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Tryo

Vent debout

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C’est un sacré « Vent debout » qui souffle cet automne! Un album qui porte parfaitement son titre. Un vent frais soufflé par Tryo depuis près de 20 ans sur la chanson française ; de révolte en chansons, sans être moralisateur, sans s’acharner sur des cibles faciles ; universel, rassembleur, qui nous raconte des choses ; d’optimisme, dans les airs, dans la manière d’évoquer des sujets plus ou moins sensibles. Debout, pour ne pas s’affaler, ne pas se laisser aller, continuer à proposer de nouvelles perspectives sans jamais se trahir.

Une fois encore Tryo alterne le beau et l’horreur décrite, le poétique et le politique. Et peu importe à quel degré on écoute ces treize plages. On peut se rassasier du côté jovial et festif, caractéristique du quatuor français, sans se prendre la tête, en profitant du moment musical présent. Mais on peut aussi réfléchir, décrypter, débattre, entendre les messages véhiculés sur des sujets aussi importants et actuels que la liberté individuelle, la protection environnementale, la surconsommation, le nationalisme ou encore la Coupe du Monde de football au Qatar. Ce sixième elpee studio nous parle d’un monde parfois « Sauvage » mais « On vous rassure ». On pourrait presque en regretter le déficit de légèreté que pouvaient apporter des morceaux plus humoristiques comme « Désolé pour hier soir » ou « Monsieur Bibendum ».

Mais l’important, c’est que ces compos font frémir, génèrent de l’émoi. « Vent Debout » vient enrichir l’encyclopédie musicale patiemment concoctée par Tryo ; une collection au sein de laquelle rien ne paraît pouvoir devenir « Obsolète ». A l’image de « Souffler » qui pénètre dans les oreilles, stagne dans la tête, s’incruste dans la peau sans jamais être nocif. « Watson » procure même du rêve… qui donnerait envie de prendre la mer. En bref, ce « Vent Debout » fait vibrer.

 

Tryo

Soufflé par un irrésistible tourbillon d’optimisme…

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Ce mercredi 30 novembre, Tryo plantait son drapeau à l’Ancienne Belgique, un étendard agité par son « Vent Debout ». Une soirée mémorable marquée par un amour réciproque entre le quatuor français et l’extraordinaire public belge.

Deux bonnes heures de concert en compagnie d’un des groupes francophones les plus marquants de ces 20 dernières années. Parce qu’il frappe les esprits tant par les idées défendues que par sa musique ; une musique qui est parvenue à abattre les clichés selon lesquels tout titre un tant soit peu reggae est réservé aux fumeurs de joints à rasta. Il est allé bien au-delà, rassemblé des foules, pas vraiment destinées à fréquenter les mêmes salles de concert. Et pourtant… Dans cette AB particulièrement propice aux spectacles magiques, la soirée a tourné au face-à-face. D’un côté, quatre copains, quatre amis, quatre musiciens, quatre chanteurs unis sous une même bannière, celle de Tryo. De l’autre, 2 700 personnes (environ) unies comme une seule marée déchaînée, comme une seule meute chantant à l’unisson, à plein poumons ; une foule assurant autant le spectacle que les artistes.

Mais pour bien comprendre cette folle histoire d’un soir, il faut raconter tout « Ce que l’on s’aime » au cours de ces moments toujours trop courts. Tout a commencé par là. Et déjà l’AB toute entière s’enflammait. A peine ont-ils eu le temps de « Chanter » qu’ils ont bien dû admettre qu’en Belgique les morceaux d’échauffement du public n’étaient pas nécessaires. Et puis est venu l’instant de se dire bonsoir et déjà chacun a pu sentir qu’une grande soirée se préparait. Comme si un tremblement de terre parcourait tout Bruxelles, les décibels vont grimper. Mais Tryo ne se contente pas de chanter, il partage, raconte, dissémine du plaisir. Mais n’hésite pas à asséner, au travers du morceau « Les extrêmes », un petit punch aux Américains qui ont ‘oublié’ de voter lors des dernières présidentielles.

Chez Tryo, la beauté se révèle dans la capacité à pouvoir s’appuyer sur l’épaule des autres. La formation va donc faire confiance à la vague de spectateurs qui va porter « Watson » et le faire voguer avec plus de force et de vigueur que jamais, comme si soudain, une armée menait ses combats derrière lui. Le don de soi, de ses talents est parfois tout aussi bénéfique pour booster les justes causes. L’association Sea Shepherd ne peut en tout cas que sortir grandi de cette chanson, de ce moment.

