Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (13 Items)

Tommy Dardar

Big Daddy Gumbo

Écrit par

Tommy Dardar n’a guère de notoriété. Ce chanteur/compositeur/harmoniciste a pourtant gravité, à une certaine époque, autour de la Gulf Coast, aux USA. Il avait publié un album intitulé "Fool for love", en 1999. Il avait ensuite commencé à mettre en boîte ce qui devait être son second opus. Mais pour des raisons financières, il dû abandonner le projet. Neuf plages avaient alors été enregistrées à Los Angeles, au studio Ultra Tone. Il avait alors bénéficié de la collaboration de la crème des musiciens locaux ; et notamment Tony Braunagel, Hutch Hutchinson, Jon Cleary et Johnny Lee Schell. Depuis Braunagel a acquis une solide réputation comme producteur. Il a donc décidé de retravailler les morceaux, après avoir invité quelques amis, dont Terry Wilson, Teresa James, Joe Sublett et quelques autres encore. En bénéficiant du soutien de la Société de Blues de Houston, il a ainsi pu retravailler une œuvre qui datait quand même de près de 20 ans !

Le riff de slide découpé par Schell imprime le tempo du Chicago shuffle "It's good to be King", lorsqu’elle n’entre pas en effervescence. L’harmo participe activement à cette agitation. Et solide, la voix est taillée pour le blues. Dardar a composé deux plages de toute bonne facture. D’abord "Headed down to Houma", une piste qui nous entraîne dans le Sud profond, jusqu’au cœur des bayous. Puis l’indolent "In my mind", un morceau dominé par l’orgue, mais qui permet un envol des cordes de Johnny Lee. Au piano, John Cleary tire régulièrement son épingle du jeu. Et tout particulièrement lors de l'excellent "Baby I Can tell" et de "Let's go back to New Orleans", un titre entretenu par les percussions de Tony Braunagel. Roots, "Dangerous woman" est tapissé par l'orgue et enfiévré par l'harmonica de Dardar. Et les solistes ont littéralement la rage, que ce soit Cleary aux ivoires, la guitare ou l’harmo, tout au long du boogie rock, "Shake a log"…

 

Tommy Castro

Method to my Madness

Écrit par

La carrière de Tommy Castro et déjà bien remplie. Agé de 60 balais, ce Californien est un adepte du blues et du R&B. Guitariste, chanteur et compositeur, il a embrassé une carrière solo en 1991. Ce qui lui a permis de publier de nombreux albums, notamment pour Telarc et Blind Pig. En 2009, il est passé chez Alligator, pour lequel il a d’abord gravé "Hard Believer". La musique de Tommy a toujours impliqué des cuivres, et tout particulièrement grâce à son saxophoniste, Keith Crossan. Pourtant, en 2011, il monte une nouvelle formation, The Painkillers, qui se limite à une section rythmique et des claviers. Le dernier opus de cette formation, "The devil you know", remonte à 2014. Le line up réunit Castro, au chant et à la guitare, Bowen Brown (ex-John Lee Hooker Band) à la batterie, Randy McDonald à la basse et Michael Emerson aux claviers. Les sessions se sont déroulées au studio Laughing Tiger, à San Rafael. Tommy assure la production et signe dix des douze plages.

