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Denver ou DNVR ?

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The Lemonheads

Le chant d’amour de The Lemonheads…

Après près de deux décennies de quasi-silence, The Lemonheads sortira un nouvel elpee cet automne. Renouant avec la pop presque parfaite qui a fait sa renommée, il dévoile un tout nouveau single mettant l'accent sur la lumière et l'obscurité de cet opus qui s’intitulera “Love Chant”. Avant de repartir en tournée, la formation dévoile son nouveau single, “Deep End”, paru ce 14 mai, accompagné d'un nouveau clip vidéo produit par Surreal Hotel Arts.

Magnifiquement asymétriques, “Deep End” et “Sad Cinderella” traversent les hauts et les bas de la vie, illustrant parfaitement les goûts musicaux ésotériques d'Evan Dando.

« Deep End » est un monstre de riffs, avec des breaks de guitare signés J Mascis de Dinosaur Jr, un morceau compulsif de pop punk intemporelle, la bande-son parfaite pour fumer une cigarette. Coécrit en compagnie de son partenaire australien Tom Morgan de Smudge et Juliana Hatfield, il marque le retour du groupe aux antipodes, où plusieurs dates ont été programmées en mai.

‘Je suis très heureux de retourner en Australie, juste à temps pour la sortie de la nouvelle musique sur laquelle je travaille, y compris un single coécrit avec l'incroyablement talentueux Tom Morgan. L'Australie a toujours été une grande source d'inspiration pour ma musique, et avec le nouvel album qui sortira bientôt, c'est un rêve qui devient réalité’, ajoute Evan.

Le clip de « Deep End » est à voir et écouter

 

 

The Lemonheads

It’s a shame about Ray (30th anniversary edition)

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Pour célébrer le 30ème anniversaire de la sortie de l’album « It’s a shame about Ray » des Lemonheads, paru en 1992, le label Fire a décidé de le rééditer en y ajoutant un second cd sur lequel figure des inédits, des titres ‘live’, des raretés, des démos et des flip sides. 

Avant d’enregistrer cet LP, la formation pratiquait une forme de rock hardcore inspirée des Replacements et de Hüsker Dü. Mais lorsque le line up vole en éclats, Evan Dando, le leader, s’exile quelque mois en Australie ; et quand il revient c’est pour former un nouveau trio. Le line up réunit alors le chanteur/guitariste Evan, le drummer David Ryan et la bassiste Juliana Hatfield, alors également préposée aux backing vocaux.

Si cet opus est bien chargé d’intensité électrique, il se révèle beaucoup plus pop, accrocheur et surtout mélodieux que les précédents. Une œuvre considérée avec « Lick », bien que plus brouillonne, comme les fleurons de la carrière du band.

Le second disque recèle pas mal de morceaux intéressants, dont des versions acoustiques (remasterisées pour la circonstance) de certaines plages du long playing, mais aussi l’une ou l’autre cover dont une reprise speedée du « Mrs Robinson » de Simon & Garfunkel. Et curieusement, sur plusieurs pistes, le timbre vocal de Dando devient aussi capricieux que celui d’Elvis Costello…

A noter qu’après la parution de ce long playing, Juliana Hatfield quittera le band pour entamer une carrière solo…

The Lemonheads

Lovey

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Evan Dando et ses Lemonheads célèbrent les 30 ans de leur 4ème album, « Lovey » Le vénérable NME le présentait comme ‘Husker Dü’ à son plus féroce ou R.E.M. dans son versant hypnotique le plus ‘byrdsien’… difficile de mieux décrire le power-rock assez musclé mais diablement mélodique de ce premier opus publié pour le compte d’une major de la part des Lemonheads. Une pincée de punk countrysant (« Ballarat »), un brin de grunge circa Seattle –nous sommes en 1991– (« (The) Door ») ainsi que des salves folk (la repise du « Brass Buttons » de Gram Parsons) figurent au programme. Cette réédition inclut, en outre, une série de 8 prises inédites immortalisées au Triple J à Sidney, en 1991, dont une reprise de Big Star, figure tutélaire du groupe.

The Lemonheads

Varshons II

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Figure culte de la scène indie des années 90, statut décroché lors de la sortie de son premier elpee, « It’s A Shame About Ray », Evan Dando (seul membre permanent depuis les débuts de Lemonheads) avait un peu disparu des radars, malgré la reformation de son band, en 2005… « Varshons II » fait suite à « Varshons », un LP paru en 2009, également consacré à des reprises. Essentiellement downtempo et acoustique, cette série de relectures navigue allègrement entre le folk de Lucinda Williams (« Abandoned ») et le répertoire de Paul Westerberg, en passant par le punk de The Eyes (« TAQN ») et même le reggae, à l’instar d’« Unfamiliar », un morceau signé par le très méconnu GiveGoods. Le géant (1m92 tout de même !) vétéran américain ose même s’attaquer à Nick Cave (« Straight to You ») ! Dans son style et avec style, Evan Dando nous réserve une belle collection de covers maîtrisée et plaisante, pas si anecdotique qu’il n’y paraît et qui devrait plaire aux nostalgiques des sonorités issues des 90’s et instituées, notamment, par Dinosaur Jr…

