deuxième vague, voire un faux dub (elle sourit) ?

« Sweetest fruit » évoque certains albums solos de David Byrne ?

C'est l'un de mes musiciens favoris et l'une des personnes que je préfère.  Mais je me référais plutôt à la pop nigériane ; et plus particulièrement à Roselia, un quintet féminin nippon qui mêle pop japonaise et style gothique ou au reggaeton ; mais David possède en effet un ADN musical similaire…

Ce genre de collaboration, initiée par le passé avec l'ancien leader des Talking Heads, est-il essentiel pour votre créativité ?

Toujours. Ce type de coopération m'oblige à sortir de ma zone de confort. Il s'agit de projets que vous n'initieriez pas seul. Son avantage, c’est qu’il provoque une étincelle entre deux ou plusieurs personnes afin de donner naissance à une création originale. Tout ce qui me met au défi en tant que musicienne ou m'attire, me permet d'apprendre.

« Reckless » évoque Trent Reznor et Nine Inch Nails...

 J'adore Nine Inch Nails ainsi que Trent et j'apprécie le travail de production de Flood sur les albums de NIN. 

« Broken Man » bénéficie de la participation de Dave Grohl des Foo Fighters. Te plairait-il de rejoindre Them Crooked Vultures que Josh Homme du Queens of The Stone Age et Dave Grohl avaient formé avec John Paul Jones de Led Zeppelin ?

J'aime ces deux mecs. Et j'ai la chance de pouvoir affirmer que Josh et Dave sont mes amis. Par ailleurs, je suis fan de leur musique. S’ils cherchent à fonder un nouveau supergroupe, ils peuvent m'appeler (rires) !

Vous étiez également une grande fan de Soundgarden. Pourriez-vous, un jour, reprendre un de ses titres ou mieux encore enregistrer en compagnie des membres survivants de la formation, après le décès du chanteur Chris Cornell ?

Lorsque j'ai invité on amie Cater le Bon, qui a participé aux sessions de l’album, à écouter « Broken Man », pour la première fois - morceau sur lequel figure ce cri, à la fin - Cate m'a simplement regardée et a clamé à son tour : ‘Jésus-Christ !’. Et nous avons éclaté de rire... En effet, ce cri final adresse sans doute un petit clin d'œil à Chris Cornell… (elle rit)

Ce titre se réfère-t-il ton père et son séjour en prison, purgé il y a quelques années ?

Non, il nous arrive tous d'être brisés dans la vie. Il ne concerne que ma propre expérience.

Mais sur « Daddy's Home », paru sur votre elpee précédent, vous faisiez allusion à l’épisode d’incarcération de votre paternel, en 2010. Aurait-il eu un impact sur votre carrière musicale ?

Ma musique reflète mon parcours de vie et ce qui s'y passe à certains moments. Sur « Daddy's home », je jouais avec mon personnage et à l’aide de la musique que j'aime ; celle du début des années 1970, à New York : Stevie Wonder, Steely Dan... Celle que mon père m'a fait écouter. En quelque sorte, j’ai voulu approfondir cette partie de mon éducation musicale en réincarnant mon père tout en me consolant grâce à cette exploration de cette musique.

Était-il libérateur de produire ce nouvel opus, vous-même ?

C'est à la fois libérateur et en même temps se révèle plus compliqué que l’on imagine. Vous passez sans cesse du statut d'interprète à celui de producteur, tout en conservant une vue d'ensemble. Un peu comme un cameraman qui passerait son temps à zoomer dézoomer ; mais c'était nécessaire parce qu'il y a certains endroits où musicalement je ne me serais pas risquée si je n'y étais pas allée seule.

Quels sont vos modèles de vocalistes ?

J’en apprécie tellement que je ne suis pas certaine d'être inspirée par l'une ou l'autre en particulier ; j'ai juste appris à utiliser ma propre voix et à expérimenter ce dont elle est capable. Mais j'adore Élisabeth Fraser, Ella Fitzgerald, Tori Amos, David Bowie, David Byrne... et la liste des interprètes est encore longue…

Mais je ne me suis jamais vraiment considérée comme une chanteuse. J'ai appris à utiliser ma voix à la manière d'un autre instrument, comme une guitare par exemple. Mais évidemment, la voix est bien plus intime parce qu'elle vous appartient ; il s'agit de votre musculature, de votre ADN, de votre physique. Elle sort de votre être grâce à des muscles qui ressemblent à une... chatte, un sexe féminin (rires). Sans blague !

Je m'en suis rendu compte en allant consulter un phoniatre, afin de contrôler mes cordes vocales. Elles sont en bon état. Lorsque le médecin m'a montré le cliché, je me suis exclamé : ‘Oh, mon Dieu, c'est un cliché pornographique (rires) !’

