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Tunng

Tout l’amour de Tunng…

Le nouvel album de Tunng, « Love You All Over Again », paraîtra ce 24 janvier 2025.

Le temps passe vite quand on est Tunng. Cela fait-il vraiment plus de vingt ans que la folktronica ‘païenne’ » du groupe, qui brouille les genres, est sortie pour la première fois d'un studio de l'est de Londres ? C'est certainement le cas, et de plus, janvier 2025 marquera le vingtième anniversaire de « This is Tunng... Mother's Daughter and Other Song », un premier longplayer dont les guitares acoustiques et les disquisitions poétiques sur la nature, la mythologie et la condition humaine, offertes par Sam Genders, passées au crible de rythmes fracturés et d'électronique crépitante de Mike Lindsay, autre fondateur du groupe, sonnent toujours comme un mariage postmoderne entre le rustique et le synthétique, l'archaïque et le futuriste.

Cette signature sonore vieille de 20 ans fait un retour chaleureux sur le huitième opus studio de Tunng, « Love You All Over Again », un amalgame gagnant de textures et de mélodies, d'images déconcertantes et de productions changeantes, fondé, comme le révèle Lindsay, sur une réappropriation consciente des principes premiers dela formation. ‘Je me suis replongé dans les deux premiers albums pour écouter comment nous fusionnions les genres. Au fil des ans, le son de Tunng a varié et s'est transformé, mais à la base, il y a toujours une saveur de ce que Sam et moi avons fait sur le premier album…’

Le premier single, « Didn't Know Why », est un face-à-face intrépide entre des synthés métalliques et des arpèges de guitare limpides, avec des paroles qui parlent d'un personnage familier des chansons de Tunng, Jenny. Genders donne son point de vue sur Jenn : ‘C'est très Tunng : sombre, puis chaleureux et mélancolique. Elle représentait autrefois une sorte d'idéal romantique – ‘l'élue’ - mais aujourd'hui, elle est une sorte de personne lambda - une sorte d'archétype de chacun d'entre nous !’.

« Love You All Over Again » est un long playing qui touche à l'essence même de Tunng. Lindsay résume bien la situation : ‘Pour que Tunng fonctionne, il faut qu'il soit surprenant, étrange et imprévisible, et le nouvel album a tout cela. Il s'agit pour Tunng d'être de retour, en tant que famille, en apportant l'amour à tous ceux qui ont fait partie de notre voyage pendant 20 ans’. 

La « ‘lyric vidéo’ consacrée à « Didn’t Know Why » est disponible

 

Tunng

Songs You Make At Night

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Douze ans après son départ, Sam Genders opère son grand retour chez Tunng. Une période au cours de laquelle il s’est investi au sein de son projet, Diamgrams. Depuis son retrait, la formation anglaise, alors emmenée par Mike Lindsay, n’a pourtant jamais cessé de graver des albums. Néanmoins, il faut bien avouer qu’ils n’ont jamais atteint le niveau de “Good Arrows” ou “Comments of the inner Chorus”. On est donc ravi d’apprendre la reconstitution du duo initial Genders/Lindsay et la sortie d’un nouvel opus intitulé “Songs You Make at Night”. On avait cependant pressenti cette renaissance à travers leur projet commun éphémère, Throws.

Ce sixième LP de Tunng s’inscrit parfaitement dans lignée de sa discographie ; mais a contrario des derniers long playings, les superbes harmonies vocales des différents chanteurs, telles qu’on les avait connues au début la carrière du band, sont à nouveau au rendez-vous. Mais également les ingrédients inhérents à son folk/electronica. Les guitares acoustiques trament les morceaux sur lesquels viennent se poser des lignes de synthés et s’incruster des bruitages électroniques non-identifiés. Des plages paisibles qui laissent une bonne part aux rêves. Tout au long de “Songs You Make At Night”, Tunng alterne entre pistes rythmées (“Dream In”, l’épique “Dark Heart”) et berceuses (“Crow”, “Battlefront”). Quoiqu’il en soit, chiadées, les mélodies font mouche.