Le point culminant de la soirée symbolise bien Tryo. Un Hymne, avec un grand H. Un hymne, ça rassemble, ça fait vibrer, ça parle à tout le monde, ça résonne d’une manière qui semble éternelle. Mais les quelques minutes de « L’hymne de nos campagnes » seront grandioses, magiques, magnifiques, incroyables… Aucun adjectif ne pourrait décrire l’union sacrée qui s’est créée autour de cette chanson. Il appartient aux grands moments qui expliquent pourquoi les concerts sont indispensables à vivre. L’Ancienne Belgique l’a crié bien fort, à user ses cordes vocales. Et l’amour s’est propagé tout au long de « Serre-moi ».

Tryo a aussi eu la bonne idée de laisser à l’auditoire le choix des chansons. Et là, les artistes n’ont pu cacher leur surprise face à la demande de titres qui leur semblaient si lointains qu’ils en avaient quelque peu oublié les paroles. Ce qui nous a valu un medley réunissant « Jocelyne », « Mam’selle Bulle », « Poussière d’étoiles », « Apocalypticodramatic »…

Mais Tryo a intégré, de façon éphémère, un cinquième membre : Massimo. Un jeune homme plein de culot n’a pas eu peur de répondre à l’appel du groupe qui demandait, exigence à peine voilée, quelqu’un capable de jouer du Tryo à la guitare ; mais un quidam qui n’a pas encore été programmé, sache chanter et soit de nationalité belge. Massimo a ainsi assuré le spectacle. Acclamé, son prénom a été scandé par l’ensemble de l’AB, pour « La misère d’en face ». Exceptionnel moment et pas seulement pour lui.

Et Tryo ne rejette rien de son passé musical. « Sortez-les » ou « Yakamoneyé » y sont bien passées. A l’heure du rappel, l’inévitable « Désolé pour hier soir » a permis au public de jeter ses dernières (en fait pas vraiment les dernières semble-t-il) forces dans cette soirée incroyable.

Elle s’est déroulée au cœur d’une extase festive incroyable. Et permis de « Souffler » un impérissable moment. Car ce show est bien allé au-delà de l’aspect musical. Il a mis en lumière notre monde parfois bien sombre sous un angle plein d’optimisme ; et a même propagé des messages positifs. Il a rassemblé alors que nous vivons des périodes quelque peu difficiles, des événements qui divisent. Comme c’est si important, ne fût-ce que quelques instants. Mais le règne était bien celui de Tryo, celui de l’Ancienne Belgique, de la musique et de tout ce qu’elle peut apporter. Une belle folie qui touche, émeut, fait danser, rend joyeux et fort. Même ces jours qui suivent sont plus beaux, plus légers parce que cette soirée est quelque part dans la tête et nous donne confiance.

Que le « Vent debout » de Tryo souffle encore fort, longtemps et loin!

(Organisation : Ancienne Belgique)

Tryo

Un peu trop dans l’air du temps…

Écrit par

Depuis une semaine, je chante à tue-tête « L’hymne de nos campagnes », « La main verte » ou encore « Mademoiselle Bulle ». Pourquoi ? Ce mardi 14 novembre, Tryo se produit en concert à Forest National. Et je serai présente assister à ce spectacle. Malheureusement, ces trois chansons, je n’aurai pas le bonheur de les entendre. En effet, la formation a privilégié les morceaux de leur nouvel opus, publié le 27 août 2012.

Forest National, 20h00. La salle est à moitié remplie. En première partie, un groupe inconnu au bataillon monte sur les planches : Boulevard des Airs. Huit musiciens enchaînent quelques chansons très festives et entraînantes. Une excellente découverte !

Tryo entre à  son tour, dans l’arène, dès 21h00. A la surprise générale, le groupe apparaît sur une toute petite scène, au milieu de la fosse. Il enchaîne « Pas banal », « Marine est là », « Ladilafé ». Et crée une ambiance chaleureuse, en communiquant souvent avec le public. Le groupe aura bientôt 15 années d’existence. Il n’est cependant pas venu présenter un simple concert, mais un véritable ‘show’ : chorégraphies, DJ, ambiance boîte de nuit, scènes mouvantes, tout y est. Une seule chose manque : l’influence reggae, une caractéristique de leurs albums précédents. On peut donc souligner une tendance à vouloir s’intégrer dans le registre musical actuel (remix de chansons, grattage de platines, ...)

