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The Lords of Altamont

Difficile de sortir The Lords of Altamont de sa tête…

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Les rockeurs garage psychédéliques de Los Angeles The Lords of Altamont ont partagé leur nouveau clip, « Get Out Of My Head, un extrait explosif de leur prochain album Forever Loaded, qui paraîtra le 10 avril chez Heavy Psych Sounds. Cette nouvelle vidéo offre un aperçu vibrant de l’énergie sauvage et de l’esthétique brute qui caractérisent le groupe depuis près de trois décennies.

Grâce à « Forever Loaded », The Lords of Altamont signent un condensé de fureur garage‑punk, de sueur et d’attitude psychédélique. Forgé dans un processus d’enregistrement international mêlant bars interlopes et bricolages numériques, l’opus propose dix titres à haute intensité, façonnés pour célébrer l’héritage du véritable rock’n’roll. Du premier grésillement de l’aiguille jusqu’aux derniers accords saturés d’orgue, chaque morceau témoigne d’une maîtrise sans compromis de la puissance brute et de la tradition garage américaine.

Nés des cendres de l’utopie hippie et nourris par les scènes tumultueuses de Detroit, de la Sunset Strip et des garages emplis d’essence à travers les États‑Unis, The Lords of Altamont continuent d’incarner une vision viscérale du rock. Drivé par Jake Cavaliere, figure centrale du groupe depuis la fin des années 90, et un line‑up de musiciens aussi rugueux que talentueux, le collectif poursuit son évolution tout en restant fidèle à ses racines : riffs primitifs, orgue en feu, imagerie motoculture et énergie live inégalée.

Le clip « Get Out Of My Head » s’inscrit comme une nouvelle preuve de leur capacité à mêler imagerie nerveuse, attitude rock affirmée et sonorités fulgurantes. Un avant-goût puissant d’un album qui s’annonce déjà comme l’un des plus intenses de leur discographie.

La vidéo est disponible

Et la formation part bientôt en tournée européenne.

 

The Lords of Altamont

Lords take Altamont

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Un peu d’histoire pour commencer. En 1969, alors que les derniers hippies rentrent de Woodstock, heureux d’avoir vécu 3 jours (sans doute plus) de paix, d’amour, et d’allégresse, se prépare un des épisodes les plus sombres l’histoire. Et il surviendra en novembre. En Californie. Dans le cadre de ‘The Altamont Speedway Free Festival’. Les organisateurs ont eu la mauvaise idée d’engager des Hells Angels pour assurer la sécurité. Et l’un d’entre eux va poignarder un spectateur, pendant le concert des Rolling Stones. Il succombera à ses blessures. Quatre personnes vont d’ailleurs trouver la mort pendant ce festival. Un événement devenu tristement célèbre que, trente ans plus tard, quelques musiciens ont voulu commémorer.

The Lords of Altamont est une formation née en 1999. Elle est fondée par des ex-membres des Cramps et des Fuzztones. Depuis sa formation, le line up a connu de multiples changements. Seule la figure de proue, le chanteur Jack the Preacher Cavaliere, est toujours au poste. Quinze ans plus tard, le groupe californien (issu de Los Angeles, très exactement) publie son quatrième album intitulé « Lords take Altamont ». Il est donc destiné à rendre hommage aux victimes du festival. Et le combo a décidé d’interpréter des morceaux joués par différents groupes qui y avaient participé. Bien sûr, à sa manière. Soit dans un style rock’n’roll garage. Dont les inévitables « Sympathy for the devil » et « Stray Cat Blues » des Stones ainsi que « The other side of this life » et « 3/5 of mile in 10 seconds » du Jefferson Airplane.

Si le concept est louable, les adaptations n’apportent strictement rien de neuf. Elles se révèlent même finalement anecdotiques. Dommage que le combo n’ait pas osé se fendre de versions plus audacieuses…

 

The Lords of Altamont

To Hell With The Lords

« Lords Have Mercy » : il y a quelques mois on priait le Saint-Rock’n’Roll qu’il sauve notre âme, dévergondée à force d’écouter gueuler Jake Cavaliere et ses amis bikers, baptisés « Lords of Altamont » dans un hommage douteux aux Stones et à leurs potes des Hell’s Angels. 1969, fin de la mythologie hippie : après le drame d’Altamont, plus rien ne sera jamais pareil. 2006, Fargo réédite le premier album des Lords, sorti il y a quatre ans sur le label Sympathy For The Record Industry. La bonne nouvelle ? C’est qu’il n’y en a pas, puisque les Lords of Altamont ne savent rien faire d’autre que jouer du rock garage à fond les manettes, sans regarder dans leur rétroviseur. C’est là qu’on distingue un bon groupe de rock garage d’un mauvais groupe de rock garage : le bon groupe de rock garage ne se renouvelle pas, et se fout bien des modes et du temps qui passe inexorablement. Le mauvais groupe de rock garage ne se renouvelle pas non plus, sauf dans la médiocrité. Nuance. So quid ? Eh bien si vous aimez les Sonics et les Cramps, vous aimerez les Lords of Altamont, qui manient avec entrain l’orgue et les guitares fuzzzzzzz. Dans le cas contraire, passez votre chemin : de toute façon les Lords n’en ont rien à caler, ils vivent dans un monde où les iguanes chantent et les prunes sont électriques.

 

The Lords of Altamont

Lords Have Mercy

Du rock’n’roll qui pétarade sans demander son reste, et qui sue des aisselles en tentant de mimer l’Iguane : la tête gigote sur le beat bâtard, les doigts s’accrochent vigoureusement au manche, et les santiags tapent en cadence. Non, il ne s’agit pas d’un film de boules, mais ce disque les fout. On se croirait presque en 69, à l’époque des Stooges, d’où la chanson, et la position. Le sexe, le rock’n’roll, tout ça c’est du pareil au même, et quand elle crie (« She Cried »), c’est qu’elle aime ça. Sur ce disque les Seigneurs d’Altamont crient leur amour du riff débraillé, qui gicle de toute part. On pense aux Seeds et à leur « Web of Sound », le Rhodes en fait des tonnes et ça groove sec sur le linoléum. Un groupe Nuggets en 2006 ? Il y a du « TV Eye » dans le morceau « Let’s Burn »… et de l’Iggy partout ailleurs, en plus garage sixties. Les Lords of Altamont nagent donc en plein délire nostalgique, mais ils y croient tellement que c’en est sympathique. Ayez pitié pour eux, vous les croiserez peut-être en enfer.