Les retrouvailles entre les deux créateurs de Tunng rendent à la formation un second souffle en nous livrant des titres qui figurent parmi les meilleurs de sa discographie. 

Tunng

Comme si une vague de bonheur se propageait jusqu’au sein du public…

Écrit par

Il s’agit déjà de la quatrième fois que Tunng se produit dans la capitale de l’Europe. Suite au retour de Sam Genders (Diagrams), le line up du band retrouve son format originel. Celui de 2007. Et c’est l’ensemble des musicos qui signe l’intégralité du dernier elpee, "Songs You Make At Night ", paru en août dernier. Une forme de retour aux sources auquel on était impatient d’assister, et surtout de savourer en retrouvant les fameuses harmonies vocales échangées entre Mike Lindsay, Ashley Bates et Sam Genders, le revenant.

Malgré une discographie épatante, il faut bien reconnaître que le combo anglais ne parvient toujours pas toucher le grand public. D’ailleurs, la Rotonde est loin d'être remplie et une partie de l’auditoire va rester assis, tout au long de la soirée. Ce qui arrange bien votre serviteur, puisqu’il disposera de plus d’espace pour profiter pleinement du show.

Il est 21h lorsque les lumières s'éteignent. Les trois chanteurs/guitaristes (Genders, Lindsay, Bates) et le vocaliste/percussionniste Becky Jacobs se plantent à l’avant-plan. Derrière, quoique bien cachés, on peut discerner la présence de batteurs/percussionnistes. Dès les premiers morceaux, on identifie ce qui a toujours fait le charme de Tunng ; en l’occurrence ces harmonies vocales douces et entraînantes posées sur des lignes de guitares acoustiques, stimulées par les percus et pimentées de touches électroniques loufoques. Mais ce qui saute aux yeux lors de ce concert, c’est le plaisir manifesté par les musiciens en interprétant leurs compos. Comme si une vague de bonheur se propageait jusqu’au sein du public… D’ailleurs, la majorité des spectateurs arborent un large sourire. Faut dire que les morceaux de leur dernier opus sont particulièrement allègres. Ce qui n’empêche pas le combo de piocher au sein de son ancien répertoire, dont le tube « Hustle ».

Au bout d’une petite heure, les membres du groupe vident les lieux, sauf Mike Lindsay. Celui-ci s'installe derrière les claviers et nous réserve un intermède particulier se démarquant de la folk/electronica à laquelle émarge depuis des lustres. Il enfile une tête de girafe sur la tête et se lance dans une compo électro particulièrement originale. Au bout de quelques minutes, il ôte son masque, et laisse apparaître un visage d’enfant qui s’amuse avec son nouveau jouet. De quoi entretenir cette ambiance propice à la bonne humeur. Ses comparses le rejoignent ensuite pour dispenser « Bullets » et « Jenny Again », certainement deux des meilleurs titres de Tunng. On ne pouvait rêver plus belle conclusion.

La folk-electronica de Tunng a illuminé la Rotonde l’espace d’un concert. Et les mélomanes ont quitté la salle le cœur léger et le sourire aux lèvres…

(Organisation : Botanique)

Tunng

Epatant !

Écrit par

Rien de tel que de terminer un dimanche ensoleillé par un bon concert au Botanique. Et puis ce soir, se produisent à la Rotonde, deux poulains de l’écurie Full Time Hobby ; en l’occurrence Tunng et Pinkunoizu. Soit une formation anglaise et danoise. Il n’y a plus que quelques places disponibles, preuve que l’affiche est alléchante…

