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The Somnambulist

The Somnambulist en roue libre…

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Entre rock alternatif et pop expérimentale, The Somnambulist nous propose son nouveau single, "The Freewheelers", un morceau dont le clip a été produit par un collectif de théâtre numérique, dirigé par le chanteur du groupe en personne, qui, pendant les lockdowns (afin de mettre en scène plusieurs pièces écrites au siècle dernier par des futuristes italiens), a mis au point un système original permettant à des acteurs socialement distants d'interagir entre eux en temps réel, tout en étant intégrés dans le corps de marionnettes manœuvrées manuellement sur une scène de théâtre miniature distante.

Après avoir gravé 4 albums, la formation berlinoise publiera 2 nouveaux Eps, au cours des prochains mois. Deux disques qui feront suite à l’elpee "Hypermnesiac", paru en 2020.

Le premier Ep, "Some More Songs Lost in Themselves", devrait sortir fin novembre. Deux singles avaient déjà été extraits de cet Ep, "Not a Song for You" et "Lowerin' Sun". Le troisième, "The Freewheelers" est paru sous forme de clip et il est disponible

 

The Somnambulist

The Somnambulist censure…

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En dix ans de carrière The Somnambulist, a évolué entre le rock alternatif, la pop expérimentale et le jazzcore. Depuis 2010, le groupe a gravé quatre albums et s’apprête à sortir deux Eps recelant de nouvelles compos, depuis la publication de "Hypermnesiac" en 2020.

En attendant, il nous propose son nouveau single, "Not a Song for You", un morceau caractérisé par des vocaux menaçants, des accords de guitare psychédéliques, des pulsations de basses profondes et un drumming impérieux.

Et le clip est disponible

 

 

The Somnambulist

Hypermnesiac

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The Somnabulist, c’est le projet du chanteur/guitariste Marco Biancardi, un Italien établi à Berlin. Fondé en 2009, son line up a déjà subi plusieurs changements. Ce qui ne l’a pas empêché de publier 4 albums à ce jour, dont le dernier, « Hypermnesiac », est paru en février dernier.

Première constatation, l’instrumentation se focalise sur une structure guitare/basse/batterie, même si elle est, au final, bien plus riche qu’on ne l’imagine, invitant piano, cuivres (sax ténor et trombone), arrangements, samplings et tutti quanti, suivant les morceaux.

Découpé en 7 plages, cet elpee touche aussi bien à la noise, au rock, au psychédélisme, qu’au jazz et à la prog. Seule la jolie ballade « No use for more », lorgne vers la pop. Et encore ! Aucun morceau ne ressemble à un autre. Seule la voix éraillée, frémissante de Biancardo sert de lien entre les différentes pistes, une voix dont le timbre rappelle Jeff Martin (Tea Party), mais sans en avoir le baryton. S’ouvrant par l’élégant et atmosphérique « Film », un morceau tramé sur un piano sinistre, il s’achève par « Ten thousand miles longer », une méditation qui monte progressivement en intensité, en se frottant même au free jazz et aux sonorités de cordes cristallines, que ne renieraient pas And Also The Trees. Des cordes de même saveur qu’on retrouve également sur le nerveux « Tom’s still waiting ». Reptilien, « At least one point at which it is unfathomable » affiche une amplitude carrément prog, alors que « No sleep under heaven » libère une rage et une amertume feutrées dans l’esprit d’un Nick Cave. Une bien belle surprise !

The Somnambulist

Sophia Verloren

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The Somnambulist, fière équipée de funambules sprintant sur une corde raide, au-dessus d’un précipice.

En équilibre sur un fil conducteur, tendu au dessus du vide, il tend ses bras pour nous happer.

Quand celui-ci semble nous gagner, le collectif presse le pas et nous emmène dans son sillage.

De quoi parfois donner le tournis. Mais tout autour du vide, des nuées d’air s’engouffrent dans nos poumons alors qu’on se croyait au bord de l’asphyxie.

La voix éraillée glisse comme une lampée de Bourbon dans les crevasses sèches et arides d’une gorge montagneuse. Une autre coule parfois comme un torrent limpide.

Le ciel est bas par ici. Et terriblement lourd de sous-entendus.

« Sophia Verloren » est un mirage, un leurre, une imposture, une talentueuse évocation de l’impalpable.

C’est une œuvre construite sur le principe des poupées Russes.

Intimiste comme une pièce jouée dans le dernier théâtre du monde.

C’est aussi une œuvre en mouvement, qui ignore le statisme, mais manie habilement les pleins et les déliés de la forme musicale.

« Sophia Verloren » ne s’écoute pas distraitement ; il nécessite une plongée en apnée, dès lors qu’on accepte l’idée de s’y noyer.

Au bout du compte, une belle échappée.