La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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The Silencers

Silent Highway

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19 longues années que les Silencers n’avaient plus enregistré d’album studio. Enfin, Jimme O'Neill avait quand même publié un elpee solo, en 2008, « Real ». En fait, il s’est installé en Bretagne avec toute sa famille. Et c’est en sa compagnie (sa fille chante sur deux morceaux et ses fils y ont participé) ainsi que le bassiste Steph Greer, le drummeur de Delgrès et de Jean-Louis Aubert, Baptiste Brondy (NDR : qui coproduit le disque), que les sessions se sont déroulées. A Nantes. Et le tout a été mixé à Glasgow. 

En résulte un opus plutôt éclectique dont les 12 titres oscillent du surf ‘enniomorriconesque’ enrobé de chœurs féminins (« Western swing ») au hard rock (un « Bringing up the young » aux accents légèrement empruntés à AC/DC et un « Torchsong » qui aurait pu figurer au répertoire des slows de Scorpions) en passant par du rock made in US plus vrai que nature (« Sunnyside »), de la ballade romantique (« Windswept girl »), du trip hop (« Whats Inna name »), du blues rythmé (« On ma mind »), du folk/pop (le titre maître, dont le long développement et les harmonies vocales sont très susceptibles de rappeler Fleetwood Mac), sans oublier les réminiscences celtiques et un synthé vintage.

Si Jimme O’Neill chante plusieurs titres, d’une voix savourement graveleuse, l’ensemble manque quand même de ligne directrice. Un seul dénominateur commun : les textes. Authentiques, sincères, politiques, ironiques ou ludiques, ils reflètent la sensibilité de l’artiste.

The Silencers

The Silencers circulent sur une autoroute silencieuse…

Écrit par

The Silencers publiera son dixième album, « Silent Highway », ce 13 octobre 2023. La recette reste inchangée. Des morceaux méticuleusement fabriqués et de manière artisanale, des mélodies exaltantes, des textes sensibles et un groove hypnotique qui vous fera taper du pied ou danser sur des paroles aussi bien authentiques, sincères ou irréelles que politiques, ironiques ou amusantes.

Jimme O’Neill souhaitait revenir aux sources de ce qui a forgé le son de Silencers à savoir son tout premier album « A Letter from St. Paul », celui par lequel tout a commencé...

 

The Silence

Electric meditations

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The Silence est un quatuor issu de Tokyo, impliquant deux ex-membres de Ghosts ; en l’occurrence le chanteur/guitariste Batoh et le batteur Futoshi Okano. Le line up est complété par l’autre chanteur et bassiste Taiga Yamazaki ainsi que le saxophoniste/flûtiste Ryuichi Yoshida. Les présentations faites, passons à l’analyse de cet opus. Qui s’ouvre par l’excellent « Tsumi to Warai », une compo au cours de laquelle la structure guitare/basse/batterie et le saxophone fusionnent parfaitement, comme chez Hunters & Collectors, même si le sax s’autorise déjà un billet de sortie free et que la ligne de basse finit par épouser un profil syncopé. Une formule reconduite sur le tout aussi intéressant « I’m a man », une cover du classique de Bo Diddley, dont le groove primaire évoque les Standells. Enfin, pour les ¾ du morceau, car le reste dérive dans l’expérimentation. Une expérimentation pure qu’on retrouve sur « Improvisation », une plage qui porte bien son titre. « Butterfly blues » nous entraîne dans un univers déchiré entre funk et prog. Tel un papillon, la flûte volète entre le sax déchiqueté (Morphine ?) et les cordes de guitare lacérées ou ‘grésillantes’, selon… Des cordes semi-acoustiques jouées en picking mais également bien électriques alimentent « Meido Nisshi », une piste plus lente, dont l’intensité monte en crescendo. Caractérisé par son groove sombre et tumultueux, le titre maître véhicule à la fois des accents du swamp blues et de hard rock, une solution sonore troublée par d’inévitables remous de saxophone. Le long playing s’achève par « Tiña », un instrumental séduisant ; cordes de gratte frémissantes et flûte serpentine, bucolique ou free jazz alimentant cette plage presque cinématographique…

The Silencers

Receiving

Lors de la sortie d'un nouvel album des Silencers, nous manifestons toujours le même enthousiasme. Qu’il soit excellent ou un peu moins. Parce que nous n'avons jamais été déçus par ce groupe issu de la profonde Ecosse. Probablement est-ce dû à la solidité de leur line up ? Car il est vrai qu’il faut avoir une fameuse dose de persévérance, lorsqu’on est populaire, qu’en dehors de ses frontières ; la presse anglaise ayant pris le mauvais pli, dès le départ, de les snober systématiquement. " Receiving " recèle ses traditionnelles bonnes surprises. Et on pense ici tout particulièrement à " Utopian space bible ", lorsque la saturation des cordes de guitares, l’agressivité du rythme et la voix de Jimme O’Neil se marient à merveille. Ou encore cet "Incredible creature" dont les envolées mélodiques prodiguées par le violon ont vite fait de vous bercer dans une sorte de ballade celtique. En outre, les voix féminines d’Aura O’Neill et de Milla apportent une coloration particulièrement rafraîchissante a ce CD, qui navigue toujours à la croisée des chemins de la pop d’un Simple Minds, du folk des Waterboys et de la soul moderne de Texas. Eternel espoir depuis ses débuts, le quintette est à nouveau en droit d’espérer une reconnaissance sur le sol britannique. Pour autant que les médias insulaires fassent preuve d’un peu d’ouverture d’esprit, à leur égard.

 

The Silencers

The best of / Blood & Rain (The Singles '86-'96)

Première compilation pour ce fameux quintette issu de Glasgow. Une compile relatant parfaitement, à travers leurs singles, les douze années, qui depuis 85, auront permis aux Silencers de se faire connaître à travers le monde. Rien n'a été oublié. On commence par " Painted moon " pour conclure par " Something worth fighting for " en passant par les somptueux " Scottish rain ", " The real Mc Coy ", " Bulletproof heart ", " I can't feel it " et " Cellar of dreams ". Un superbe résumé qui devrait ravir tous les aficionados de la pop-folk-celtique en mal de Simple Minds, Waterboys et consorts...

 

The Silencers

So be it

Considéré à l'origine comme le chaînon manquant entre U2 et Simple Minds, les Silencers jouent en tête de la deuxième division depuis maintenant dix ans. Un ensemble écossais, qui depuis la disparition de Big Coutry et de The Alarm, constitue aujourd'hui le seul représentant de ce style enlevé, attachant et puissant appelé rock/pop celtique. Sur "So be it", le quintette a décidé d'adopter un profil plus rock. Plus électrique. Curieusement sur les premières et les dernières compositions du disque. Des chansons vives, intenses, savoureuses, passionnées et mélodieuses, fruitées par la conjugaison des vocaux de Jimmie O'Neil et de Jinky. Il est d'ailleurs dommage que toute l'œuvre ne soit pas de cette trempe, car son ventre mou se révèle assez indigeste. Libérant même des relents un peu trop à base de Wet Wet Wet et de Del Amitri. Heureusement, la dyspepsie n'est que passagère et nous permet de retrouver rapidement l'appétit sonore. Pour déguster des chansons plus hymniques, contagieuses, balayées de flûte, de violon ou de piano...