A 20h, le quatuor scandinave monte sur l’estrade. Il jouit d’une moins bonne notoriété que son compagnon de label. Et manifestement, l’auditoire ne s’est pas déplacé pour leurs beaux yeux. Alors que le combo ouvre son set, personne ne semble décidé à se lever. Au grand dam du public qui veut pénétrer dans l’hémicycle et reste coincé à l’entrée. Il faudra l’intervention d’un vigile pour décoller les fesses des spectateurs réticents. On connaît surtout Pinkunoizu pour son répertoire pop, accessible et coloré. Pourtant, ce soir, il va explorer sa face sombre et progressive. Trois morceaux en quarante minutes ! Emmené par une batteuse énergique et impressionnante de précision, Pinkunoizu s’embarque dans des morceaux longs et hypnotiques. Le chant, contrairement à la version enregistrée, est quasi absent. On a parfois l’impression d’assister à une jam session. Différence, mais elle est de taille, à contrario des ‘jam sessions’ habituelles, on ne s’ennuie pas. Même si tout le public ne semble pas adhérer à leur choix, j’estime qu’on ne peut qu’applaudir l’audace du groupe. Car si cette nouvelle orientation leur confère une nouvelle dimension, elle n’est pas de nature à rencontrer l’assentiment de l’observateur lambda. Chapeau bas donc !!!

Vingt minutes plus tard, plus aucun spectateur n’est assis. La Rotonde est maintenant pleine à craquer. Les mélomanes sont impatients de découvrir, en ‘live’, l’excellent dernier opus des Britanniques, « Turbines ». Depuis le départ de Sam Genders, hormis le remplacement de Becky Jacobs par une autre demoiselle, pour assurer la tournée, le line-up du groupe s’est stabilisé. Armé d’une gratte acoustique, l’autre membre fondateur, Mike Lindsay, est toujours au poste. Et sa chemise est vraiment originale. Sur les planches, il est soutenu par un second gratteur, un bassiste, un drummer et un bidouilleur/bruitiste. Tunng entame sa prestation par des morceaux figurant sur son dernier long playing. La conjugaison des voix est à nouveau parfaite. Et colle parfaitement à leur électro/folk, dont les compos font mouche à chaque fois. Mieux encore, quand les Insulaires décident d’interpréter des compos issues de leur plus ancien répertoire, on entre alors dans la quintessence du set. « Jenny Again », « Hustle » : la quasi-totalité des ‘tubes’ y passe. Les musicos semblent heureux d’être sur les planches, et ce sentiment est communicatif. Mais alors qu’on pensait que le band avait négligé « Bullet », il nous le réserve lors du premier rappel. On aura même droit à un second ‘encore’ au cours duquel, il va nous interpréter « With Whiskey ».

Un set épatant ! De la mélancolie à l’enthousiasme, Tunng est parvenu à explorer une large palette d’émotions, avec une facilité déconcertante. Pour notre plus grand bonheur…

(Organisation Botanique)

 

Tunng

This is Tunng… Live from the BBC

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S’offrir le luxe d’un ‘live’ à la BBC est, pour un tout groupe anglais digne de ce nom, un rite nécessaire et un passage obligé afin de bénéficier d’un minimum de crédibilité. Après avoir publié quatre albums, le temps était venu pour Tunng de compiler leurs différentes prestations accordées sur cette antenne lors des émissions de Rob da Bank, Lauren Lavern et Marc Riley, depuis leurs débuts accomplis en 2005.

Leur charmant folk naviguant entre ‘sunshine’ pop-folk et légères expérimentations électroniques le méritait en tout cas ! Ce ‘live’ est un parfait ‘best-of’ et réunit bien entendu leurs plus célèbres singles comme le tendre et imparable « Bullets » ou le magnifique « Jenny Again ». Le son est parfait (on est à la BBC tout de même !) et certains titres possèdent même un supplément d’âme par rapport à leur version originale, à l’instar de « Take » ou « Hustle ». Une improvisation ‘live’ réalisée en compagnie des Touaregs de Tinawiren sur « Tamatant Tilay » ainsi que des reprises de « Pioneers » de Bloc Party et de « Naked in the Rain » de Blue Pearl, complètent l’ensemble…

« This is Tunng… Live from the BBC » offre un bel aperçu des évidentes qualités du groupe britannique avant la sortie annoncée de leur nouvel album, prévue d’ici quelques mois.