Naturellement puissante, autoritaire la voix de Castro est avant tout authentique. Elle est faite pour chanter le blues, le R&B et le rock'n'roll. Et on s’en rend compte dès l’ouverture, "Common ground". Une plage accrocheuse, imprimée sur un rythme ‘rollingstonien’, au cours de laquelle il décoche son premier solo ; et il fait mouche ! Particulièrement solide, la section rythmique balise "Shine a light". Emerson siège derrière son orgue Hammond. Largement amplifiée, la slide de Castro nous réserve un petit bijou de solo, dans un climat plutôt swamp. Le titre maître est sculpté dans du pur r&b, proche du southern soul de chez Stax. Et si la rythmique est virale, il n’y a pas de cuivres… Les sonorités de l’orgue sont intenses et chaleureuses tout au long de "Died and gone to heaven", une ballade soul lente, que chante divinement Tommy, dans un registre proche d'Otis Redding voire de Wilson Pickett. Un style tout en feeling, taillé sur mesure pour l'artiste ! Parfois, la puissance vocale de Castro me fait penser à celle de John Fogerty. D’ailleurs, l’effet est similaire. "Got a lot" en est certainement une belle illustration. L'intro à la guitare dispensé sur "No such luck" est remarquable ; un blues savoureux réminiscent du Fleetwood Mac de Peter Green. Rien que du bonheur ! Parfois ces cordes lorgnent, comme par magie, vers Carlos Santana. Ou elle entrent en effervescence ; à l’instar du blues musclé "Two hearts". La voix s’avère souveraine tout au long d’"I'm qualified", un morceau écrit par l'équipe de Muscle Shoals. Soutenu par la basse funkysante de McDonald, il se distingue par cette grande liberté accordée à l’orgue. A l’écoute de "Ride", on ne peut s’empêcher de penser à Ray Manzarek des Doors ; et tout particulièrement sur l’album "L.A. Woman". A cause de ce piano électrique aventureux qui trame une véritable texture sonore hypnotique. Castro et Joe Louis Walker cosignent "Lose lose", un blues lent aux accents dramatiques. Et le dialogue entre la voix et les cordes constituent un véritablement enchantement. La perfection ! Les fûts de Bowen Brown servent de rampe de lancement au leader sur "All about the cash", une solide pièce de swamp funk. Propulsé vers les sommets, Tommy se réserve alors une sortie aussi intrépide qu’inventive. D’excellente facture, cet opus s’achève par un reprise du "Bad luck" de BB King, un blues d’une grande pureté découpé dans des cordes de guitare immaculées…

 

Tommy Castro

The devil you know

Écrit par

Tommy Castro est devenu une référence incontournable dans l’univers du blues et du R&B. Ce chanteur/guitariste californien accomplit une carrière exemplaire depuis une bonne vingtaine d'années. Il est surtout plébiscité pour ses aptitudes vocales. Une voix soul, qu’il puise dans le southern soul de Memphis. Il a même été comparé à Otis Redding. Il compte déjà plus d'une douzaine d'albums à son actif, dont six ont été publiés par le label californien Blind Pig. En 2009, il signe chez Alligator. Il lui réserve "Hard believer", la même année. Il aura fallu attendre un break de cinq années pour saluer son 2ème opus qui sort sur le label chicagoan. Il ne faut cependant pas oublier qu’en 2011 il avait gravé "Tommy Castro presents : Legendary R&B Revue Live!".

Les sessions d’enregistrement de « The devil you know » se sont déroulées en Californie, à Sausalito et San Rafael. Il a reçu le concours de son backing band, qu’il drive depuis 2012, les Pain Killers ; en l’occurrence le bassiste Randy McDonald, le drummer Byron Cage et le claviériste James Pace (un ex-Ana Popovic Band). Il a également bénéficié de la participation de nombreux et prestigieux invités. Le tracklisting est découpé en 13 pistes, soit neuf compositions personnelles et quatre reprises.

