Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bénabar les regarde danser…

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Swearing At Motorists

This flag signals goodbye

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Issu de la scène indépendante de Dayton (Ohio) du début des 90's, Swearing At Motorists a enregistré à ce jour une poignée de singles et d'Eps, deux mini elpees et deux albums. Un groupe dont la musique a souvent été comparée à celle de Guided By Voices. Mais franchement, si c'est le cas, c'est du côté des doigts de pieds. En fait Don Fraser, qui a cédé depuis ses baguettes à Joseph Siwinski, a été l'ingénieur du son de GBV ; et puis Dave Dougham, le leader de SAM y a sévi tout un temps. Ce qui explique sans doute cette analogie.

Pour mettre en forme " This flag signals goodbye ", SAM a fait appel à Brian Mc Tear (Matt Pond A, The Trouble with Sweeney). Un disque découpé en 14 fragments à l'honnêteté douloureuse et à la simplicité désarmante. Mais trempé tantôt dans la lo-fi électrique, tantôt dans la lo-fi acoustique. Un style introspectif, aride, alimenté par les motifs de guitare capricieux et le drumming clair (NDR : parfois d'un banjo !), qui permet au chanteur/compositeur Dave Dougham d'épancher de sa voix ample, capable d'osciller du délicat au sinueux en passant par le baryton profond, tout son venin lyrique.

Entrecoupé de l'un ou l'autre interlude instrumental, l'opus recèle un fragment de psyché/pop/rock contagieux (" Anything you want "), un autre plus climatique, caractérisé par une succession de changements de rythmes (" The real thing "); et puis une composition bouleversante, enrichie par la trompette de Kurt Wunder, intitulée " Room full of you ".

 

Swearing At Motorists

More songs from the mellow struggle

Swearing At Motorists nous vient de Dayton, dans l'Ohio. Un duo constitué du chanteur/guitariste Dave Doughan et du compositeur/drummer/bidouilleur Don Trasher, un vétéran de la scène locale qui a forgé sa réputation en multipliant les expérimentations les plus diverses. Dans le passé, il a ainsi sévi successivement chez the New Creatures, Guided By Voices et les Hopefools, alors qu'aujourd'hui, il mène parallèlement à SAM, deux autres projets, 3 Dream Bag, flanqué du bassiste de GBV, Greg Demos, et le groupe de cowpunk sur acide, Johnny Smoke. Renforcé par la présence du guitariste de studio Matt Bowman, "More songs from the mellow struggle" est partagé entre chansons acoustiques, minimalistes, atmosphériques, qui auraient pu naître d'une rencontre improbable entre Syd Barrett et Buffalo Springfield, et compositions lo-fi. Des chansons dont l'intensité mélodique trempée dans le feedback, rappellent Sebadoh, les morsures de son, Pixies voire les Breeders, et les harmonies vocales aussi spectrales que soignées, Guided By Voices. Deux exceptions à cette règle, le "byrdsien" "The difference between listen and feel" et "Eaxt of bilaxi". Une composition remarquable, rognée de claviers sixties avec une dose de feeling pas possible, par un certain Phil Mehaffey...

Swearing At Motorists

Number seven uptown

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Responsable d'un premier album aussi superbe qu'électrique, SAM aurait-il décidé d'alléger la densité de son intensité blanche ? C'est en tous cas la question que je me suis posée après avoir écouté ce " Number seven uptown ". Bien sûr, la guitare électrique est toujours omniprésente, croustillante, vivifiante, mais hormis sur " Flying pizza " et " Inadvertent Christmas song ", en l'occurrence les deux premiers fragments de l'opus, elle fleurit par petits riffs, plaque paresseusement ses accords, lorsqu'elle n'épouse pas un profil acoustique. Ce qui donne une forme beaucoup plus éclectique aux chansons mélancoliques, agitées par le mid tempo de Don Trasher et balayées par le timbre vocal spectral, overdubbé de Dave Dougham. Des chansons aux titres farfelus mais paradoxalement aux lyrics fort intéressants. Des lyrics qui traitent de la solitude, de l'alcool, de la drogue, mais aussi et surtout des relations humaines déchirées entre conflits, espoirs et aliénation… Des lyrics qui s'infiltrent dans les mélodies, projetant des visions de paysages dépouillés, blêmes ; un peu comme les jours de novembre, lorsque toutes les feuilles des arbres sont tombées, mais que la neige se fait encore attendre… Pour enregistrer ce disque, le duo a bien reçu le concours de quelques invités. Mais leur présence est limitée à de très rares interventions à la lapsteel, à la mandoline, à la trompette ou au clavier.