 

Tunng

Bienvenue dans ma bulle…

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Paru courant de l’année 2010, le dernier album de Tunng, « …And Then We Saw The Land », constitue une étape décisive au sein du parcours de ce groupe anglais ; puisque l’un de ces membres fondateurs, Sam Genders, venait alors de quitter la formation, laissant ainsi une plus grande marge de manœuvre aux autres musiciens. Principal changement enregistré : la quasi-disparition des samples ; et puis une nouvelle ligne de conduite tracée par Becky Jacobs, même si le folk du combo est toujours teinté d’électronique.

Vers 20h, Alice Lewis monte sur les planches. Elle assure le supporting act. Pas de collaborateur. Elle s’accompagne aux claviers et puis tire parti de sonorités issues d’un ordinateur. La jeune artiste française est venue présenter les compos de son nouvel elpee « No One Know We’re Here ». Son univers sonore jouxte celui de Björk. Atmosphérique, il ne maque pas d’intérêt ; mais bien de relief. Si bien qu’au fil du temps, le public finit par décrocher. Et après une bonne demi-heure, elle se retire dans l’indifférence presque générale...  

A peine le temps de se réhydrater que le quintet londonien, Tunng, entre en scène. Au cours de l’après-midi, le combo avait accordé un mini-concert destiné aux enfants âgés de 3 à 12 ans, accompagnés de leurs parents ou de leur famille, dans le cadre de goûters-concerts organisés régulièrement dans les salles du Nord de la France. Une très belle initiative, sans doute destinée à familiariser cette génération à la culture musicale…

Le quintet se partage drums, percus, guitares acoustiques, un ordinateur et les vocaux. Les harmonies vocales –féminines et masculines– sont particulièrement suaves. Conjuguées en harmonie. Empreintes de douceur et de tendresse, les mélodies accrochent instantanément. Et la délicatesse des cordes acoustiques accentue cette sensation. Tout au long de ce set, on a l’impression de partager une bulle, au sein de laquelle le combo nous a invités à pénétrer. Excluant toute forme de violence pour nous communiquer une forme de paix intérieure. La setlist privilégie les plages issues du dernier opus ; et en particulier le single « Hustle » ou encore l’excellent « October ». Sans pour autant négliger leurs classiques, à l’instar de « Bullets ».

Après une bonne heure trente de spectacle, la formation prend congé de son auditoire. La foule se retire peu à peu. Mais elle quitte les lieux des rêves plein la tête. Un peu comme si elle n’était pas encore totalement sortie de cette bulle si réconfortante. D’ailleurs, si vous êtes soumis au stress, n’hésitez pas à vous enfiler une bonne tranche du dernier opus de Tunng. C’est idéal pour décompresser…  

Organisation Grand Mix

Tunng

…And Then We Saw Land

Écrit par

Cette formation anglaise peut se targuer d’être devenue un des ensembles folk les plus originaux de sa génération. Quatre albums déjà que Tunng nous dispense ce type de folk expérimental, mâtiné d’un zeste d’électronica. Depuis les débuts du groupe, l’alchimie entre les deux membres fondateurs Sam Gender et Mike Lindsay fonctionne à merveille. Mais avant de concocter leur second opus, les deux musiciens ont ressenti la nécessité de s’adjoindre de nouveaux collaborateurs. Quatre d’un coup ! Et à temps plein. Néanmoins, jusqu’alors, les deux membres fondateurs continuaient de se réserver l’écriture des morceaux. C’est après le départ de Sam Gender, soit entre la sortie de « Good Arrows » et ce dernier opus, que la dynamique de groupe s’est véritablement mise en place. Et cela se ressent, car l’aspect expérimental développé sur les précédents elpees, est ici beaucoup moins présent. Hormis, l’excellent « By Dusk They Were In The City », les morceaux instrumentaux ont été écartés. Et les samples sont plus rares. Résultat des courses, ce long playing est plus accessible et même contagieux. On rentre même dans « …And Then We Saw Land » comme dans du beurre. Pas que Tunng se soit converti à la pop banale ou superficielle. Loin de là ! Les mélodies (NDR : un des points forts du combo insulaire) sont toujours du même calibre (NDR : pensez aux excellents « Bullets » ou encore à « Jeny Again »). Aucun titre faible. Entre sonorités électroniques et percus, les arpèges se fraient un passage entre les rythmes allègres. Une formule qui a fait ses preuves. La voix de Mike Lindsay est d’une incroyable douceur. Et celle de Becky Jacobs est ici bien plus charismatique. Elle pose même son timbre sur la plupart des morceaux. Et assure les lead vocals sur l’un ou l’autre titre. A l’instar d’« October » ou encore de « These Winds ». Un bien bel album que Tunng viendra défendre ce 21 avril au Botanique ; et à mon humble avis, leur set vaudra le déplacement… 