Une armée de guitares attaque "The devil you know", une plage qui macère dans le Mississippi blues. La voix de Tommy est puissante et savoureuse. Saturée, sa six cordes talonne le chant! L'orgue de Jim Pugh ouvre "Second mind", un morceau caractérisé par ses débordements de percussions syncopées. Les Pain Killers soignent ce funk participatif tandis que les cordes deviennent audacieuses. "I'm tired" est une des meilleures compositions issues de la plume de Chris Youlden, remarquable vocaliste qui a sévi chez Savoy Brown de 1967 à 1970. Castro chante d’ailleurs dans un registre assez proche. Ce titre figurait sur l'elpee "A step further, paru en 1969. Et c'est Joe Bonamassa qui reprend sans complexe le rôle de Kim Simmonds. La nouvelle version n’est guère surprenante, mais elle est bien restituée. Plutôt exploratoire, "Center of attention" consomme du R&B qui rocke. "The whale have swallowed me" est un blues composé par JB Lenoir. La cover ne manque pas de charme. La slide part en dérapage contrôlé. Tasha Taylor (NDR : c’est la fille de feu Johnnie Taylor, un chanteur et acteur texan qui a l’instar d’Isaac Hayes et The Staple Singers a marqué l’histoire de la scène Stax) lui donne la réplique vocale. Pour aborder le puissant "When I cross the Mississippi", Tommy est épaulé par le chanteur/guitariste Tab Benoit, le gratteur Mark Karan et l’organiste Mike Finnigan. Castro adapte le "Mojo Hannah" d'Andre Williams, à la sauce louisianaise. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une invitée de charme, en l’occurrence Marcia Ball qui se consacre au piano et au chant. Pace siège derrière l'orgue Hammond, les Homes Brothers assurent les backing vocaux et Magic Dick (J. Geils Band) souffle dans son harmo, tout au long de "Two steps forward", un blues traditionnel, largement amplifié, au cours duquel le rythme s'emballe dans un gospel nerveux. Malgré la présence de cette ribambelle de ‘guests’, Tommy parvient à tirer son épingle du jeu sur ses cordes. Et c’est une véritable prouesse. Sur "She wanted to give it to me", ses interventions se révèlent même bien plus agressives que de coutume. La voix de Castro est vraiment impressionnante tout au long de "Keep on smilin'", un superbe R&B signé Wet Willie. C’est également la meilleure plage de l’opus. Tommy ne relâche pas l'étreinte. Il entame un duel vocal face à la ravissante Samantha Fish, tout au long "Medicine woman", une piste dont le cadre est balisé par les ivoires de Pace! Le long playing bénéficie de deux bonus tracks. Les deux titres parus en single. Soit les dansants "That's all I got" et "Greedy". Un excellent album!

 

Tommy Bolin

Great Gypsy soul

Écrit par

Originaire de l’Iowa, Tommy Bolin n’est guère notoire. Et pourtant, c’était un surdoué de la guitare. Il a en effet succombé à une overdose d’héroïne. Il avait à peine 25 ans. Son parcours, il l’avait entamé au sein de Zephyr. En 1969. Un groupe en compagnie duquel, il avait publié deux long playings. Il forme Energyen en 1972, une formation de fusion jazz rock ! Il succède, un peu plus tard à Joe Walsh (NDR : dont la carrière va culminer chez les Eagles) au sein de James Gang. Nous sommes alors en 1973. Il rejoint alors Deep Purple. Entre 75 et 76. Quelques mois. Pour remplacer Richie Blackmore. Le temps d’enregistrer “Come taste the band”. Quatre mois plus tard, il s’éteignait. Et pourtant, entretemps, il avait réussi à monter son propre band. Un Tommy Bolin Band responsable de deux opus officiels : “Teaser” en 1975 et “Private eyes” l’année suivante.

« Great Gypsy soul » épingle 9 pistes issues de son premier elpee. En fait des versions alternatives et des inédits ! Une collection opérée sous la houlette du producteur Greg Hampton et de Warren Haynes (Gov’t Mule, Allman Brothers Band) ; un travail opéré à partir des bandes enregistrées originales, sur lesquelles des invités sont venus apporter leur petites touches personnelles. Une initiative curieuse destinée à faire revivre un artiste qui nous a quittés voici plusieurs décennies.