St. Vincent « All Born Screaming » (Virgin) – date de parution 26 avril 2024

En concert à De Roma (Anvers) le 4 juin 2024

 

 

David Byrne & St. Vincent

Love this giant

Ce n’est pas la première fois que David Byrne et Annie Clark St. Vincent collaborent. En compagnie de Fatboy Slim, l’ex-Talking Heads avait ainsi apporté son concours à la confection du concept album de la native de Tulsa (NDR : c’est dans l’Oklahoma), en 2010. Un projet qui faisait suite à leur participation au projet ‘Dark was the night’, un concert destiné à financer la recherche dans le domaine du S.I.D.A. Les derniers disques de Byrne ne cassent pas la baraque, mais quand il parvient à dénicher un ou une bonne partenaire, le résultat est souvent probant. Et on peut carrément parler de magie, quand on évoque cette rencontre entre ces deux artistes atypiques. David aurait d’ailleurs pu être le père d’Annie…

Sur cet opus on retrouve le l’art rock blanc et puis aussi noir, spécifiques au Talking Heads », de l’exotisme, de la bossa nova, du funk et de l’indie. Des références véhiculées par des compos pop excitantes, vivifiantes, ouvertes à l’expérimentation, mais toujours accessibles, susceptibles d’embrasser une configuration surprenante et de libérer du groove.

Les premières compos du long playing sont assez minimalistes, puis elles prennent progressivement de la densité. Au fil des morceaux le duo est rejoint par de plus en plus de musicos. Notamment des cuivres. Omniprésents même. Guitares et synthés complètent une formule qui se veut résolument agréable, colorée et variée. Tout en adressant un clin d’œil à « My life in the bush of ghosts », projet que Byrne avait réalisé en compagnies de Brian Eno, au cours des années 80.

Si de ce long playing, il faut épingler « Who », « Weekend in the dust » et « Dinner for two », « Optimist » et « The one who broke your hart » en constituent la quintessence. Enfin, en observant la pochette, comment ne pas penser à Campbell et Lanegan, un autre couple qui réincarne le mythe de la Belle et la Bête… 

 

St. Vincent

Actor

Écrit par

Eclectique aux yeux vert émeraude, Annie Clark caresse du baroque et séduit en glamour tout en martelant des beats électro pas toujours orthodoxes. La douce voix et la stature fluette ne font pas long feu, car très vite la dentelle est mise en miettes sur le dancefloor. On peut aisément rester pantois devant cet alliage iconoclaste qui sonne parfois comme le sabotage d’une beauté trop pure, à l’image de la paire de ciseaux sur la chevelure de Sinead O’ Connor. On ne sait définitivement pas sur quel pied danser ; mais n’est-ce pas typiquement d’époque ? Les patrons volent en éclats, un peu à la façon Goldfrapp, où la belle est aussi instantanément la bête. Et de cet oxymore frémissant surgit la postmodernité. Ainsi dressé, le décor paraît plus digeste ; on peut alors accepter de se faire bercer par à coups, apprécier le chant de l’oiseau sur fond de synthé, la candeur d’un geste balayée, la douceur redressée, les ritournelles romantiques déconfites devant des sons saturés (« Black rainbow »). On s’accordera toutefois le droit de la préférer sans le masque grimaçant, lorsqu’à partir d’un la, elle glisse doucement sur une seule note, comme sur « The Bed » ou « The party ». Mais si Annie Clark souhaite à tout prix se nourrir du kaléidoscope postmoderne, il n’y a plus qu’à s’accrocher à son visage angélique et attendre la prophétie.

 

St. Vincent

Marry Me

Écrit par

Derrière ses airs de petite fille sage, Annie Clark, alias St. Vincent, est une conquérante. Non contente d’avoir accompli ses premiers pas dans le monde du show-business au sein des Polyphonic Spree ou encore auprès de Sufjan Stevens et du compositeur avant-gardiste Glenn Branca, elle propose un premier ouvrage plutôt insolite. Peu accessible, « Marry Me » est un brouillon réfléchi. Dotée d’une voix sans pareil -on aime ou on déteste, sans demi-mesure, Annie Clark aligne onze compositions aussi variées que déconcertantes, revendiquant une certaine liberté artistique. La jeune femme refuse donc toute limite et s’obstine à briser les barrières au sein desquelles la musique folk s’est enfermée ces dernières années, créant ainsi un univers authentique, voire un genre à elle seule. Une bien belle initiative. Malheureusement, sa créativité sans bornes tend aussi bien vers le sublime (« Paris Is Burning ») que l’insupportable (« Your Lips Are Red », « The Apocalypse Song »). Dès lors, les efforts de St. Vincent pour sortir des sentiers battus tombent un peu à plat et à « Marry Me », sa charmante proposition, on se voit tristement contraint de répondre ‘je passe mon tour’…