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The Jesus & Mary Chain

Glasgow eyes

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« Glasgow Eyes » constitue le deuxième long playing studio de The Jesus and Mary Chain depuis sa réunion en 2007 ; et il témoigne de sa créativité durable tout en confirmant son statut d'icône.

L'album adopte un ton réfléchi et inhabituellement sympathique, rendant hommage à l'histoire du rock et à la place que la formation occupe. Il se caractérise également par une utilisation plus importante des synthétiseurs qui apportent une touche contemporaine et expérimentale au son à base de guitare du groupe. Il alterne plages plus lourdes et agressives, comme « Venal Joy » et « Jamcod » sur laquelle Jim Reid chante la dépendance à la drogue et à l’alcool qui a autrefois affligé le groupe et finalement conduit à sa séparation, et plus douces et mélancoliques, à l’instar de « Second of June », alors que sculptée dans une forme d’électro minimaliste, la plus new wave « Silver Strings » est abordée dans l’esprit de Taxi Girl.

TJ&MC rend également hommage à ses influences, et notamment à Lou Reed et au Velvet Underground lors du titre final, « Hey Lou Reid », mais également sur « Girl 71 », au cours duquel les riffs tranchants semblent empruntés au « Vicious » du New-yorkais. Une piste rock directe aux paroles simples et à la mélodie assez accrocheuse que Jim chante en compagnie de sa partenaire, Rachel Conti.

« The Eagles and the Beatles » adresse un clin d’œil à « I Love Rock 'n Roll », le glam-rocker d’Arrows que Joan Jett & the Blackhearts avait transformé en hit, dès 1981.

On épinglera encore le sombre et sensuel « Chemical animal », l’énigmatique et cool « Discotheque » ainsi que le capricieux « Pure Poor », dont les guitares contrastées des frères Reid accentuent une tension alimentée par une machinerie industrielle qui véhicule des accents ‘nineinchnailiens’.

Après 40 années de carrière, Jesus & Mary Chain est encore capable de surprendre…

The Jesus & Mary Chain

De la confiture de morue pour Jesus & Mary Chain…

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The Jesus and Mary Chain publiera un tout nouvel album le 8 mars 2024. Il s’intitulera « Glasgow Eyes ».

Glasgow Eyes a été enregistré au studio Castle of Doom de Mogwai à Glasgow, où Jim et William ont poursuivi le processus créatif du précédent elpee, « Damage and Joy ». Il en est ressorti un disque au cours duquel la bande aux frère Reid embrassent un deuxième chapitre productif, un maelström de mélodie, de feedback et de chaos contrôlé, reflétant leur amour pour la musique de Suicide et Kraftwerk ainsi qu’une nouvelle appréciation des attitudes moins disciplinées que l'on trouve dans le jazz.

Issu de ce futur long playing, le single « Jamcod » est disponible sous forme de clip,

En concert le 23 avril 2024 à l’AB de Bruxelles.

The Jesus & Mary Chain

Sunset 666

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En 1990, J&MC avait choisi Nine Inch Nails pour assurer le supporting act de sa tournée aux States. En 2018, Trent Reznor, qui a acquis depuis, une notoriété inversement proportionnelle, lui a renvoyé l’ascenseur en l’invitant à se produire en première partie, d’une tournée aux Etats-Unis, dont une série de concerts au Hollywood Palladium.

Le 15 décembre 2018, la bande aux frères Reid s’y produit pour la dernière fois.  Le band n’a pas l’intention d’enregistrer l’événement, mais Michael Brennan, l’ingé-son, avait remarqué qu’il était possible de connecter son ordinateur portable sur la console et il n’a donc pas hésité à le brancher.

Les trois premières faces de ce double vinyle immortalisent l’intégralité de ce concert, au cours duquel, invitée, Isobel Campbell vient poser la voix sur « Sometimes always ».

Interprétés cinq jours plus tôt, au même endroit, les cinq morceaux qui figurent en face D constituent un hommage à l’album « Automatic », avant de s’achever par « In a hole », issu de l’elpee « Psychocandy ». Quant aux trois premières faces, elles ne recèlent aucun titre de « Darklands ». Et pas davantage de trace du single « Sidewalking ». Doit-on s’attendre à une suite ? C’est toujours dans le domaine du possible. En attendant, les aficionados vont probablement se ruer sur cet objet de collection, Jesus & Mary Chain n’ayant plus rien sorti de neuf depuis 2017 ! Ça fait un bail !

The Jesus & Mary Chain

Un ‘live’ pour The Jesus & Mary Chain

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Les poids lourds écossais du alt-rock, The Jesus and Mary Chain, sortiront un nouvel elpee, mais ‘live’, ce 4 août 2023. Intitulé « Sunset 666 », il a été immortalisé en 2018, au Hollywood Palladium, alors qu’il était en tournée, en première partie de Nine Inch Nails. Cet album couvre l'ensemble de sa discographie et comprend des titres de « Psychocandy », « Darklands », « Automatic », « Honey's Dead », « Stoned and Dethroned », « Munki » et « Damage and Joy ». Notamment.