Tommy n’était pas un chanteur inoubliable. L’elpee s’ouvre par “The grind”, une compo sur laquelle intervient Peter Frampton, un personnage qui a roulé sa bosse, tant sous son propre nom que chez Humble Pie! Très bluesy, ce rock est plutôt bien charpenté. La slide est gouailleuse et les échanges de cordes s’opèrent à haut niveau. “Teaser” constitue sans aucun doute le sommet de l’elpee. Une plage sur laquelle Mr Warren Haynes, un des meilleurs sliders contemporains, y ajoute ses interventions. Et elles sont aussi riches, denses que surprenantes ; à tel point que parfois on se demande si les deux gratteurs ne sont pas côte à côte. Rock blues lent, “Dreamer” concède des accents dramatiques. Changement de décor pour “Savannah woman”, qui goûte aussi bien à la samba qu’au jazz. Des touches de jazz apportées par Scofield. Du jazz que l’on retrouve sur “Smooth fandango”, mais dans l’esprit d’un Carlos Santana, un instrumental marqué par la présence d’un musicien particulièrement talentueux, Derek Trucks. Glenn Hughes chante passionnément “Sugar shack”, une piste alimentée par les interventions redoutables à la slide du notoire Sonny Landreth. Il est toujours au micro pour le morceau final de l’elpee, “Lotus”. Un blues de bonne facture, indolent, atmosphérique, rehaussé par la présence du jeune et charismatique Joe Bonamassa ainsi que de Niels Cline de Wilco, aux six cordes. Intéressant, cet opus est double. Il est enrichi d’un bonus recelant “Flying fingers” et “Marching bag”, une suite en quatre mouvements!

 

Tommy Castro

Presents the Legendary Rhythm & Blues Revue

Écrit par

De nombreuses croisières sont organisées dans les mers chaudes et bleues de l'Atlantique, pour y inviter des bluesmen souvent notoires, dans le cadre des célèbres "Legendary Rhythm & Blues Cruises". Tommy Castro et son band au grand complet ont embarqué en octobre 2010. Et ce sont leurs prestations enregistrées à bord qui constituent l'épine dorsale de cet album (quatre plages). Le tracklisting est complété par d'autres sessions issues de 2010 et opérées dans les mêmes conditions (Michael Burks, Joe Louis Walker, Rick Estrin, Trampled Under Foot, Janiva Magness, Theodis Ealey et Debbie Davies) ainsi que de Castro, toujours lors d’une croisière, immortalisées en février 2011. Et la production a été assurée par Castro et Bruce Iglauer, le patron d'Alligator!

Tommy Castro et son groupe ouvrent les hostilités par "Wake up call", un R&B qui invite les passagers à rejoindre la piste de danse. Percutante, la voix est parfaitement adaptée à ce type de répertoire. Tommy se libère très vite sur ses cordes avant de céder le relais successivement au saxophone de Keith Crossan, à la trompette de Tom Poole et au piano de Tony Stead. Et chaque soliste participe à la fête. "Gotta serve somebody" persévère dans un même style. Insatiable, Castro est impressionnant sur les cordes. Changement de tempo pour "Voodoo spell", une compo bouleversante signée et interprétée par Michael Burks. Le géant d'ébène y injecte toute sa sensibilité à la six cordes. Joe Louis Walker adopte un profil funky sur "It's a shame". Sister Monica Parker chante son "Never say never", un blues lent, chargé de feeling, pour lequel elle est soutenue par le Tommy Castro Band. Rich Estrin, c’est le chanteur harmoniciste des Nightcats. Le leader aussi. Il a emmené son gratteur Chris ‘Kid’ Andersen, dans ses bagages. Ils sont responsables du funkysant "My next ex-wife". 

En deuxième partie, la part belle est faite aux artistes féminines. Et elles ne manquent pas de talent. Tout d'abord, un trio familial qui répond au patronyme de Trampled Under Foot (TUF). Danielle Schnebelen chante autoritairement, mais avec classe "Fog" devant ses frères, Nick aux cordes et Chris aux baguettes. La féline Janiva Magness se réserve le micro pour "Think", une compo écrite par Lowman Pauling en 1957 pour ses 5 Royales, mais reprise ensuite, notamment par James Brown et Taj Mahal. Enfin, Miss Debbie Davies, libère toute sa passion sur sa guitare, lors d’un superbe blues intitulé "All I found". Tommy Castro se réserve encore deux titres exécutés lors de lors de la Back Oak Cruise", en février dernier, "Painkiller" (plage éponyme de son album, paru en 2007), sans aucun doute le sommet de cet opus, et le long "Serves me right to suffer" de Percy Mayfield, une piste amorcée en blues lent, avant de glisser vers le boogie participatif. Une excellente revue! 

