Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Le rire de Will Paquin

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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The Yellow Traffic Light

Dreamless (Ep)

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Originaire de Turin, cette toute jeune formation est née en 2012.

Un trio dont le premier elpee, intitulé « Home at least », date de mars 2013.

L’année suivante, un quatrième larron vient compléter le line up.

Lanotte Jacopo (guitare et voix), Lorenzo Avataneo (basse et voix), Luca Chiorra (batterie) et  Federico Mariani (guitare et clavier) livrent ici un support trois titres aux accents ‘shoegaze’ baptisé « Dreamless ». C’est peu, me direz-vous ! Et pourtant, il démontre le travail créatif du combo !

Sans être des précurseurs en la matière, les gaillards se démerdent plutôt bien et proposent des mélodies d’une certaine qualité. A la fois aériennes, mélancoliques et légères, elles évitent les poncifs bruitistes du genre.

Les riffs de guitares occupent la majeure partie de l'espace sonore. Les nappes de synthé se font volontairement discrètes. Aucune surprise du côté des sessions rythmiques, celles-ci se révélant on ne peut plus conventionnelles.

Par contre, ce qui fait véritablement l’originalité de cet opus, c’est l’association entre le côté vaporeux drapé de soie et le chant sous mixé. Un mécanisme qui n’est pas sans rappeler la dream-pop d’un certain Cocteau Twins. Il suffit d’écouter « April » et « Do it right » pour s’en convaincre !

La filiation est sans équivoque ! Le groupe se défend d’ailleurs de puiser son inspiration auprès de My Bloody Valentine et Ride. Dans cette catégorie, on ne fait pas mieux !

Plus pop, « Care » s’écarte de cette ligne de conduite. C’est dommage ! Peut-être est-ce dû à une volonté de se rapprocher davantage des postulats radiophoniques ?

À découvrir sur Bandcamp ici

 

 

Traffic Quintet

Nouvelles Vagues

Écrit par

Alexandre Desplat est connu et reconnu au travers d’une centaine de compositions pour des longs métrages de Jacques Audiard à Peter Webber, du cinéma français au cinéma hollywoodien. Il a été une dizaine de fois nominé et reçu quelques récompenses (pour « The Queen », « De battre mon cœur s’est arrêté »…) Flanqué de Traffic Quintet, groupe partagé entre deux violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse, Alexandre Desplat prend le pari de retranscrire 14 musiques de film datant de 1961 à 2001, thèmes qui, à l’origine, étaient écrits pour des orchestres de plus grande envergure. Et cet album, à mi-chemin entre musique classique et musique de films nous donne à écouter une interprétation juste des mélodies. Mais là où il y a un respect des compositeurs, on pourrait reprocher trop de rigueur au directeur musical, pas assez d’impertinence dans son parti pris. Un consensus qui efface la personnalité de ce Quintet virtuose, trop sage pour désarticuler les thèmes et dialoguer entre eux. Les mélodies peuvent alors à longueur d’écoute paraître linéaires et répétitives.

Il faut dire également que l’insolent Alexandre Desplat à travers son hommage à la nouvelle vague, et le présentant comme tel, fait la part belle à ses propres compositions bien plus récentes. Ce qui ne nous empêche pas d’apprécier les superbes mélodies du grand Georges Delrue (« Le mépris », « Jules et Jim », « Garde à vue », « La peau douce »…), A. Duhamel (« Pierrot le fou »), G. Barbieri (« Dernier tango à Paris »), M. Jarre (« Passage to India ») et E. Morricone (« Peur sur la ville ») et d’estimer le travail bien fait, un choix absolu d’Alexandre Desplat de respecter les compositeurs et une excellente interprétation par les musiciens de Traffic Quintet.

Air Traffic

Fractured Life

Écrit par

L’histoire semble se répéter à l’infini… Parachuté à nouveau d’on ne sait où, un groupe tout jeune, tout beau, tout chaud souhaite la reconnaissance et cherche à justifier les ventes de ses albums. Parcourant un peu les informations relatives à Air Traffic, on se retrouve nez à nez face à des métaphores déconcertantes : ‘introspection’, ‘rock atmosphérique’, ‘euphorie sexuelle’, etc. Des métaphores qui dessinent au-dessus de ma tête un point d’interrogation gigantesque, faisant de l’ombre au prétendu talent inné du groupe. Le choix du titre de l’album est, semble-t-il, motivé par un concept démantibulé des compositions. Toute cette litanie frise la masturbation intellectuelle là où les simples mots ‘rock de jeune’ viendraient définir parfaitement ce premier opus. On est loin de la publicité matraquée pour mettre en valeur leur génie musical inaltérable. Ce serait même un constat falot à établir après avoir écouté les 11 morceaux de la galette. Il est vrai que lors de la sortie du single « Charlotte », on pouvait espérer la confection d’un album frémissant, tant l’énergie du morceau semblait suivre l’ombre d’un Bloc Party. Mais l’exercice de l’elpee ne trompe jamais, et c’est bien déçu que l’on s’enfile des morceaux comme « Shooting Star » ersatz de Colplay ou « Empty Space » (déjà comme choix de titre hein !) où la larmoyante et plaintive voix haut perchée de David Jordan repose sur un piano triste à mourir, lui aussi. « I Cant Understand » soulève la même question, et « Get In Line » retrouve l’éclat du single mais ne convainc pas plus que le reste. Un bien banal bilan résumera cette chronique. La faute à la publicité qui l’entoure. Il ne suffit pas d’attirer l’attention, il faut également assurer ses arrières…