The Lemonheads

Lick (réédition)

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« Lick », c’est le troisième opus de Lemonheads. Paru en vinyle, dès il a été réédité sous la forme d’un compact disc et enrichi de deux bonus tracks, en 1992. Qui figurent bien sur cette nouvelle mouture. A nouveau doté de titres supplémentaires. 10 en tout, dont l’interview évincée de Creator ». Et du tracklisting originel, on retrouve cependant la reprise électrique, mais bien balancée (Bob Mould ?) du « Luka » de Suzanne Vega ainsi que le « Mallo cup » oubliés sur la réédition du second long playing. Ce dernier morceau ouvre d’ailleurs le long playing, et augure une œuvre bien plus mélodieuse et maîtrisée. Illusions rapidement perdues. Car hormis le très pop « Circle of one », bercé d’accents mélancoliques à la Kurt Cobain (NDR : pensez à « In utero »), le reste nous replonge dans la sauvagerie des deux premiers opus. Seul le son de la batterie semble avoir bénéficié d’une meilleure mise en forme. Parmi les bonus tracks, figurent évidemment plusieurs enregistrement opérés ‘live’, deux au WERS et trois aux Pays-Bas ; et puis les quatre pistes du premier Ep éponyme, « Laughing all the way to the cleaners ».

Pour en revenir aux sessions d’enregistrement, elles ne se sont pas déroulées dans un climat paisible, puisque et Dando et Peretz ont alternativement claqué la porte, avant de revenir terminer le boulot, ce dernier quittant finalement la formation lors de leur tournée européenne. Ce qui explique pourquoi plusieurs musicos de studio sont venus en dépannage, afin de pallier les absences alternatives des deux leaders.

 

The Lemonheads

Hate your friends (réédition)

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« Hate your friends » constitue le tout premier long playing des Lemonheads. Nous sommes alors en 1987, et le trio, alors constitué d’Evan Dando, de Ben Deily et Jesse Peretz, aidé pour la circonstance par Doug Trachten, pour une grosse moitié de l’album, pratique un punk rock directement influencé par Hüsker Dü et les Replacements. Si Jesse Peretz se concentre uniquement sur la basse, Evan et Ben se réservent les vocaux, jouent de la guitare ou des drums quand le quatrième larron ne siège pas derrière les fûts. Les trois compères s’étaient rencontrés au Commonwealth School de Boston où ils avaient d’abord fondé Whelps. Au départ limité à 13 titres, cette réédition a été enrichie de 17 bonus tracks, dont la plupart ont été immortalisés à l’Emerson College de Boston, en 1987. Parmi les titres gravés en studio, seul « Don’t tell yourself it’s OK » laisse entrevoir le futur plus pop des Lemonheads. Le reste est plutôt brut de décoffrage. Y compris le ‘live’, mais en plus brouillon. Une seconde exception qui confirme la règle, « Mod lang ». Cette piste qui figurait sur la compile « Crawling from within’, lorgne vers Elvis Costello & ses Attractions qui auraient été privés de claviers…

 

The Lemonheads

Creator (réédition)

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Paru en 1988, sous la forme du format vinyle et réédité en 1992, en compact disc, « Creator », constitue le second opus des Lemonheads. Et il s’inscrit dans la lignée du premier, « Hate your friends », même si les cordes de guitares sont parfois plus distinctes (« Sunday »). Ben Deily et Evan Dando se partagent les vocaux, mais le premier nommé braille plus qu’il ne chante.

La première version ne comptait que 13 plages et le cd 15, plus une interview. Cette réédition nous en propose 24, dont 10 bonus tracks également immortalisés à l’Emerson College de Boston, mais en 1988 ; cependant, pas de trace de la reprise du « Luka » de Suzanne Vega ni de « Mallo cup ». Par contre on y retrouve bien le « Your Home Is Where You're Happy » de Charles Manson et le « Plaster Caster » du chanteur/bassiste de Kiss, Gene Simmons. Deux compos acoustiques quand même, « Your home is where you’re happy » et « Postcard » ainsi qu’une plus pop, « Come to the window ». Pour info, sur le dernier titre de la plaque, Juliana Hatfield vient poser sa voix, mais elle chante carrément faux, alors que paradoxalement, les gratteurs tentent vainement de rectifier le tir…

 

The Lemonheads

Varshons

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Après le retour réussi de Dinosaur Jr., un nouvel héros issu des 90’s vient de refaire surface : Evan Dando, le leader des Lemonheads. Il avait déjà tenté un comeback en 2006, lors de la confection d’un opus éponyme. Un disque passé plus ou moins inaperçu. Il nous propose aujourd’hui un album de reprises : « Varshons ».