 

Tommy Guerrero

Return of The Bastard

Écrit par

Le printemps ramène dans ses bagages « Return Of The Bastard », le nouveau recueil de Tommy Guerrero. Le retour du bâtard sonne l’heure des longues ballades sous le soleil, des crèmes UV et des draps de plage. Fêtant dignement les dix ans de sa carrière, Guerrero plonge les auditeurs dans une douce torpeur, aussi efficacement qu’un gros spliff en pleine période de stress. Le guitariste entame la ballade par un « And The Folklore Continues » aux chœurs aériens invoquant sérénité et délassement avant de poursuivre sur une série de titres acoustico-instrumentaux presque tous aussi irradiants les uns que les autres.

Savant mélange de rock et de funk latin, de surf rock et même de samba, « Return Of The Bastard » regorge de rythmes délassants et entêtants comme ceux des séduisants « La Califas Perdido », « Zapata’s Boots », « No Time For Time », « What Have I Been Doing Since I Was Gone ? » et « 40 Summers ». Mais malgré la grande technicité de Guerrero, son apparent manque d’inventivité sur quelques morceaux dénature malencontreusement un peu l’ensemble (« Calling For Ya ! », « The Simple Man », « New Terrain »). Des petites imperfections qui, par ailleurs, n’empêchent aucunement le Californien de convaincre sans mal celui qui ne jure que par le farniente lorsque le thermomètre dépasse les 20 degrés. « Return Of The Bastard » est un disque de saison dont il faut amplement profiter avant la réapparition des nuages.

Tommy Tate

I’m So Satisfied : The Complete Ko Ko Recordings and more

Écrit par

Malgré une carrière entamée au milieu des années soixante, Tommy Tate n’a jamais vraiment connu le succès. Ce qui n’a pas empêché ce chanteur/compositeur talentueux de devenir une figure culte au sein des cercles de fanatiques de ‘soul music’, ses disques ayant été maintes fois piratés par des producteurs peu scrupuleux. « I’m So Satisfied » reprend la totalité des enregistrements de Tommy réalisés en faveur du label Ko Ko, ainsi que trois titres pour Stax.

Fondée par le producteur véreux Johnny Baylor, l’écurie Ko Ko avait été créée quasi exclusivement pour le chanteur Luther Ingram. Ko Ko était distribué par le légendaire label Stax et la plupart des titres étaient enregistrés dans les studios aussi légendaires Muscle Shoals, en compagnie des musiciens du cru. Vingt titres enregistrés entre 1971 et 1977, bien représentatifs de la soul telle qu’elle se pratiquait dans le sud des Etats-Unis et surtout à Memphis. L’accent est placé sur le son très direct, les ballades mid tempo richement orchestrées, la recherche mélodique et une voix très en avant, rappelant la ferveur du gospel. Hormis quelques rares incursions dans le funk et le disco, c’est le menu musical qui est proposé ici. Ce sont évidemment les morceaux qui font la différence, et ceux composés par Tommy Tate sont de toute grande qualité. Après quelques écoutes et à quelques rares exceptions, ces quelques titres se révèlent essentiels ; c’est la raison pour laquelle cet album vous est vivement conseillé…

 

Tommy

The Light will be

Écrit par

Le premier opus de Tommy est une invitation au voyage. Laissons valises, passeports et crème solaire à la maison : la virée aérienne se passe à l’intérieur. De son timbre brut et pur, Tommy Donald Colin rêve à haute voix. Sa souffrance, ses doutes, ses espoirs puis sa sérénité se déclinent en onze morceaux tantôt riches en sonorités, tantôt dépouillés, toujours séduisants. « Dreamworld » et « The light will be » ouvrent l’album, annonçant une pop mélodique très british. Gentille ? Pas tant que ça: Tommy sait y ajouter la force du rock et un dynamisme électro lorsqu’il le faut. Léger et profond, « Alright » rassure tandis que « We can change » ressemblerait à une réponse destinée à Lennon lorsqu’il nous demandait d’imaginer : ‘Don’t forget what we can make, if we all want the same. We can change our world.’ Jouant sur les variations rythmiques, alternant rage et douceur, Tommy explore aussi ses zones d’ombres: ‘Together is a word I didn’t know, with all my soul I want a relation, but from the room of my autism, no word comes out when I want to talk, your open hand is my salvation’ (“Nevertheless”). Si le Tommy des Who était aveugle, pour celui-ci: “The light will be”. Thank You, Lord.