Traffic

The last great Traffic Jam (CD+DVD)

Écrit par

Dans l’histoire de la musique rock, Traffic est incontestablement un des premiers supergroupes à avoir vu le jour. Après The Cream, mais avant Humble Pie. Traffic est né en 1967. Il réunit alors quatre musiciens : l'hyperdoué Stevie Winwood - devenu star au sein du Spencer Davis Group - au chant, à la guitare et aux claviers, le chanteur/batteur/compositeur Jim Capaldi, le saxophoniste/flûtiste Chris Wood et le chanteur/guitariste Dave Mason. Le quartet rencontre immédiatement le succès en commettant quelques petites perles de pop psychédélique. A l’instar de leur premier single, "Paper sun"! L'album "Mr Fantasy" sort en décembre 67. Il est suivi d’un elpee éponyme l'année suivante. Mason quitte ensuite le groupe qui décide alors de mettre provisoirement un terme à son aventure. Winwood fonde en compagnie de Clapton, Baker et Grech un autre supergroupe fugace : Blind Faith. Island en éditera un elpee posthume : "Last exit". En 1970, Traffic renaît déjà de ses cendres, sous la forme d'un trio composé de Winwood, Capaldi et Wood. Ce come-back est bien sûr ponctué d’un opus : "John Barleycorn must die". D'autres albums suivront: le live "Welcome to the canteen" et "The low spark of high heeled boys" en 71, "Shoot out at the fantasy factory" et le double live "On the road" en 73 ; sans oublier "When the eagle flies" en 74. Malade, Chris Wood décède en 1983, des suites d’une pneumonie. Traffic se reforme cependant en 1994. Et commet un autre long playing : "Far from home". L’enregistrement ‘live’ de ce "The last great Traffic Jam" date de cette époque. Il faudra cependant attendre plus de dix ans avant de voir ce disque atterrir dans les bacs. Atteint d’un cancer, Jim Capaldi est entre-temps disparu. En janvier 2005.

Le duo de base, Winwood et Capaldi monte sur les planches flanqué du bassiste Rosco, de Randall Bramblett aux claviers ou aux cuivres, de Mike McEvoy à la guitare ou aux claviers ainsi que du percussionniste Walfredo Reyes Jr. Cette œuvre est composée d’un CD audio et d’un DVD vidéo. Le CD audio s’ouvre par l'accrocheur "Pearly queen". La voix de Winwood est intacte. Profonde, puissante et riche, c’est un instrument de choix. Cette plage est une parfaite réussite. Au plus on l’écoute, on plus on y découvre, avec bonheur, de multiples surprises. Face aux claviers et aux percussions, la guitare se révèle très créative. "Medicated goo" met en exergue le talent de gratteur de Stevie. Un régal ! "Mozambique" (NDR : un extrait de l'album "Far from home" paru en 1994), fait la fête aux rythmes. Les percus ouvrent une voie royale à l'orgue Hammond qui disserte avec la guitare et la flûte. Rock, jazz et culture africaine font ici bon ménage. Empreinte de douceur, "40,000 headmen" est dédiée à la mémoire de Chris Woods. Le timbre vocal de Stevie est un véritable délice. La flûte de Randall Bramblett apporte un côté troublant à la compo. Bramblett est passé au saxophone pour l’instrumental "Glad", une parfaite démonstration de la qualité exceptionnelle de l'ensemble. La première plaque s’achève par "Light up or leave me alone", un très long fragment chanté par Jim Capaldi au cours duquel les différents solistes s’autorisent quelques escapades ; et même la section rythmique !

Le second morceau de plastique s’ouvre par le séduisant "Walking in the wood". Superbe, "The low spark of high heeled boy" est une longue compo atmosphérique caractérisée par de subtils changements de tempo que tonifie le timbre de Winwood. Les musiciens y démontrent une nouvelle fois tout leur savoir-faire. D’excellente facture, ce jazz rock divertit par ses incursions de piano, d’orgue et de cuivres. Interlude rafraîchissant, "John Barleycorn must die" est une plage folk. Une compo qui était également le titre maître d’un album paru en 1970. Plongé au sein d’une ambiance médiévale, Stevie chante en s’accompagnant à la guitare sèche. Le concert s’achève par deux morceaux incontournables. Tout d’abord le blues rock lent "Mr Fantasy", un fragment issu du tout premier elpee de Traffic commis en 1968. Et surprise, Jerry Garcia, le légendaire guitariste du Grateful Dead, est à la six cordes. Ce concert somptueux s’achève par l'incontournable hit du Spencer Davis Group immortalisé au cours des sixties : "Gimme some lovin".

En flip side, le DVD nous propose une interview de plus de 20 minutes accordée par Stevie Winwood et Jim Capaldi.