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Uzeda

Quocumque Jeceris Stabit

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Il y a un bail qu’on avait plus entendu parler d’Uzeda, une formation sicilienne, fondée en 1987 ; « Stella », son précédent elpee, remontait quand même à 2006 ! Il est vrai qu’à partir de 2001, Agostino Tilotta et Giovanna Cacciola, les figures de proue du band, se sont concentrés sur le projet Bellini. Dans le passé, Uzeda a souvent été comparé à Big Black, Sonic Youth, Girls Against Boys voire The Jesus Lizard. Entre noise et alt rock, sa musique n’a jamais été facile d’accès. Mais elle a le mérite d’être originale. Mis en forme, de nouveau par Steve Albini, ce « Come » ne déroge pas à la bonne règle. Quoique, le noisy semble avoir laissé place à une expression sonore plus tendue, complexe mais bien construite.

Mais ce qui frappe d’abord, à première écoute, c’est la voix de Giovanna. Perçante, déchirante ou fragile, suivant les émotions qu’elle cherche à communiquer, elle rappelle tour à tour Ari Up (The Slits) ou Kristin Hersh. S’appuyant sur une section rythmique souple, l’expression sonore est chargée d’une intensité électrique à la fois sauvage et lancinante.

Si l’un des gratteurs, Giovanni Nicosia, a quitté le navire en 1987, les quatre autres membres du groupe sont toujours au poste depuis les débuts de l’aventure. Ce qui explique cette étonnante complémentarité entre les différents musicos pour dispenser cette musique toujours aussi alternative. Et il est rassurant de constater qu’il existe encore des artistes qui ont l’audace de privilégier la créativité sur la rentabilité…

Uzeda

Stella

Écrit par

Surtout connu pour ses performances live, Uzeda inspire le plus grand respect. Indépendance, ligne de conduite sans compromis, aucun souci d’accessibilité. Steve Albini est à nouveau à la console. Fan du groupe, il aurait fait le trajet jusqu’en Sicile pour produire leur deuxième album (« Waters », 1992), en étant principalement payé en nourriture. Et oui, la cuisine italienne a un prix. Durant un break de près de huit ans, la chanteuse et le guitariste se sont concentrés sur Bellini, projet radical comprenant aussi Damon Che, batteur virtuose de Don Caballero. Une collaboration dont on sent une influence manifeste. Le premier choc est la voix de Giovanna Cacciola, vous crachant un désespoir malsain au visage. Immédiatement suivie par la section rythmique, qui martèle un boucan des plus agréables. Plus entendu un son de basse pareil depuis les Jesus Lizard. Par dessus le magma, Tilotta balance des strates de guitare barbelées, jouant outre du reste de la bande et embrase ce qui restait de certitude. Une expérience qui vous carbonise la carcasse, littéralement. Pas étonnant pour un groupe qui tire son nom du passage menant à un des sites les plus anciens de Catania, sur les pentes du toujours vert volcan Etna. Explosif vous dites ?

Uzeda

Waters

Lorsqu'on évoque le rock italien, on pense inévitablement à Litfiba. Et bien, il faudra bientôt compter sur Uzeda. Un groupe sicilien dont le dernier album a reçu une excellente critique dans le Melody Maker. Ce qui mérite d'être souligné, car en général, la presse britannique n'apprécie pas tellement la concurrence du Vieux Continent... La production de Steve Albini y est sans doute pour quelque chose. Tout comme la remasteration du CD dans les célèbres studios Abbey Road de Londres. N'empêche, ce "Waters" ne manque pas de qualités. Dix compositions liquéfiées dans les guitares sauvages, distordues, intrépides (Pavement? Levitation?), canalisées par les drums hypnotiques, venimeux, et écumées par la voix tantôt alanguie (Kim Gordon), tantôt surexcitée (Polly Harvey?), tantôt gémissante (Kim Deal?) de Giovanna Cacciola. Impressionnant !