Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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The Bats

Foothills

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Malgré une longue pause observée entre 1995 et 2005, The Bats affiche le même line up depuis 1982. Soit le bassiste Paul Kean, le batteur Malcolm Grant, la guitariste Kaye Woodward et le chanteur/guitariste Robert Scott. Ce dernier a, outre sa carrière solo, milité chez The Magick Heads, Electric Blood, Gina Rocco & the Rockettes ainsi que Greg Franco & The Wandering Bear, mais il est toujours impliqué dans l’aventure de The Clean, en compagnie des frères Kilgour, cependant comme bassiste, autre formation néo-zélandaise qui appartient à ce que les médias ont baptisé de ‘Dunedin sound’, un mouvement qui a marqué de son empreinte la scène indie, de 1980 à 1995. Des formations comme Pavement, R.E.M. et Mudhoney le reconnaissent même comme une de leurs influences majeures.

Rafraîchissante, caractérisée par ses mélodies limpides, ses harmonies vocales soignées, la ligne de basse raffinée, ses cordes de gratte carillonnantes, chatoyantes, tintinnabulantes et sa rythmique enlevée, la musique de ce quatuor kiwi mêlait astucieusement pop, psychédélisme, folk et post punk, un peu dans l’esprit des Feelies, à leurs débuts. Et près de 40 ans plus tard, la recette n’a guère changé, même si elle est un peu plus mélancolique et un peu moins turbulente. Quoique ! « Foothills » constitue le dixième elpee de The Bats, un disque qui a été enregistré dans une maison de campagne, près de la chaîne de montagne des Alpes du Sud, en Nouvelle-Zélande. 

La plupart des 12 plages de « Foothills » sont tramées sur la conjugaison entre cordes électriques et acoustiques ou semi-acoustiques. Parfois jouées en picking. Ponctuellement, un clavier vient s’immiscer discrètement dans l’ensemble. Du glockenspiel s’invite même sur « Changes all ». Et à l’écoute du propulsif, énergique et enjoué « Warwick » on ne peut s’empêcher de penser à Rolling Blackouts Coastal Fever, digne héritier de ce fameux ‘Dunedin sound’… Superbe !

The Bats

Couchmaster

Après un break de dix-huit mois, Robert Scott nous revient en compagnie de ses Bats. Pour ceux qui l'ignorent encore, Scott est un membre du mythique Clean, trio néo-zélandais qui a ouvert la voie à la scène indie indigène et permis ainsi à une multitude de formations, par label Flying Nun interposé, d'envahir la scène pop/rock internationale. Découpé en 17 fragments, "Couchmaster" alterne chansons moelleuses, duveteuses, chatoyantes, subtilement caressées d'un souffle de feedback ou d'un nuage de claviers, et compositions plus élaborées, plus percutantes,  tendrement sauvages, rampantes et hypnotiques. Comme sur "Crow road" et le fabuleux "For the ride", conçu avec le même esprit post krautrock que Stereolab. Ou le sinistre, presque velvetien "Lost week end". Ou encore "Knowledge is power" aux cordes de guitare savoureusement égratignées à l'instar de Wedding Present... Un superbe album, dont les mélodies irrésistibles, contagieuses, sont épurées par le vocal limpide, suppliant de Robert...

 

The Bats

Silverbeet

Tout comme les Chills, les Triffids et le défunt Go Betweens, ce quartet néo-zélandais cultive l'art du pop avec beaucoup de subtilité et de charme. Une pop redessinée par le ‘Postcard’ des Smiths voire d'Aztec Camera, dont le romantisme mélancolique et rêveur affiche une simplicité et une sérénité désarmantes. "Silverbeet" rassemble treize fragments savoureux. Treize chansons dont l'écriture imaginative semble héritée du mysticisme écossais. Treize mélodies acidulées, sculptées dans les cordes de guitares duales, scintillantes, cliquetantes de Kaye Woodward et de Robert Scott dont l'intensité contraste savoureusement avec la voix claire et suppliante dudit Robert...