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Electric Suicide Club

Electric Suicide Club (Ep)

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Il devient de plus en plus difficile de déterminer l’origine d’un groupe, rien qu’en écoutant sa musique. D’ailleurs, j’étais loin d’imaginer qu’Electric Suicide Club était originaire d’Alsace, par exemple… Si la France profonde commence aussi à accoucher de groupes d’un tel calibre, je vais finir par perdre tous mes repères.

Néanmoins, je vous invite à rejoindre les membres de ce nouveau club rock n’roll, car les 6 morceaux proposés par le trio sont sculptés dans un pop/rock aussi survitaminé qu’efficace. La rythmique est précise et les mélodies directes, sans fioritures. Un titre frénétique comme « N°4 » me rappelle les meilleurs moments du « Happy Hardcore » de Danannananakroud et « Wait a minute », le punk californien de Blink 182. En moins de 20 minutes ESC nous balance toute l’énergie d’un hardcore ‘very light’ pour produire des bombes mélodiques catchy à souhait.

Le combo se produira au DAN de Bruxelles, ce 12 mai.

Suicide Of Demons

Before Our Eyes

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Mieux vaut tard que jamais dit l’adage. Il aura fallu presque deux ans pour qu’un label se décide enfin à éditer et à distribuer cette petite perle du métal belge. Suicide Of Demons est un groupe bien de chez nous ; côté sud. Sa courte carrière (le groupe s’est formé en 2005) est déjà jalonnée de succès. Que ce soit ses prestations scéniques remarquées au Rock Around 2007 (où il remporte le prix du public), à la Fiesta du Rock, au Francofolies de Spa et au Durbuy Rock Festival ou sa magnifique victoire en finale du Concours Circuit de 2008, tout désigne le groupe carolo comme la star montante du métal made in chez nous. Autoproduit en 2007, « Before Our Eyes » est d’une qualité impressionnante ; et il aurait été vraiment fâcheux qu’il ne soit pas distribué à une plus grande échelle. Le label Fakto Records et le Distributeur Sonic RendezVous s’en sont heureusement rendu compte et ont décidé de lui donner une seconde chance avant qu’il ne tombe dans l’oubli. 

On a peine à croire, à l’écoute de la qualité sonore de « Before Our Eyes », qu’il s’agit là d’un album autoproduit. L’intensité et la variété des compositions présentées rivalisent sans conteste avec les meilleures productions européennes.

Même si l’intro très ‘Metallica des beaux jours’ d’« Enter The Suicide Of Demons » et le riff pachydermique de « Hurt To Kill » (aussi lourd que le « Sanitarium » des Four Horsemen) attestent de l’influence importante du trash métal originel sur sa musique, Suicide Of Demons évolue (comme un poisson dans l’eau) dans les sphères du Death Métal Mélodique Européen. Les guitares aussi acérées que des bistouris déclinent tous les tempi imaginables dans ce style musical. Lent, presque doom ou évoluant à la vitesse de la lumière, tout est exécuté avec une précision chirurgicale. La batterie ‘marteau pilon’ de Jo Nunez est plus rigoureuse qu’un métronome (NDR : pas pour rien si le bonhomme a été recruté depuis 2007 par les death métalleux gréco-suédois de Nightrage). Quant aux vocaux, ils alternent la violence de death métal à la mélodie du chant clair. Ajoutez-y quelques lead guitares bien placées et même une guitare hispanisante sur « Reap what you sow », et vous comprendrez qu’on frôle ici, la quasi-perfection ‘mélodico death-métallique’.

« Before Our Eyes » constitue donc une magnifique mise en bouche, en attendant le plat principal que nous réserve le prochain opus déjà annoncé le printemps 2010 et pour lequel on nous promet quelques surprises et des invités renommés ! Vivement la suite.

Suicide

American Supreme

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Fondé en 1970, Suicide pratiquait à l'origine un rock largement avant-gardiste inspiré à la fois par les Stooges et le Velvet Underground. Progressivement, le groupe va se débarrasser de toute l'instrumentation basique, congédiant même le guitariste, pour se résumer à un duo chant-synthétiseur : soit Alan Vega et Martin Rev, dont la formule délibérément monotone et répétitive va devenir une marque de fabrique. Le tout entretenu par des concerts dévastateurs, émaillé de multiples affrontements, se soldant parfois par un véritable carnage. A un tel point qu'à une certaine époque, plus aucun organisateur ne voulait les engager. Face à un tel mélange de malaise, de stupeur, d'hostilité et de révolte, on ne peut que penser à l'esprit punk qui a hanté les Sex Pistols, quelques années plus tard. A force de traîner une réputation aussi sulfureuse, le groupe a fini par se séparer. Pour réapparaître sporadiquement. Le temps d'enregistrer l'un ou l'autre album ou d'accorder l'un ou l'autre concert (NDR : davantage tempérés, vous vous en doutez). Curieusement, c'est en solitaire qu'Alan Vega va décrocher son plus gros succès : " Jukebox baby ". En 1980/81. Il commettra également quelques albums, souvent très proches du rockabilly. Tout comme Martin, mais dans un registre beaucoup plus expérimental. En 1997, sur l'initiative du label Blast First, le duo s'est à nouveau réuni. Pour se produire à Londres et à collaborer avec Pan Sonic. Une tournée aux States et en Europe plus tard, de nouvelles chansons avaient été composées et le groupe a alors manifesté le désir d'enregistrer ce nouvel album. Il concrétisera ce souhait en 2001, sous la houlette de Perkin Barnes. A New-York Là où ils sont considérés comme les pères de l'electroclash. La voix d'Alan Vega n'a jamais été aussi proche de celle de Kevin Coyne. Monologuant sur de longues plages qui oscillent du funk à la techno, en passant par le post-industriel et la house. De très longues plages, qui au fil de l'écoute, finissent par lasser. Et vous poussent à zapper. Dommage, car cette solution sonore qui se veut urbaine, pose des réflexions sur les States et ses valeurs, dénonçant les dérives du succès, du néo-libéralisme et de la société de consommation. L'éternelle remise en question du rêve américain, quoi. L'édition limitée comprend un second disque. Un 'live' immortalisé au 'Garage' de Londres en 1988, à l'occasion du 20ème anniversaire de Suicide. On y retrouve les classiques du tandem, dont une version décalée du fameux " Juke Box Baby " et un inédit (" White man ") ; mais rien de vraiment transcendant…

Low Pop Suicide

The Death of Excellence

Cet ensemble yankee était tombé sous les fourches caudines de la censure américaine lors de la sortie d'un clip vidéo destiné à son premier single, "Kiss my lips". Ce qui semble tout à fait normal aux States, lorsqu'on sait que le sujet de ce film était consacré à l'homosexualité féminine. Deux albums plus tard, Low Pop Suicide signe chez World Domination, label de Dave Allen, ex-bassiste de Gang Of Four, de Shriekback, et aujourd'hui leader d'Elastic Purejoy. Il enregistre "The Death of Excellence". Un disque épatant qui mérite un prix d'excellence rien que pour l'envoûtant "Zombie". Pas nécessairement mortel. Plutôt mélancolique, douloureux. Avec des états d'âme qui exsudent des vertus propres tantôt à Toiling Midgets, Tindersticks, Ed Kuepper, au Cure et surtout à The Call ; le timbre vocal de Rick Boston suppurant des inflexions aussi angoissées et angoissantes que celles de Michaël Been. Une œuvre électrique, climatique, filmique, torturée, pourrissant dangereusement l'âme, mais texturée dans un mélange astucieux de cordes de guitare sulfureusement électriques et acoustiquement ébréchées...