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The Texas Horns

Blues gotta holda me

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The Texas Horns est un collectif de cuivres, soutenu par la crème des musiciens locaux, principalement issus d'Austin, la capitale du Texas. Une formule qui se répète depuis 1998. Trois d’entre eux ont participé à la confection de ce "Blues gotta holda me". Tout d’abord le saxophoniste/harmoniciste notoire Mark 'Kaz' Kazanoff. Il a apporté sa collaboration à une foultitude d'artistes, que ce soit en studio ou lors de tournées. Il est impliqué sur plus de 130 albums. Une paille ! Puis John Mills, un autre saxophoniste (ténor et baryton) réputé dans l’univers du jazz. Et enfin le trompettiste, Adalberto Gomez. Le trio est soutenu par le drummer Barry ‘Frosty’ Smith et le gratteur Derek O'Brien. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Wire Recording, à Austin. Au cours desquelles de nombreux invités se sont manifestés. Cet LP est découpé en treize pistes.

Kaz et Al Gomez amorcent "Soul stroll", un instrumental qui reçoit la participation du redoutable gratteur texan établi à Dallas, Anson Funderburgh. Les cuivres tirent déjà leur épingle du jeu. Dave Bartholomew, illustre compositeur louisianais, a écrit "Go on fool" ; et cela s'entend. La pianiste Marcia Ball chante ce titre bien nerveux. Elle se libère aux ivoires, mais ce sont encore et toujours les cuivres qui sont à la fête! Baignant dans le jazz traditionnel, "You're driving me crazy" est une plage saturée de swing. Roscoe Beck se consacre à la basse acoustique, Nick Connolly, au piano et Kaz aux vocaux. Successivement, les trois cuivres s’autorisent un billet de sortie. "Kick me again" est un instru nerveux, sculpté dans le funk. John Mills signe cette plage. Pas étonnant qu’il en profite pour se libérer sur son sax baryton. Dany Levin (ex-Asleep at the Wheel) se concentre sur son piano et Derek O'Brien brille aux cordes. Kaz Kazanoff est passé à l'harmonica sur son "Cold blooded lover", un blues imprimé sur un tempo soutenu que chante W.C Clark, le parrain du blues d'Austin. Deux morceaux ont été composés par Percy Mayfield. Tout d’abord le blues fin de soirée "Lost mind", une plage empreinte de tendresse, trempée dans le West Coast, que chante Kaz d’une voix un peu limite et au cours de laquelle le sax ténor et la trompette font à nouveau la différence. Puis "People get ready", dans une version instrumentale, caractérisée par les sorties successives des trois Texas Horns et le superbe renfort de Beck à la basse. Le "Sing sing sing" d'Earl King macère dans une atmosphère néo-orléanaise. Une atmosphère bien festive au cours de laquelle Nick Connoly chante en s’accompagnant au piano, alors que Kaz manifeste toute sa verve sur son instrument. Encore un instru : "Rippin and trippin". Du swing jazz en format quatuor. Soit Kaz, DanyLevin au piano, Ronnie James à la basse et Frosty Smith aux drums. Kaz chante encore son "Blues gotta holda me", un boogie rock'n'roll rapide au cours duquel Johnny Nicholas (également un ex-Asleep at the Wheel) s'éclate aux ivoires alors que les cuivres sont toujours en effervescence. Kazanoff se réserve pour la dernière fois le micro sur la reprise du grand succès de Louis Jordan, "Caldonia" (NDR : un morceau qui avait été composé par son épouse, Fleecie Moore). L’occasion rêvée pour les deux saxophones et la trompette de prendre leur pied une dernière fois. De bonne facture, cet opus s’achève par deux instrumentaux. Soit "Home cookin" et le rocker remuant "Spanky's Twist".