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The Vines

Melodia

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Il aura fallu six ans à Craig Nicholls et ses collègues de The Vines pour se remettre de l’échec critique et public de « Vision Valley ». Depuis, le quatuor a quitté les quartiers généraux de EMI pour se réfugier au sein d’une structure indé, Cooking Vinyl. Plus inspiré que l’essai précédent, « Melodia » présente la formation australienne sous son meilleur jour depuis l’admirable « Highly Evolved ». Le côté ‘propret’ de « Winning Days » et « Vision Valley » laisse place à une production un peu plus bordélique, donnant ainsi du cachet aux morceaux les plus rock du disque (« Merrygoround », le psyché « Manger » ou le terrible « Scream »).

Dans l’ensemble, Nicholls & Co délivrent néanmoins un The Vines pur jus, contenant des mélodies ‘viniennes’ reconnaissables les oreilles bouchées. En témoigne un « Get Out » qui essaie sans succès d’envoyer aux oubliettes le génial « Get Free » ainsi qu’un « A.S. III » qui tente le prolongement d’une série débutée sur « Highly Evolved » (« Autumn Shade ») et laissée en suspend sur « Winning Days » (« Autumn Shade II »). « Melodia » est en quelques mots un sensiblement bon retour aux sources. Mais sa facture classique risque probablement de ne pas convaincre ceux qui ont abandonné The Vines en cours de route. 

 

The Vines

Vision valley

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Réduit aujourd’hui à un trio, The Vines nous propose son troisième opus. Un elpee qui fait suite à l’excellent « Highly evolved », paru en 2002 et au trop racoleur/accessible (biffez la mention inutile) « Winning Days », gravé deux ans plus tard. Craig Nicholls, le leader n’avait d’ailleurs pas tellement apprécié la critique négative qui s’était abattue sur sa seconde plaque. Faisant même le vide autour de lui. Finalement, il a accepté de se soumettre à différents examens médicaux. Et la faculté a diagnostiqué qu’il était atteint d’une forme assez rare d’autisme : le syndrome d’Aperger. Bref, on comprend mieux aujourd’hui ses réactions excessives. Et il faut lui reconnaître bien du courage pour avoir remis son métier sur son ouvrage. Malheureusement, ce « Vision valley » ne casse quand même pas la baraque. Et la présence de ballades inoffensives, pour ne pas dire inconsistantes, n’y est pas étrangère. On a même droit en final à un long slow de plus de six minutes, dont le Barclay James Harvest était si friand au cours des seventies. En outre, il faut se demander si Nicholls est atteint du syndrome d’Asperger ou de Kurt Cobain. Car le spectre du défunt leader de Nirvana hante la plupart des chansons de cette plaque. Il en a même chopé le timbre de voix. Et puis son néo grunge fait un peu daté. Même l’ouverture « Anysound », dont le riff de guitare semble avoir été pompé chez le « You really got me » des Kinks. Et pourtant, le disque recèle l’une ou l’autre petite perle. Et je pense tout particulièrement au hit potentiel « Don’t listen to the radio », compo power pop rampante, insidieuse, réminiscente des Cars. Du presque psychédélique « Candy Daze », tellement proche des Dandy Warhols. Et enfin de l’hymne insolite « Futuretarded ». Maintenant si vous êtes des nostalgiques des groupes qui ont marqué la scène de Seattle fin des eighties, début des nineties, vous pouvez acheter les yeux fermés…

 

 

The Vines

Winning days

Écrit par
En 2002, cette formation australienne avait frappé très fort lors de la sortie de son premier opus, « Highly evolved ». Un disque dont les chansons féroces, juvéniles, jubilatoires, parvenaient à emballer toute l'histoire du rock en quarante minutes : de la pop sixties aux métalleux d'aujourd'hui, sans jamais se casser les dents. Toujours produit par Rob Schnapf (NDR : mieux connu pour avoir mis en forme « Mellow gold » de Beck), « Winning Days » a mis davantage de pop dans son Vines ( ? ! ? ! ?). A cause des harmonies vocales, tout d’abord. Limpides, angéliques, ensoleillées, on les croirait presque empruntées, tantôt aux Beach Boys, tantôt aux Byrds. Et puis du sens mélodique capable de flirter avec la britpop. Et je pense tout particulièrement à « Rainfall » découpé dans les cordes de guitare bringuebalantes (Bluetones ?). A « Sun child » qui épouse un format électrique proche des débuts de Travis. Et puis au contagieux « She’s got something to say to me », dont l’emphase lorgne du côté d’Oasis. De psychédélisme également. Un psychédélisme visionnaire, aventureux qui ose une rencontre avec le punk gothique sur l’étonnant « Evil town ». On a parfois l’impression d’y vivre une rencontre entre le Floyd et Bauhaus. Même la voix de Craig Nicholls y épouse les inflexions de Peter Murphy. Une voix, tour à tour gémissante ou écorchée, hantée par le fantôme de Kurt Cobain sur le single furieux « Ride » et le ‘stoogien’ (guitare fiévreuse, tempo tribal, basse énigmatique) « Animal machine ». Un grunge qui prend, nonobstant son groove profond, des accents hymniques lors du final « F.T.W. ». En jouant la carte de l’éclectisme, les Vines vont fatalement s’adresser à un public plus large ; mais en même temps risquent fort de déplaire aux fans de la première heure. Ceux qui voyaient en eux l’esprit anarchique et à l’exubérance rock’n roll de rebelles …

The Vines

Highly Evolved

Elus ‘révélation de l'année’ par le NME, les Australiens de The Vines sont déjà les nouvelles stars du rock. Leur jeune âge, leurs mélodies en acier trempé, leurs belles gueules et leur hargne en concert devraient ainsi leur permettre de détrôner les Strokes au rayon des sauveurs du rock'n'roll - cette arlésienne des critiques, davantage une campagne marketing qu'un véritable sauvetage d'un genre qui se meurt, encore et toujours… Le rock se meurt, donc… Et voilà ses nouveaux messies : il y a eu les Pixies, Nirvana, At-The Drive In, les White Stripes,… et maintenant The Vines, ces petits boutonneux arrogants qui ont à peine leur permis de conduire en poche. Ces jeux de chaise musicale n'ont, en fait, aucun intérêt ; si ce n'est celui de nous faire découvrir de nouveaux groupes, qui ressemblent aux précédents et aux suivants… Sauf qu'ici, difficile de faire la moue, de passer son tour, tant The Vines réunit toutes les qualités de ces prédécesseurs : la rage de Nirvana, les mélodies des Pixies, le jusqu'au-boutisme d'At-The Drive In. The Vines a donc vraiment tout pour plaire ; car ses chansons sont féroces, juvéniles, jubilatoires. " Highly Evolved " parvient ainsi à emballer toute l'histoire du rock en quarante minutes : de la pop sixties aux métalleux d'aujourd'hui, sans jamais se casser les dents (NDR : ce qui est déjà, en soi, un exploit). De ce " Highly Evolved " fracassant d'une minute et demie à ce " 1969 " rappelant les exploits des Stooges, The Vines fait un sans faute. Et quand le chanteur Craig Nicholls n'hurle plus comme si sa vie en dépendait, c'est à Lennon/McCartney qu'on pense (" Homesick ", " Sunshinin "), sans parler de ce " Factory " piquant sa rythmique aux Specials, sur l'air (encore les Beatles) d'" Ob-La-Di, Ob-La-Da "… The Vines réussit la gageure de sonner comme le meilleur du rock, de la pop, du ska et du métal. Un conseil d'ami ? Achetez ce disque.