Issu de « Sunset 666 », « Sometimes Always », au cours duquel Isobel Campbell accompagne le band au chant, est disponible sous forme de clip ici

 

 

The Jesus & Mary Chain

De la fumée, mais plus de feu...

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La dernière fois que votre serviteur avait assisté à un concert de Jesus & Mary Chain, c’était en 1998. Presque 20 ans, déjà. Dans le cadre du festival de Dour. Et la prestation n’avait pas laissé un souvenir impérissable, les deux frères –probablement alors sous influence– étaient alors entrés en conflit. Cette année là, la formation avait quand même publié un album, intitulé « Murki ». Avant de se séparer en 1999. Après avoir monté des projets, chacun de leur côté, les frères Reid ont donc décidé de reprendre le cours de l’aventure en 2007. Se contentant de tourner, pour finalement quand même graver un septième opus, l’an dernier, baptisé « Damage & Joy », un disque qui a bénéficié de la mise en forme de Youth (Killing Joke).

En débarquant dans l’AB, vers 19h30, il y a à peine 200 personnes dans la salle. Curieux ! Heureusement, elle va se remplir progressivement. Et à 21 heures, elle est presque comble. Le set de Jesus & Mary Chain peut alors commencer…

Le supporting act est assuré par Tokota, un quatuor issu du Nord de la Belgique. Les deux gratteurs sont bien complémentaires et leurs cordes libèrent des sonorités pétillantes, cinglantes, dans l’esprit des Skids. Quant à l’expression sonore, elle oscille entre la pop (Mud Flow ?) et le blues. Malheureusement, le chanteur est loin d’avoir une voix inoubliable. Et ce n’est pas la choriste, venue renforcer l’équipe, en fin de parcours, qui va changer la donne. D’autant plus que sa voix est trop faible, pour faire une éventuelle différence… (Pour les photos, c’est ici)

C’est donc par « Amputation », une plage du dernier elpee, que le set de J&MC s’ouvre. Derrière le quintet, l’image de la pochette de cet opus, « Damage & Joy », est projetée ; et pourtant le concert ne va en retenir que quatre extraits, le reste du tracklisting puisant au sein de la discographie du band. William a les cheveux en pétard, bouclés, et est chaussé de lunettes. Sa six cordes est branchée sur deux baffles et amplis ‘Orange’. En léger retrait, mais au centre, le drummer trône sur une estrade. Le deuxième gratteur et le bassiste sont installés à gauche. Et Jim se plante au centre. Sa coupe de cheveux est, ma foi, plutôt classique. Il est filiforme. Réservé, il parle peu entre les morceaux. C’est d’ailleurs à peine si on entend ses propos. Sauf, quand il chante, d’une voix dont le timbre est toujours aussi velouté.

Les titres s’enchaînent. Depuis le bourdonnant « April skies » jusqu’au lancinant « Halfway to crazy », en passant, entre autres, par le doux amer « Between planets », l’hymne mortel « Blues from a gun », une compo soulignée de chœurs envoûtants, et le groovy « Mood rider ». Une choriste vient également rejoindre le band pour deux morceaux, mais elle n’a pas le charisme de Hope Sandoval… Des chansons mélodieuses, quoique noisy, qui s’écoulent plutôt paisiblement, en cascade, même si certaines se révèlent un peu plus caustiques. Sur l’estrade, les musicos sont plutôt statiques. La tension électrique est cependant permanente et propice au feedback. Les sonorités de cordes sont cristallines ou marécageuses. Ou encore véhiculent des accents fuzz voire surf. Quand elles ne lorgnent pas carrément vers Joy Division. Le son est puissant. Surtout dans la fosse. Les climats sont glaciaux, tourmentés et ténébreux. Spectraux parfois, même. Faut dire que l’écran de fumée y contribue. Mais la violence est intérieure. On est d’ailleurs loin de l’attitude dangereuse du punk que le combo incarnait en 1985. Et pourtant, les lyrics continuent de véhiculer des thèmes pour adolescents, comme la frustration, la romance pure et le sexe.

C’est lors du final que le show va enfin s’embraser et la tension atteindre son paroxysme. Grâce à une version agressive de « Reverence ». Après une longue intro instrumentale, presque post rock, l’assaut sonique est irrésistible. Et Jim en profite pour marteler son slogan, ‘Je veux mourir comme Jesus Christ’, lors du refrain. Le sommet du concert !