Tommy Hools

All Soul´s Night

Après quelques maxis et un premier album sympathiques (" Popular Frequencies "), le duo parigo Tommy Hools nous revient fatigué, l'inspiration en berne. Attention : " All Soul's Night " n'est pas totalement mauvais… Du moins tant que Druel et Bidoli ne s'essaient pas au reggae (le mou " No Time to Kill ") et à l'électro big beat (" Something Has to Come " et ses synthés navrants). En résumé, c'est quand Tommy Hools fait de la pop qu'il emporte notre adhésion (" You Torture Me ", " You and Me ", très New Order). Et lorsqu'ils invitent Hawksley Workman (" Airports "), on s'étonne même de la retenue du Canadien, généralement abonné aux pitreries glam-rock. Sur " Lovin'Arms ", le fils de Stephen Stills pousse lui aussi la chansonnette, pour un résultat northern soul que n'aurait pas renié Paul Weller et ses Style Council… Dommage que pour le reste, ce disque soit du bidon (le niais " Tout Seul ") : quand on offre trop à boire et à manger (ce manque de cohérence), mieux vaut prévoir des sacs en plastique.

Tommy Guerrero

Soul Food Taqueria

Tommy Guerrero est un skateboarder de renommée : dans les années 80, il faisait partie de la Bone Brigade, un posse de skaters paraît-il " légendaire ". Sa musique, elle, ne risque pas de rentrer dans la légende : sorte de trip-funk à la Mo Wax à peine plus excitant qu'une compilation lounge de Prisunic, " Soul Food Taqueria " sent carrément la vieille chaussette. Pas le pied : imaginez DJ Shadow avec des maracas, scratchant sur " L'été indien " avec une vieille platine pourrie (" Thank You Mk "), ou Santana se la jouant trip hop, déroulant ses riffs chiants de son hamac, en pleine chaleur californienne (" Tatanka "). Le skate est un sport d'éternel recommencement : pour un beau " hollie ", combien de gamelles ? " Soul Food Taqueria ", c'est un peu ça : pas mal de franches pantalonnades, heureusement rattrapées par quelques titres sympas en milieu de course (de " It Gets Heavy " à " Gettin It Together ", feat. Lyrics Born du groupe de rap Quannum). Tommy Guerrero n'a donc aucun sang d'encre à se faire : à force de s'entraîner, il finira bien par enchaîner les perles groove, comme les plus belles figures de skate. Il s'agit juste, en fin de compte, d'une question de temps.

Tommy Castro

The essential

Écrit par

Doué d'une une voix faite pour chanter le R&B, et pas du tout manchot à la guitare, Castro compte un public fidèle. Au cours des dernières années, ce citoyen de San Francisco a franchi de nombreuses étapes. Il n'a pas ménagé sa peine et est apparu sur les scènes de tous les continents. Il comptait déjà quatre albums sur Blind Pig : "Exception to the rule", en 96, "Can't keep a good man down", en 97, "Right as rain", en 99 et le "Live at the Fillmore", en 2000. Indispensable à ceux qui ne possèderaient pas encore un Castro dans leur home, cette collection puise au sein des 3 albums studio. D'autant plus que le prix de cet album est modique et propose en CDRom une vidéo live.