Tunng

Good Arrows

Écrit par

Tunng est un collectif à géométrie variable qui ravive le fantasme de la pure création musicale où chacun laisse libre cours à son inspiration ; et ce « Good Arrows » évolue au gré d’un ‘on-ne-sait quoi’ pourtant terriblement harmonieux. La ligne mélodique se trouve, se perd. Une voix féminine disparaît puis refait surface. Un cuivre surgit et s’évanouit aussitôt. La mélodie revient de nulle part avant de s’éclipser, à nouveau, dans un silence plus ou moins long…

Aucun morceau ne cherche à dissimuler son humeur versatile tout en restant profondément bienveillant. Et si la réalité de la production a certainement été bien plus règlementée, le génie de Tunng est d’avoir rendu cet ajustement si fluide et nonchalant qu’on se laisse porter par la surprise, dupe et à la merci de cet enchaînement de style toujours renouvelé. Un imaginaire kaléidoscopique où les sensibilités s’épanchent à travers autant de vocalises délicatement juxtaposées. Ainsi ébauché, l’ensemble se teinte d’une émotion sise à mi-chemin entre le folk et l’électronica. Les guitares acoustiques côtoient les manipulations numériques, un xylophone mélodieux est rompu et promptement acheminé en sons synthétiques saturés type Earlies, des handclaps à la Wolf Parade s’inclinent devant des bruits de verre brisé et autres sonorités improvisées qui maintiennent toujours en haleine et éveillent à souhait les imaginations débordantes. De quoi s’agit-il cette fois ? D’épingles dans un pot de confiture ? De flûte de pan à distorsion ? En tout cas, un carillon, une sirène, des rires surgis de nulle part. Mais toujours, ces incursions sont livrées à point, de sorte que l’incongru se fond dans la chaleur des voix et des instrumentations.

Une petite merveille en forme de boîte de Pandore. Jamais chaos n’avait été aussi accueillant. Comment ne pas se laisser séduire lorsque l’imprévisible s’éprend de douceur?

 

Tunng

Comments of the Inner Chorus

« Mother’s Daughter and Other Songs » rappelait l’année dernière que le folk, à l’ère du digital, n’a rien de l’exercice de style : mixer ainsi instruments acoustiques (guitares, banjo, violons, cloches,…) et bleeps électroniques peut s’avérer, si c’est fait avec cœur, une expérience revigorante et sincèrement charnelle. Pour ce deuxième album Mike Lindsay et Sam Genders ne bouleversent pas leurs méthodes d’écriture, à la lisière de l’électronica à la Four Tet et du songwriting fragile de The Books (les dialogues samplés) et des Magic Numbers (les harmonies vocales). ‘We all have a lovely time’, susurrent-ils en ayant l’air de rien (le single « Woodcast »), et c’est clair qu’il y a de la désinvolture dans ces 11 comptines aux airs de ‘murder ballads’… C’est bien là le problème : il manque à Tunng ce je-ne-sais-quoi d’aventureux qui retient l’attention. Et ce ne sont pas deux-trois beats accouplés à du folk rachitique qui donnent forcément envie de crier au génie. Hormis le joli « Engine Room » en clôture prophétique (on croirait presque entendre les hululements de Silver Mt. Zion), « Comments of the Inner Chorus » peine à retenir l’attention au-delà de la fusion des genres. D’un attrait limité, comme quoi l’ambition peut s’avérer aussi un handicap.