Il est dix heures, et le groupe s’éclipse. Or, le concert venait de prendre son envol. Cinq minutes d’attente, dans ces circonstances, c’est trop long. Le soufflé est retombé. Jesus & Mary Chain revient donc sur l’estrade pour un rappel entamé par un « Nine million days » (« Darklands »), au cours duquel on retrouve pourtant ces chœurs ‘rollingstoniens’ envoûtants, probablement par sympathie avec le diable. Et puis un « Just like honey » (quatre plages issues de « Psychocandy » lors de l’encore) à la beauté scintillante, qui va couler goutte à goutte comme du miel. Mais le charme est rompu. La fumée était encore bien présente, mais plus le feu… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Live Nation)

Setlist

Amputation
April Skies
Head On
Far Gone and Out
Between Planets
Blues From a Gun
Always Sad
Mood Rider
Teenage Lust
Cherry Came Too
The Hardest Walk
All Things Pass
Some Candy Talking
Halfway to Crazy
Reverence

Encore:

Nine Million Rainy Days
Just Like Honey
You Trip Me Up
The Living End
Taste of Cindy

War on Peace

 

The Jesus & Mary Chain

21 singles

Écrit par

Instigateurs du mouvement noisy rock, le Jesus & Mary Chain s'est donc séparé en 1998. En 15 années d'existence, cette formation écossaise était parvenue à épurer l'histoire du rock'n roll pour ne conserver que le concentré de l'héritage : la simplicité et la sensualité. Et puis également 15 années au cours desquelles, les frères William et Jim Reid ont défrayé la chronique à travers leur patronyme, leurs attitudes, leurs rixes et les lyrics de leurs chansons. Provocateurs tout autant que ténébreux, les frangins vont même finir par se disputer. Faut dire que leurs opinions étaient de plus en plus divergentes. Jim avait ainsi écrit " I love rock'n roll ", en réponse à une compo que William avait intitulée " I hate rock'n roll ". Deux chansons qui figurent, bien sûr sur cette compile. Reste donc six albums est une volée de singles, témoignages de leur musique insolente, violente, torturée, mais paradoxalement enrobée dans la pop mélodique et sucrée. Ces singles ont donc été réunis sur ce recueil. Tous les morceaux essentiels y sont. 21 en tout. Y compris " Sometimes always ", sur lequel Hope Sandoval (Mazzy Star, Hope Sandoval & the Warm Inventions) était venue donner de la voix. Un testament indispensable !

 

The Jesus & Mary Chain

Munki

N’en déplaise aux esprits chagrins et aux éternels blasés, mais le set accordé par J&M C, lors du festival de Dour, fut en tous points remarquable. Bien sûr, lorsqu’un groupe tente d’approcher la perfection, il perd en spontanéité ; mais lorsqu’on sait que dans le passé, le combo glaswegien a parfois confondu spontanéité et anarchie, il n’est pas trop difficile d’opérer un choix, surtout si on partage les attentes des spectateurs. Faut dire que les frères Reid, ont pris de la bouteille (NDR : au propre comme au figuré) ; et puis, ils ont eu le nez creux en engageant leurs nouveaux collaborateurs. Un excellent guitariste, tout d’abord, en la personne de Ben Lurie. Et puis une section rythmique plus que solide, formée aujourd’hui, par le tandem Nick Sanderson (ex Gun Club, Clock DVA), à la batterie, et le bassiste du défunt Lush, Phil King. Et c’est sous cette formule que le combo a enregistré son dernier opus. Un disque qui commence avec une chanson composée par William, " I hate rock’n roll ", et se termine par un titre issu de la plume de Jim, " I love rock’nroll ". Toujours cette ambiguïté ! Et le reste ne manque pas d’allure. Depuis l’hommage à l’ex-drummeuse du Velvet, " Mo Tucker ", en passant par un survol de plus de 30 années de rock’n roll. Un survol déterminé à ne conserver que l’essentiel : simplicité et sensualité. Une ligne de conduite qui nous réserve quelques perles sur ce Munki. Et notamment " Birthday ", " Fizzy ", " Virtually unreal " et surtout l’époustouflant " Degenerate. Dix-sept titres à la gloire de la noisy la plus pure, la plus contagieuse. Un must !

 

The Jesus & Mary Chain

Stoned And Dethroned

Les frères Reid nous promettaient un album acoustique depuis deux bonnes années. Et c'est dans cet esprit que "Stoned and Dethroned" a été enregistré. Dans cet esprit, mais pas dans la forme. Ce qui confère un aspect tout à fait inhabituel aux dix-sept titres du disque. Epurés de feedback. Ou presque ! Electrifiés, mais pas trop. Ben Lurie, le guitariste, parvient à jongler subtilement entre intensité rougeoyante et minimalisme insidieux, venimeux. Un opus qui épingle un duo savoureux entre Jim et Hope Sandoval de Mazzy Star, réminiscent de celui opéré par Nancy Sinatra et Lee Hazelwood, pour le single "Sometimes Help Me"; ainsi qu'une interprétation admirablement misérable ou misérablement admirable, de Shane MacGowan sur la chanson "God Help Me" (il en a bien besoin ! ) On y retrouve bien sûr toujours cette rituelle structure en trois accords sur laquelle s'épanche le débit vocal languissant, énigmatique de Jim, dont les lyrics mènent un combat perpétuel entre sarcasme et réalité. Et puis cette atmosphère à la fois glacée et esthétique qui rend leur pop si magique...