Le disque démarre à un train d'enfer par "Can't keep a good man down" et "Exception to the rule". La voix est réellement superbe et les motifs de guitare très riches. "Lucky in love" évolue sur un riff que Mr Keith Richard aurait pu pondre en personne. Les deux titres live sont des inédits. De la dynamite ! Deux rocks, dont une version époustouflante de "The girl can't help it", qui met en exergue le piano de John Turk et le sax furieux de Keith Crossan ; ainsi que "Nobody loves me like my baby" (NDR : reproduite également sur la vidéo), au cours duquel Jimmy Pugh au piano se montre très en verve. Tommy sort les plans bien connus de Chuck Berry. Au chant, Castro sort son épingle du jeu sur les plages Memphis R&B qui pourraient aisément figurer dans le catalogue Stax. A l'instar du lent "Just a man", du funky "Nasty habits" lardé de riffs à la Albert King, et du nerveux "Sho' enough". Et n'oublions pas la plage la plus blues, l'instrumental "Hycodan". Vous savez ce qui vous reste à faire!

 

Tommy Womack

Stubborn

Écrit par

Womack est établi à Nashville. Il a sévi chez les Bis-quits et au sein d'un groupe de country punk, appelé Government Cheese. " Stubborn ", qui fait suite à " Positively Na Na ", paru en 1998, constitue son second album. Tommy pratique un roots rock contaminé par le folk, le blues, mais principalement par la country. Pour enregistrer cet elpee, il s'est entouré de plusieurs musiciens qui doivent vous rappeler de bons souvenirs. Et en particulier Jason Ringenberg (le Jason des Scorchers), Dan Baird des Georgia Satellites ainsi que George Bradfute, guitariste préposé aux derniers albums de Webb Wilder. Ces différentes références vous donnent maintenant une idée plus précise du style Womack. Tommy est aussi, et avant tout, un compositeur, un songwriter comme le décrirait les Anglo-saxons.

Ne soyez pas décontenancés par l'ouverture en mode punk de "Rubber maid". Elle ne dure même pas une minute ! Elle préface "Up Memphis blues", un folk blues à la Dylan, avec Al Perkins (Manassas, Flying Burrito Brothers) à la slide. "The urge to call" est une bien jolie ballade, pouvant rappeler les compositions de Ray Davies. Les interventions de Perkins au dobro et de Brad Jones à l'orgue sont superbes. Tommy reprend par ailleurs "Berkeley news" des Kinks. "I don't have a gun" est également une solide composition, menée par un George Bradfute bien affûté aux cordes et un Womack qui lui donne la réplique à la slide. D'ailleurs, dès que George se place sur le devant de la scène, comme sur "Tellin' you what you want to hear", la musique se rapproche fort des derniers albums de Webb Wilder. Et c'est superbe!. Ecrite par Jason qui vient, en outre, lui donner la réplique vocale, "Going nowhere" est une bien jolie ballade country. Et en final, "They all come back for more" est rehaussé par la présence de Dan Baird. Excellent!

 

Tommy Bankhead

Message to St Louis

Écrit par

Tommy est né voici 68 ans dans le Mississippi, mais a établi ses pénates à Saint Louis, dans le Missouri. Une ville portuaire qui a enfanté une scène bien spécifique, caractérisée par la rencontre du blues rural et urbain ; une scène incroyablement riche et pure. Et des artistes comme Arthur Williams et Boo Boo Davis en sont aujourd'hui les fers de lance... Depuis un demi-siècle, Bankhead en est un des plus solides piliers, produisant un blues dont le style a été marqué de manière indélébile, par les années d'après-guerre. A ce jour, il n'a commis qu'un seul album, "Please Mr Foreman". En 1983, sur Deep Morgan.

Tommy compose la très grande majorité de son répertoire. Il est secondé de musiciens qui présentent un solide pedigree. Notamment Erskine Oglesby, un saxophoniste qui a joué pour Ike et Tina Turner, et le pianiste Bob Lohr. Un proche collaborateur de Chuck Berry qui côtoie régulièrement les seigneurs du blues local. Lohr se révèle brillant sur "Going to Chicago". S'il aime les tempos enlevés, Tommy n'en reste pas moins un bluesman de talent. Il le démontre sur "Alcohol ain't nothin" et "The bright lights". Cheval de bataille " live ", " Who said it " est à coup sûr une des meilleures plages du disque. Elle permet notamment aux solistes de s'échapper. Tantôt Tommy à la six cordes, tantôt Oglesby au sax. Et la production de Fedora est impeccable!