Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Thomas Fersen

Thomas Fersen a choisi sa reine…

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Trente-et-un an après son premier album paru chez tôt Ou tard, Thomas Fersen revient avec un nouvel album où il revisite ses morceaux emblématiques, accompagné par le trio SR9.

Thomas Fersen dévoilera, le 28 février 2025, « Le choix de la reine », dans lequel il réinvente ses compos emblématiques en collaboration avec l’ensemble de percussions TrioSR9. Cet opus conjugue son univers poétique et l’inventivité sonore d’instruments tels que le marimba, le vibraphone, le glockenspiel et le piano préparé.

Sous la direction de Clément Ducol (Vincent Delerm, Camille, Vianney...), arrangeur et réalisateur, l'elpee offre un éclairage nouveau à des titres incontournables, renforçant leur dimension fantastique et théâtrale.

Ces réinterprétations font écho aux vers de ‘Dieu sur Terre’ (2023, L’Iconoclaste), premier roman poétique de Thomas Fersen, et traduisent une quête d’intemporalité où le mot, le silence et le geste se mêlent aux vibrations des instruments.

Le trio SR9 insuffle une modernité singulière, tout en soulignant l'étrangeté et l'irréalité des personnages chers à l’artiste. Chaque son crée un espace vivant, amplifiant les ombres de ce répertoire avec une subtilité qui invite à la contemplation.

Une série de concerts permettra de découvrir ce nouvel univers en live. Thomas Fersen propose une expérience où l’invisible se dévoile, porté par la puissance des mots et la résonance des lames de bois et de métal.

La vidéo de « Blasé » est disponible

 

Thomas Fersen

Je suis au paradis

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Le dernier disque de Thomas Fersen (son neuvième hormis les live), intitulé « Je suis au Paradis » est une suite de portraits farfelus de personnages et de contes macabres et fantastiques, connus ou inventés. S'y côtoient ainsi Dracula, Barbe Bleue, un loup-garou, Sandra (jeune fille fantôme qui hante la maison et l'esprit du narrateur-chanteur), le Balafré (joueur de scie musicale aimant fermer les yeux pour mieux la faire sonner, se mutilant par mégarde), le squelette du train fantôme de la Foire du Trône, l'enfant sorcière, la vieille momie égyptienne du musée...

Un univers drôle, comme toujours chez Fersen, sur des thèmes plutôt sombres et morbides, empruntés à un imaginaire d'enfants pas sages.

« La Barbe Bleue » est un dialogue entre le fameux tueur de femmes et... sa régulière, qui lui demande pourquoi ‘ça sent bizarre dans ton placard, ça sent le pourri dans ta penderie’. Pour rassasier sa curiosité et l'empêcher de voir (les cadavres des épouses précédentes qui commencent à sentir fort), Barbe Bleue cherche à détourner son attention en faisant l'inventaire de sa garde-robe, donnant l'image d'un personnage très coquet.

Dans « Félix », troisième titre du disque, un centenaire nous chante son appétit de vivre et de profiter des plaisirs de la vie, en entonnant ce petit refrain ‘Je jouis, je jouis c'est inouï’ auréolé d'envolées angéliques de chœurs et de carillon. L'orchestration est agrémentée d'un violon, de sonorités celtiques, sur lesquelles se pose la voix, au flegme habituel.

Les textes sont amusants, toujours bien écrits (en alexandrins), mais on pourrait regretter que tout l'album soit empreint de la même mélancolie monotone. Les rythmes sont plutôt lents et la voix ne fait pas d'excès.

Fersen a toujours eu cet accent nonchalant dans la voix, ce n'est pas un hasard s'il a composé « Dugenou », mais on l'a tout de même connu plus énergique (citons seulement « La chauve-souris » et « Ne pleure plus »).

« Je suis au Paradis » a certes bien des qualités, mais s'il ne sent heureusement pas le pourri, il sent peut-être un peu la naphtaline.

 

Thomas Fersen

Trois Petits Tours

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Plus jeune, Thomas Fersen furetait sur les brocantes. Parmi un lot de bric et de broc en tout genre, il acheta une valise. Il ne s’en doutait pas encore, mais c’était celle de Mary Poppins. Remplie d’ustensiles hétéroclites, elle dévoila assez rapidement ses pouvoirs surnaturels. Depuis cette époque, cette valoche ne le quitte plus ; et après sept albums, on se demande quand même s’il n’a pas abusé de ses pouvoirs. A chaque création, il l’ouvre et découvre de nouveaux compagnons pour parfaire son univers abracadabrantesque. Pour ce « Trois Petit Tours », Fersen y va à la grosse louche et nous balance de l’ukulélé gondolant, du banjo farceur, voire même une fanfare complète ou une batterie de casseroles. Tout est bon pour faire du bruit et l’homme n’est pas avare d’expériences à partager. Son univers sonore fleure bon le fantasmagorique, surtout que les textes pondus par le Français sont écrits à la lueur d’une chandelle magique. « Trois Petits Tours » est du Fersen pure souche, reconnaissable entre mille ; un opus qui devrait ravir ses fans et exaspérer ses détracteurs. N’étant ni l’un ni l’autre, il aura fallu que je tende une oreille distraite et manifeste un brin de naïveté pour parvenir à m’enfiler l’intégralité de l’elpee. Définitivement ‘too much’, Fersen dépasse les bornes, mais c’est apparemment sa marque de fabrique. A la limite il est saoulant. Les premières impressions d’ivresse sont cependant fort sympathiques, mais à force, provoquent des maux de crânes inopinés… Une bonne âme aurait-elle un alka-seltzer à me filer, par hasard ?

