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Teletextile

Glass

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Il y a bien longtemps qu’un album proposé par une demoiselle ne m’avait plus interpellé. Pour dire vrai, depuis Alela Diane, il y a bien trois ans. Pour le coup, Pamela Martinez, fondatrice du groupe, tape dans le mille. La New Yorkaise (de Brooklyn plus précisément), nous propose tout au long de « Glass », une musique intelligente et originale. Loin d’une folk-pop minimaliste pratiquée par nombre de ces compatriotes, Teletextile cherche plutôt ses influences du côté de Björk, Cocteau Twins voire Portishead.

« Glass » constitue un fourre-tout musical. La liste d’instrus utilisés sur les 11 pistes est impressionnante. Les plus identifiables ? Le violon, le piano et xylophone. Chaque sélection d’instruments semble mûrement réfléchie tandis que la finesse de production met en valeur les choix artistiques. Teletextile réussit à trouver un parfait équilibre entre des morceaux atmosphériques, majoritairement instrumentaux, et des titres plus entraînants aux mélodies contagieuses. Enfin, la voix de Pamela Martinez apporte la touche finale à l’édifice. Le neuvième morceau de l’album, long de 5 minutes, en est un parfait exemple. Cependant, il faut avouer qu’écouter Teletextile dans de mauvaises conditions est susceptible de taper sur le système nerveux. Mais sous le casque, lorsqu’on se promène en ville, c’est un véritable délice. Une critique ? Le patronyme : Teletextile. Franchement, il est tout simplement affreux !