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Toundra

III

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L’artwork de cet album est épouvantable. Il fait peur et est ignoble. Ces sirènes gothiques et ces squelettes semblent émaner du même monde que ceux adoptés depuis des lustres par Iron Maiden. Toundra est issu de Madrid. Et l’Espagne n’est guère riche en matière de groupes ou artiste pop/rock exportables. Si mes souvenirs sont exacts, la dernière formation intéressante émanant de la Péninsule Ibérique s’appelait Migala. Elle s’est séparée en 2005. Depuis, hormis la zone crépusculaire de l’underground, c’est le calme plat !

Mais intéressons-nous plutôt au contenu de l’œuvre. Surprenant ! Dans le bon sens du terme. Pas de flamenco ni de rock hispanique aux accents latino complètement insupportables, mais le fruit d’une rencontre entre post-rock et metal. Le combo semble avoir complètement digéré ses influences qui oscillent de Pelican à Cult of Luna, en passant par Mogwai. Mais puisées également chez Led Zeppelin, Black Sabbath ou Metallica (« Requiem », « Cielo Negro). Et il maîtrise parfaitement ce fragile équilibre entre longs crescendo et riffs puissants, écrasants, tranchants.

Malgré un goût graphique plus que douteux, le troisième opus de Toundra est bien plus fertile que son patronyme…