Les compositions sont toujours très engagées et expriment leurs opinions politiques et sociales : « Marine est là » fait référence à Marine le Pen, « Ladilafé » rend hommage à feue Patricia Bonnetaud, qui les a accompagnés tout au long de leur carrière, « Brian Williamson » reflète leur combat pour la reconnaissance de l’homosexualité dans le monde. 

Le décor, très original et varié, est plusieurs fois renouvelé : au départ, il est composé d’une structure métallique sur fond blanc qui permet au public de voir les différents musiciens aussi bien que les chanteurs. Ensuite, un autre arrière-plan nous est dévoilé : celui de lucarnes et fenêtres ; et à cet instant, on a l’impression d’être sur les toits d’une ville. Les musiciens en jouent, ils apparaissent et disparaissent à leur gré.

Impression générale : un concert chaleureux et captivant mais qui n’a pas répondu à mes attentes. Cette nouvelle tournée s’éloigne un peu trop de l’univers créé par les premiers elpees du combo.

Organisation AJA Concerts

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Tryo

Climat tropical à l’AB. Tryo est passé par là…

Écrit par

Salle comble à l’Ancienne Belgique ce mercredi 12 novembre. Tryo, groupe français engagé et véritable phénomène auprès d’une génération entière de jeunes en quête d’une musique épurée, rythmée, et profondément militante est de retour ! Les murs de la salle ont vibré au son des six hommes de scène. Les quatre membres du groupe, accompagnés pur la tournée d’un violoncelliste (Fred Deville) et d’un percussionniste (Pablo Mendez), ont rencontré un franc succès auprès du public belge venu en masse pour écouter leur dernier album « Ce que l’On Sème ».

En première partie, Bensé. Nouveau venu sur la scène française. Un séducteur entouré de quatre musiciens. Il charme nos âmes en racontant des histoires de vie tantôt joyeuses, tantôt cyniques… L’accueil du public à son égard est plutôt encourageant. Après un bref set de trente minutes, Bensé nous salue et quitte la scène. Il reviendra nous voir, c’est certain (le 14/11 au Bota) !

Le public les acclamait ; et c’est par une chanson de leur dernier album qu’ils ouvrent le bal. Suivie de « G8 », une incontournable de l’album « Grain de Sable ». Dès les premières notes, la fureur de la foule semble étonner nos musiciens ; mais ils se délectent de l’énergie libérée par cette ferveur. Christophe Mali clamera même qu’on pourrait transformer toute cette euphorie en une ‘Tryouze’ géante.

Sans aucun doute, Tryo n’a plus à faire ses preuves ! Le groupe est adopté et chéri par ces auditeurs qui connaissent les paroles sur le bout des doigts. Tout autour de moi, on chante, on sourit, on est heureux. J’ignorais la popularité et le franc succès que rencontre Tryo. Plus de dix ans de carrière, quatre albums studio et des centaines de dates. Du reggae métissé à des musiques d’ici et ailleurs ; des sons parfois plus indiens ou carrément brésiliens pour quelques plages du dernier album. « Marcher Droit » est par contre la seule compo plus rock répertoire de cette prestation. On s’y donne à cœur joie, et les cordes vocales vibrent à l’unisson : « Pompafric », « Désolé pour Hier Soir », Jocelyne… ! Même les deux percussionnistes nous font une démonstration ‘solo’ des plus détonantes.

Ca swingue, ça fait même réfléchir. Des sonorités pourtant toujours semblables… même si les morceaux se distinguent tous, les uns des autres ; dans l’ensemble, il faut admettre que le tempo ne varie guère et est même susceptible, à la longue, de lasser. Heureusement, l’échange du groupe avec son public rythme le concert et ajoute une chaleur humaine très forte.

Sous les ovations de cet impressionnant rassemblement, nos militants tirent leur révérence sur « L’hymne de nos Campagnes », single le plus notoire du groupe. Une dédicace particulière à Greenpeace qui partage la tournée avec eux. L’engagement ne se limite pas qu’aux textes. Non ! Tryo, c’est conséquent de la plume au support CD, fabriqué à l’aide de matériaux qui respectent la terre. Si vous les avez manqués cette fois-ci, soyez rassurés, ils reviendront le 13 mai 2009 à Forest National.

Organisation : AJA concerts