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The XX

I See You

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Il a donc fallu cinq longues années avant que The XX ne réserve une suite à « Coexist ». Une demi décennie au cours de laquelle le trio londonien ne s’est guère montré prolifique. Il y a bien eu l’un ou l’autre single, la B.O du film ‘Gatsby le Magnifique’ ainsi que l’excellent album solo de Jamie Smith, « In colour », qu’il a publié sous le pseudo de Jamie XX. Et puis, rideau ! Les aficionados attendaient donc le band britannique de pied ferme. 

« I See You » reprend les choses là où le groupe les avait laissées. La pochette de l’album annonce d’ailleurs la couleur, à travers le fameux ‘X’ décliné cette fois-ci en couleur argentée. Ce choix reflète parfaitement le léger virage pris par la formation qui a décidé de délaisser l’obscurité intégrale afin de s’autoriser, le temps de l’un ou l’autre morceau, une ouverture vers un univers plus pop et davantage ensoleillé, à l’instar de « Dangerous » et « On Hold ». Mais aussi r&b ; et « Say Something Loving » en est la plus belle illustration. Sans quoi, sur le reste de l’elpee, on retrouve le style bien caractéristique du band ; et tout particulièrement ce mélange subtil et original entre les voix. Et puis ces atmosphères ténébreuses et glaciales qui sont devenues la marque de fabrique du groupe insulaire. De cet elpee, on épinglera encore « Performance », une plage illuminée par la voix de Romy, alors que l’instrumentation minimaliste entretient une tension permanente.

The XX se produira ce 17 août, dans le cadre du Pukkelpop.

 

The XX

XX

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La chronique de votre serviteur est probablement un peu tardive. Elle ne pourra d’ailleurs apporter que de l’eau au moulin à une presse qui s’est unaniment enflammée à l’écoute du premier opus de cette toute jeune formation anglaise. Et elle a raison de s’emballer, la presse, tant ce premier essai est une bombe sonique, un véritable coup de maître. Album de l’année à coup sûr ! Si certains compositeurs espèrent encore truster les plus hautes marches des classements de fin d’année, il leur sera en tout cas nécessaire de viser juste et bien afin de détrôner un album qui risque d’atteindre des sphères particulièrement élevées. Et pourtant, la simplicité de la musique conjuguée à l’épure de la pochette pourraient devenir suspects. A contrario, ces éléments se muent en marque de fabrique, voire en véritable slogan.

The XX est né en 2005. A Londres. Et aucun de ses membres ne dépasse l’âge de 20 ans ! Jaloux ? De toute évidence, tout amateur de musique ne peut que rester bouche bée devant tant de talent précoce. Les jeunes Britannique sortent d’une école au sein de laquelle ont milité les membres de Hot Chip, Burial ou encore Four Tet. Mais une telle fourmilière de talents serait-elle le fruit d’un enseignement dispensé par un professeur émérite ? Quelqu’un qui aurait peut-être intérêt à jouer sa carte perso, plutôt que de continuer à créer des émules. La question mérite, en tout cas, d’être posée…

Cet opus débute par un fabuleux triptyque. Tout d’abord une intro de deux minutes belle à couper le souffle. Une guitare, une beatbox, une basse, un clavier, des murmures… d’une beauté froide parfaite. Les jalons sont posés, mais l’aventure sonore ne fait que débuter. L’auditeur est à peine remis de ces premières notes, que The XX lui envoie son premier tube, « VCR », véritable sommet de l’album. L’intro est à nouveau parfaite, avant que ne se posent successivement les voix de Romy Madley puis d’Oliver Sim. Les intonations nonchalantes collent à merveille à cette musique bien trop chirurgicale pour être composée par des jeunes gens de moins de 20 ans. Ce début de parcours parfait se clôture par l’immense « Crystalised », caractérisé par son riff de guitare d’une désarmante simplicité mélodique. La suite est du même acabit. Le groupe enchaîne les morceaux superbes l’air de rien. « Islands » ou « Basic Space » doivent tout à la new wave, mais reprennent les choses à zéro en leur donnant un son résolument moderne. Pastiche du « Wicked Games » de Chris Isaak, « Infinity » émerveille par son magnifique refrain (‘I Can’t Give It Up/To Someone Elses Touch/Because I Care Too Much’). Les voix de Romy et Oliver se complètent parfaitement sur ces notes isolées venant mourir dans les silences si bien utilisés par The XX. Créer un son tellement identifiable dès son premier essai relève de l’exploit.

 Rien d’autre à ajouter. Sauf peut-être prévenir nos chers lecteurs que passer à côté de XX constituerait probablement votre plus grosse erreur de 2009.

The XX se produira en concert le 17 février 2010 à l'AB. A ne manquer sous aucun prétexte ! Il reste encore des places !