L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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The Districts

Popular Manipulations

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Sorti en catimini, au mois de juillet dernier, le nouvel opus de The Districts est passé relativement inaperçu si on le compare au mini ‘buzz’ qu’avait provoqué la sortie de son précédent. Cette constatation laissait-elle présager un semi naufrage pour ce toujours très difficile album de la confirmation ? Et bien pas du tout…

Après avoir accompli leurs débuts au lycée, dans leur petite ville de Lititz (NDR : c’est en dans leur Pennsylvanie natale), les quatre potes décident de fonder un groupe, en 2009. Après avoir gravé deux Eps et elpee, ils sont adoubés par la respectable maison Fat Possum, afin de concocter leur très réussi second elpee, « A Flourish and a Spoil », un disque produit par l’illustre John Congleton (The Walkmen, Explosion in the Sky, Elvis Perkins). Et il était toujours derrière les manettes sur certains titres de « Popular Manipulations », une œuvre qui élargit avec classe les horizons des jeunes Américains. Le leader de ce band yankee, Rob Grote –qui parodie habilement, tantôt Isaac Brook (Modest Mouse) ou Bowie (« Aperoplane »)– peut s’appuyer sur une expression sonore qui navigue entre rock lyrique (« Violet »), ballades d’obédience pop (« Fat Kiddo »), envolées rock psyché (« Will You Please Be Quiet ») ou petites perles indie telles qu’« Ordinary Day ». La palette s’est élargie sans pour autant négliger l’énergie ‘grunge’ des débuts. Que demander de plus ?

 

The Districts

Une maîtrise… nouvellement acquise…

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Fondée en 2009, The Districts est une formation pennsylvanienne, issue de Litiz très exactement. Elle est venue défendre son dernier opus, « Popular Manipulations », paru en août dernier, un disque qui marque une évolution. L’indie rock/blues/garage, proposé à ses débuts, laisse aujourd’hui davantage d’espace à un style pop/rock lyrique.

Le supporting act est assuré par A Boy With The Beard, un combo bruxellois dont les membres sont tous barbus (NDR : ben normal, vu le patronyme…) et sympas. A la tête de ce groupe, on retrouve le chanteur/guitariste/photographe Sherban Vidick. Légitime, puisqu’au départ, soit en 2012, c’était son projet personnel. Ce n’est qu’à partir de 2014 qu’il va s’entourer d’autres musicos, soit le guitariste Rémy Schwilden, le drummer Fabian Hidalgo ainsi que le bassiste/claviériste Bastien Hidalgo. La musique de ABWTB mêle judicieusement rock, folk et pop. A son actif, un Ep éponyme. Un album est en préparation et devrait paraître au printemps 2018.

« Devil’s » ouvre le set. Le drummer frappe sa caisse claire à l’aide d’une longue chaîne métallique à grosses mailles. Les accords de gratte sont frémissants. La voix est tour à hantée et ténébreuse ou chaleureuse et puissante. « Senses » est caractérisé par des harmonies vocales en couche. Superbe ! « With The Moon » s’adresse au public féminin, d’ailleurs, Sherban signale qu’il s’agit d’une chanson d’amour. Le bassiste incite régulièrement le public à frapper dans les mains. Une jolie première partie au cours de laquelle on soulignera l’excellence des parties vocales…

Pour accueillir The Districts, la salle est comble. Il y fait très chaud. Rob Grote, le chanteur/guitariste va d’ailleurs le rappeler, à plusieurs reprises, au cours du concert. Les cheveux blonds et bouclés, la barbichette naissante, sa voix me fait parfois penser à celle de Bono, surtout lorsqu’elle descend dans les graves. Il fixe régulièrement la boule à facettes qui tourne au-dessus de lui. Et pointe régulièrement son manche vers le plafond. Tour à tour des lumières blanches bleues et/ou rouges sont projetées sur les jeunes musicos, dans leur dos. Ce qui confère un climat particulier au show.

« Violet » ouvre la prestation. Les cordes des deux guitares alimentent la richesse de la compo. Le batteur cogne ses tom bass en croisant les bras. La frappe est métronomique. « 4th And Roebling » est un morceau plus cool. D’ailleurs la set list va également inclure des morceaux plus paisibles. L’une ou l’autre ballade, aussi. Mais le plus intéressant procède des titres les plus énergiques. Alors, le quatuor vide littéralement ses tripes. A l’instar du rock endiablé « Peaches ». Ou de « Young blood », un morceau de plus de 7 minutes, au refrain irrésistible, au cours duquel les cordes électriques, saturées, vont s’en donner à cœur joie. Et pourtant, les musicos parviennent à maîtriser parfaitement leur sujet. Preuve de la nouvelle maturité acquise par le combo. Un concert vraiment rafraîchissant !

(Organisation : Botanique)

The Districts

Just rock’n’roll, no bullshit…

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On est en droit d’être lassé par ces artistes qui jouissent d’une aussi soudaine que suspecte couverture médiatique, avant même la sortie de leur second album. Et c’est un peu le sentiment qui dominait avant que The Districts ne débarque ce jeudi, à la Rotonde du Botanique. Par contre, plus possible de douter de leur sincérité après leur prestation tout en sobriété et pur esprit rock’n’roll… Si les dérives du marketing qui entraîne le band sont très susceptibles d’exaspérer, sa musique, elle, ne peut être taxée d’opportuniste. On s’étonne tout de même de cette faculté qu’ont les Américains à enfanter autant d’excellent groupes de rock comme The Strokes, Two Gallants ou The Walkmen, dont The Districts partage d’ailleurs dans le même ordre : nonchalance rock, blues crasseux et électricité classieuse.

Le quatuor philadelphien débute son set pied au plancher. D’emblée le son est dense et puissant. Rob Grote affiche une tignasse digne de Cedric Bixler voire d’Omar Rodríguez (At the Drive-In). Il se consacre au chant et à la guitare. Par Cassidy, le second gratteur, est vêtu d’une marinière. Plus réservé, Connor Jacobus est préposé à la basse. A contrario, Braden Lawrence martèle ses fûts comme un malade. Avare en mots, mais libérant une belle énergie, The Districts distribue les morceaux de bravoure issus d’« A Flourish and a Spoil », un elpee produit par John Congleton, leur deuxième opus, dont les imparables « Peaches » et « 4th & Roebling ». Les guitares consomment un blues très électrique. La voix de Rob Grote libère une belle palette d’émotions, qu’il communique à l’auditoire. Un auditoire venu en masse qui reprend en chœur les refrains. Nonobstant son évidente authenticité, The Districts ne pourra plus longtemps préserver ses hymnes de ‘grand petit groupe’ dans des salles de cette capacité ! Ce n’est peut-être qu’une question de mois… Après une heure de concert varié et classique à la fois, entre folk électrique (« Suburban Smell ») et climax mélodiques (« Hound »), les jeunes musiciens quittent l’estrade, avant de revenir pour un rappel limité à un seul titre. Mais de 10 minutes ! Soit le flamboyant « Young Blood » au cours duquel Rob Grote entre en transe et se métamorphose en rock star comme on n’en fait plus beaucoup aujourd’hui… Les gars de The Districts ont commencé leur aventure au collège, en interprétant des reprises ; mais leur show magistral accordé ce soir a démontré qu’ils ont pris de la bouteille sur les planches, tout simplement en accumulant les concerts. Just rock’n’roll, no bullshit… Le buzz était donc mérité !

(Organisation Botanique)