 

Thomas Fersen

Le Pavillon des Fous

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Depuis « Piece Montee des Grands Jours » et l’empathique single « Deux Pieds », Fersen est un personnage public, notoriété respectée de la chanson française. Pourtant, c’est oublier que depuis 1993 Fersen chante une nouvelle livraison tous les deux ans. Le « Pavillon des Fous » constitue donc le sixième album du monsieur. Et sa maisonnette des barjots est superbe, emplie de folie (forcément), d’humour et de fatalisme. Des histoires tordues, ornées de mots fleuris comme sur « Hyacinthe » et « Je n’ai pas la gale », comptine folk langoureuse. Fersen revisite son univers mot par mot, phrase par phrase. Le voyage est fabuleux, vif, couleur orange (mécanique). Le livret délivre ainsi un drôle de clin d’œil à Stanley Kubrick. Thomas Fersen se fend également d’un bel hommage à « Zaza », son clébard. Poème tendre et comique pour cette chienne puante qui ne réalise certainement pas sa chance, à l’instar de son « Iguanodon ». Mais Fersen ne fête pas que ses trente millions d’amis. Sa voix, proche de celle de Dutronc ou d’Higelin, se colle sans mal sur des frasques tubesques : « Pégase » et « Le Tournis » sont les témoins sonores de l’avènement d’un type dont le mérite trouve sa légitimité au cœur même de son style, sincère et personnel. Fersen joue avec les mots, s’amuse à vulgariser la complexité pour, finalement, accoucher de son œuvre la plus accessible. Et lorsque la porte du « Pavillon des Fous » se referme, nous restons là, séquestré en sa compagnie, camisole et sourire névrosé de circonstance.

Thomas Fersen

Thomas Fersen passe du coq à " l'âme " !

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Prenez quelques animaux (chauve-souris, papillon, oiseaux) ; faites les mijoter environ quatre ans dans une casserole ; ajoutez une pincée d'originalité instrumentale, et obtenez une très belle "Pièce montée des grands jours " ! Le chef-cuisinier, Thomas Fersen, a bien voulu nous donner les ingrédients de sa recette…une rencontre qui met en appétit !

Diriez-vous de " Pièce montée des grands jours ", que c'est un album rabelaisien ?

Oui, en effet, dans le sens de tradition populaire, et du pittoresque, et parce que je parle davantage des odeurs et de la bonne chère ! L'imagerie est également importante pour moi !

Vous avez mis de côté les fables où les animaux jouaient donc les rôles principaux. Peut-on parler d'une réelle évolution ? !

Oui, les animaux sont passés à la casserole dans " pièce montée des grands jours " ! …enfin, pas véritablement, puisque je parle d'une araignée dans " Rititi ratata ", et que sur la pochette, il y a cette tête de cochon (NDR : signée Jean-Baptiste Mondino qui confectionne les jaquettes de Thomas Fersen depuis son deuxième album)

Faut-il voir un sens plus profond dans vos fables ou devons-nous nous arrêter au premier degré des textes ?

Je pense qu'il faut y voir une peinture d'humanité, et un sens parfois plus métaphorique ou qui ne s'arrête pas à la compréhension de la première écoute. D'autant que l'écriture prend du temps si on veut être à la hauteur. Donc parfois, ce n'est peut-être pas aussi gratuit ou aussi simple que je ne pourrais le laisser transparaître.

Comment se dessinent vos albums ? Pensez-vous toujours à un leitmotiv ?

Oui, il y a toujours un thème de départ, une imagerie qui se dessine. Ensuite, des éléments autobiographiques viennent se greffer sur cela. Finalement je suis toujours un peu le personnage de mes chansons. J'ai toujours l'impression de ne parler que de moi. C'est un peu de ma vie qui est dans mes chansons.

Est-ce à dire que l'éloge de la paresse sur " Deux pieds " et " Chat botté ", vous ressemble ?

C'est votre interprétation, et peut-être en effet qu'on peut voir dans ce personnage qui vend des mules en reptile, un vendeur de paresse. Mais là, pour le coup, c'est peu autobiographique, parce que je suis plutôt du genre travailleur. Pour faire des textes qui soient à la hauteur, il faut travailler. Ecrire des chansons n'est pas si simple, et je m'attache à trouver le mot juste, précis. Donc, cela prend beaucoup plus de temps qu'il n'y paraît.

Vous êtes un des rares chanteurs qu'aucun critique n'arrive à comparer à d'autres. Avez-vous conscience d'être atypique ?

Je fais tout pour essayer d'être un peu original ou disons, pour essayer de rechercher une nouveauté sur chaque album, qu'elle se situe à un niveau instrumental ou ailleurs. Mais que l'on dise cela de moi me touche évidemment beaucoup...

Comment s'était déroulée votre rencontre avec Marie Trintignant, pour le duo " Pièce montée des grands jours " ?

On s'était rencontrés pour une émission de radio, dans laquelle elle avait chanté deux de mes chansons. Et pour " Pièce montée des grands jours ", qui est un morceau à deux voix, où une femme parle de la manière dont elle va aider son mari à s'évader de prison, il me manquait la deuxième partie du duo. C'est pourquoi, j'ai pensé à Marie, d'autant qu'on s'était revus entre temps. D'ailleurs, c'est quelqu'un pour qui j'avais le projet de peut-être écrire un album, alors qu'en général, je ne sais pas faire cet exercice ou du moins je ne sais pas écrire sur commande…