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Stinking Lizaveta

Sacrifice and Bliss

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Originaire de Philadelphie, Stinking Lizaveta évolue sous la forme d’un trio. Mais pas n’importe quel trio ! Le combo se distingue en substituant un bassiste à un contrebassiste et un batteur à une batteuse ! Plutôt insolite dans un groupe de metal. Complètement décalé, l’ensemble surprend par ses atmosphères jazzy, doom et psyché. Mais l’absence de chant constitue un sérieux obstacle pour apprivoiser totalement ce « Sacrifice and Bliss » qui devient sérieusement ennuyeux après 10 minutes d’audition. Il serait inopportun de ne pas rendre justice au savoir-faire du virtuose Yanni Papadopoulos, dont le principal mérite est de ne jamais sombrer dans les clichés ringards du guitar-hero qui en fait des tonnes. On épinglera la pertinence des breaks, parfaitement en place, sur « Trouble Mountain » et « We will See », un intermède acoustique plutôt réussi ; mais l’ensemble reste terriblement linéaire et la production approximative. L’esprit évoque un peu Karma To Burn, mais on est loin du génie de ce groupe culte, un des rares metal band qui soit parvenu à signer des pièces totalement instrumentales d’anthologie. Cet elpee éponyme de Stinking Lizaveta s’avère donc plutôt dispensable.

Stinking Lizaveta

Caught Between Worlds

‘Coincé entre deux mondes’, c’est sûr que ce n’est pas trop la fête. Comme ces types qui restent dans le coma toute leur vie, à végéter en attendant leur mort, ou les grands romantiques qui marinent entre deux femmes (l’ex, la future), le cœur presque à l’arrêt. C’est une image, et celle qu’évoque la musique de ces types n’est pas jolie à voir. Guitare/basse/batterie, le truc habituel ; mais une formule mise ici au service d’un prog metal instrumental très rarement inspiré. Ca ne vaut pas un Noxagt, un Uzeda ou ce genre d’avant-garde électrique. Stinking ? Mmmm, pas bon.