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The Fucking Am

Gold

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Originaire de la côte Est des Etats-Unis, ce groupe nous livre une galette assez hybride et globalement orientée seventies, mais plutôt sympathique. Le CD démarre en force par « Bad Legs », un instrumental à la rythmique puissante très Crimsonienne, période « Red » ; mais en plus joyeux. A cause de la mélodie tracée par la guitare. Digne d'un Gary Numan vitaminé et caractérisé par une voix trafiquée comme Steve Hackett les affectionne, « The Gauntlet » est une grosse surprise. Un instrumental embraie. Véloce, emmené par une guitare enjouée et entrecoupé d'un break combinant orgue d’église et batterie logorrhéique. « Taking Liberties » ose ensuite un nouveau cocktail : chant haut perché et nasal à la Scritti Politti et guitare Hackettienne sur lit de rythmique lourde et grasse à souhait façon Black Sabbath. Après un nouvel instrumental évoquant à nouveau un King Crimson de bonne humeur, la suite finale s'articule en trois volets. Le premier est dominé par des arpèges consentis par la guitare acoustique. Le second campe une ballade baba-cool/kraut/psyché à la Amon Düül, une compo parfumée d'Orient et fourbie d'une lente montée en puissance ; tandis que la dernière est plus sauvage. L'interprétation est enthousiaste, la production correcte et chacun les musiciens sont techniquement très au point. On passe donc un bon moment en compagnie de ce CD, auquel il manque peut-être juste une ou deux compositions marquantes pour sortir du lot.