Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Stina Nordenstam

The World Is Saved

L’impression d’être perdu dans les bois, les doigts gelés et les pieds en compote. Au loin ricoche l’écho d’une voix fluette mais rassurante, parmi ce noir, ces épines, cette argile. Un ange ? Un fantôme ? La silhouette se faufile entre les arbres, tel un elfe apeuré qui n’aurait jamais vu d’hommes. Dans sa fuite, ses pas tintinnabulent : on dirait de la musique. On dirait celle de Tina Nordenskjöld : boisée, vaporeuse, parfois mutine mais aussi inquiétante. On l’écoute comme on lit un conte qui fait peur, même si on s’efforce de rire, pour se donner bonne contenance. Mais qui se cache derrière cette voix apparemment docile ? L’apparence : chez Tina Nordenskjöld tout est affaire de suggestion. Dans les films d’horreur, c’est ce qui donne le plus la chair de poule. « Cat. People », la Suédoise ? Ses griffes rétractées, on dirait qu’elle est câline… Mais sous ces mélodies fragiles, presque pop, se cache un univers bien plus obscur, ésotérique (la pochette/le jazz à la Garbure). Tina Nordenskjöld, égérie d’un monde spectral, aux contours flous, qui d’abord réconforte puis angoisse ? Si ce monde-là est sauvé, nous autres sommes en danger.

Stina Nordenstam

And She Closed Her Eyes

Née en 1969, cette Suédoise a été élevée dans un climat favorable à l'épanouissement musical, mais également selon des principes communistes. Au cours de son adolescence, Stina a d'ailleurs milité au sein d'un mouvement de jeunes relevant du parti, la ‘Young Communist League’. Elle aurait ainsi pu embrasser une carrière politique. Mais il faut croire que sa passion pour la musique était plus intense, puisqu'elle vient d'enregistrer son deuxième opus. Stina aime le jazz (Coltrane), le classique (Satie, Bartok) et le chant grégorien. Mais ses goûts, elle les a profilés sur un format contemporain, reflétant des mélodies intimistes, claustrophobes, douloureuses sur laquelle elle laisse glisser sa voix onctueuse, gémissante, glacée. Sur "And She Closed Her Eyes", elle a bénéficié du concours d'une flopée de musiciens scandinaves, mais aussi et surtout du célèbre trompettiste de jazz, John Hassell. De quoi vous donner une petite idée du talent de cette artiste que nous qualifierons volontiers de réponse féminine à Robert Wyatt...