The Lemonheads est une formation à géométrie variable. Evan Dando mériterait même de figurer au Guiness boook pour sa consommation de musiciens. A ce jour, dix bassistes et une douzaine de drummers doivent avoir transité par le line up…

Dernièrement, Evan Dando a déclaré qu’il n’aimait pas trop se sentir dans l’obligation de composer de nouvelles chansons. De répondre à un rythme d’écriture imposé par l’industrie musicale. De se résoudre à concocter des morceaux moyens. C’est sans doute ce que l’on déclare lorsqu’on est en panne d’inspiration. Et c’est ce qui explique probablement cet improbable long playing consacré à des reprises. Même Linda Perry (4 Non Blondes), Sam Opal et Leonard Cohen sont épinglés. Mais Stéphanie prend un soin tout particulier à rendre l’ensemble cohérent. Surtout dans son interprétation.

A première écoute, cet elpee m’a laissé dubitatif. Sauf le timbre vocal de Mr. Dando. Ce qui m’a permis de me laisser progressivement séduire par son contenu. Le quatuor introductif de « Varshons » est particulièrement réussi. Tout comme les covers de Wire (NDR : groupe de post-punk anglais mythique), GG Allin (NDR : punk rocker américain notoire pour ses lyrics scatologiques, décédé d’une overdose à l’âge de 37 ans) ou encore Townes Von Zandt (NDR : héros de la country alternative américaine, également disparu, mais en 1997). Sa version du « I Just Can’t Take It Anymore » de Gram Parsons est plus que respectueuse de l’originale. Elle est même fort proche. Faut dire que la voix d’Evan colle à merveille à cette ambiance trempée dans le country rock indie.

Charismatique, Dando est toujours parvenu à s’entourer de jolies filles. A l’instar du « Hey, That’s No Way To Say Goodbye » de Leonard Cohen, qu’il interprète impeccablement en compagnie de Christine Aguilera. De Kate Moss, également ; pour une adaptation de l’hymne euro-dance « Dirty Robot » d’Arling & Cameron, un obscur duo allemand d’électro kitsch. Probablement le morceau le plus insolite paru en 2009. Un hymne d’Euro Dance datant de 2001. Tout n’est pas parfait, mais l’ensemble s’avère de bonne facture. Surtout de la part d’un groupe dont on n’attendait plus grand-chose.

Produit par Gibby Haynes des Butthole Surfers et mixé par Anthony Saffery de Cornershop, cet elpee constitue une bonne surprise. Il synthétise toutes les influences accumulées par Evan Dando à ce jour et campe une petite récréation pour les Lemonheads tout en se révélant un plaisir pour nos oreilles. Rien de vraiment transcendant, mais de très jolies reprises susceptibles d’enthousiasmer.

 

The Lemonheads

The best of

Que les choses soient claires ! Bien que réunissant dix-neuf des meilleures chansons de Lemonheads, cet opus ne mérite pas le titre de " best of ". D’abord, on n’y retrouve aucune trace du premier album enregistré pour le label Atlantic. Ensuite, la sélection a été opérée entre 1990 et 1997. Ignorant superbement tout ce que la bande à Evan Dando a commis entre 1986, jusqu’à l’aube des nineties. Pas de trace donc, de Laughing all the way to the cleaner ", de la reprise de Suzane Vega, " Luka ", de " Different drum ", de " Favourite spanish dishes " ou de " Patience & prudence ". Ce qui ne veut pas dire que ce recueil passe à côté de son sujet. Difficile, d’ailleurs de faire la fine bouche lorsqu’on y retrouve " It’s a shame about Ray ", la cover de Simon & Garfunkel " Mrs robinson ", " Confetti " ; et des inédits du calibre d’ " Into your arms " et de " Down about it ", en version acoustique. Parce que ce disque donne une bonne idée du style légèrement noisy, mais surtout pop pratiqué par ces têtes de citron…

 

The Lemonheads

Car button cloth

A l'origine, le sixième album des Lemonheads devait inclure une chanson coécrite par Noël Gallagher d'Oasis et d'Evan Dando. Mais, le label Creation ayant manifesté son veto à cette insertion, " Purple parallelogram " ne sortira qu'en single. Ce qui ne veut pas dire que ce " Car button cloth " soit de mauvaise facture. Que du contraire! Un disque pour lequel, Evan a bénéficié du concours de Bill Gibson, guitariste du défunt et mythique groupe australien New Christs, de l'ex drummer de Dinosaur Jr, Patrick Murphy, ainsi qu'épisodiquement de la participation d'Eugène Kelly (Eugenius, Vaselines), d'Epic Soundtracks (Swell Maps, These Immortal Souls) ainsi que de Royston Langdon (Spacehog). Une œuvre qui alterne pop songs contagieuses, fragiles, intimistes, sucrées de folk ou de country - imaginez un peu le Lovin Spoonful trente ans plus tard - et hymnes capricieux, turbulents, injectés tantôt de punk, de grungecore (Nirvana?) et même de garage crazyhorsien. Le tout enrichi par la qualité plaintive, vacillante du vocal d'Evan, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Gram Parsons et d'Howe Gelb de Giant Sand...