CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

White Lies

Une voix fatiguée au cœur d’un concert haut en couleurs…

Écrit par

Paru l’an dernier, « Night Light » marque le retour de White Lies sr la scène alternative indépendante. Le trio a prolongé cette dynamique par une tournée qui aligne des dates en Europe puis au Royaume-Uni, dont un passage à l’Ancienne Belgique. Sur le podium, la formation pioche dans ce disque récent tout en ménageant une place aux morceaux clés de son répertoire. Le combo britannique évolue dans une pop sombre aux contours post-punk et synthwave, où les claviers étirent l’espace tandis que la basse et la batterie imposent une pulsation nette. Harry McVeigh se consacre au chant et à la guitare, Charles Cave se charge de la basse et des chœurs, tandis que Jack Lawrence-Brown pilote les drums. En concert, le band s’élargit : Tommy Bowen rejoint l’équipage à la guitare et aux claviers, ce qui densifie les arrangements et élargit la palette sonore.

En première partie, She’s In Parties ouvre la soirée, un patronyme vraisemblablement emprunté à un titre de Bauhaus, référence gothique incontournable.

Le quatuor de Colchester installe d’emblée un climat shoegaze mâtiné de dream pop, entre nappes de claviers, guitares brumeuses et refrains à l’éclat mélancolique. Au centre du dispositif, l’Irlandaise Katie Dillon mène la danse au chant, tout en alternant synthé, guitare électrique et tambourin. À ses côtés, Herbie étire des lignes de six-cordes plus tranchantes, Charlie verrouille la basse, Matt maintient une rythmique régulière : une base solide qui laisse respirer les textures.

Le set s’ouvre sur « Fallen », extrait de l’EP cinq titres « Are You Dreaming ? », rapidement suivi par le morceau éponyme, plus immédiatement accrocheur. Quand le tempo grimpe, la fosse répond sans peine, et l’accent eighties des arrangements renforce l’unité de la première partie. Avant « The Man », Dillon lance : ‘Qui est prêt à danser ?’ ; la fin de prestation gagne encore en intensité en livrant « The L Word » puis « REM », laissant une impression nette : un combo en pleine progression, déjà armé pour des formats plus vastes (page ‘Artistes’ ici). 

Chez White Lies, le dispositif s’articule autour de quatre immenses parallélépipèdes blancs, traversés par des sources lumineuses multicolores, qui composent une toile de fond géométrique, prolongée par un large rideau gris. Réputé pour ses partis pris visuels, le trio exploite ce décor durant tout le concert, en modulant intensités et teintes au fil des morceaux. La mise en espace reste lisible et resserrée autour du noyau : Harry McVeigh au chant et à la guitare, Charles Cave à la basse et aux chœurs, Jack Lawrence-Brown derrière les fûts. Sur la gauche, Tommy Bowen occupe son poste guitare-claviers, épaississant un son à la fois tendu et cinématographique.

Les tableaux s’enchaînent, passant d’une chaleur orangée presque estivale à des séquences plus austères, noyées de blancs froids et d’ombres. La machinerie lumière impressionne par sa précision et imprime sa logique à l’ensemble du set. « All The Best » démarre sur un registre retenu et installe immédiatement cette dramaturgie visuelle. Un bémol, pourtant : Harry McVeigh ne semble pas au meilleur de sa forme. Les aigus lui résistent par instants et, lorsqu’il s’adresse à l’auditoire, sa voix trahit une fatigue palpable. Le band compense en dégainant tôt un classique fédérateur : « Farewell To The Fairground » déclenche une réponse massive de la foule, qui reprend les paroles sans se faire prier et lance la soirée sur de bons rails.

Côté raretés, « The Price Of Love » réapparaît dans la setlist de la tournée, une première depuis les concerts célébrant les dix ans du premier opus, fin 2019. Le morceau s’adresse à Ed, l’un des tout premiers fans du combo. « Tokyo » s’habille d’un déluge de couleurs, tandis que « Big TV » attise la ferveur et pousse Harry à haranguer la salle : ‘Bruxelles, levez les mains !’. La prestation se referme sur « Bigger Than Us », puis le rappel revient encadré par trois compos issues de « Night Light ». Le morceau éponyme s’installe calmement avant de basculer vers une montée plus abrasive. Les fumigènes, disposés sur les côtés, redoublent d’activité, mais les faisceaux les plus vifs finissent par dominer, un choix qui souligne bien « Death ». « In The Middle » conclut la soirée sur une ligne de basse nerveuse signée Charles Cave, tandis que la voix d’Harry tient le cap malgré les signes de fatigue. Une date solide, dont l’impact gagnerait encore si le chanteur retrouvait l’intégralité de ses moyens.

Setlist : « All the Best », « Farewell To The Fairground », « There Goes Our Love Again », « Hurt My Heart », « My Lover », « Don't Want To Feel It All », « Is My Love Enough », « Keep Up », « Tokyo », « Time To Give », « Juice », « The Price Of Love », « I Don't Want To Go To Mars », « Big TV », « To Lose My Life », « Bigger Than Us ».

Rappel : « Night Light », « Death », « In The Middle »

(Organisation : Live Nation)

White Lies

As I try not to fall apart

Écrit par

« As I try not to fall apart » constitue le sixième opus de White Lies, un album qui a reçu, suivant les titres, le concours de Claudius Mittendorfer (Weezer, Panic At The Disco) ou du fidèle Ed Buller (Suede, Pulp, Lush, Slowdive), à la mise en forme.

Les compos de ce long playing lorgnent régulièrement vers les 80’s. Parfois on pense à Duran Duran, Franky Goes to Hollywood, Tears for Fears ou encore Simple Minds post « New Gold Dream ». Les harmonies vocales sont soignées. Les riffs de guitare et les synthés entrent naturellement en symbiose. Si le drumming ample et syncopé se charge de dynamiser l’ensemble, la basse entretient, en général, le groove. A l’instar de l’excellent « Breathe », dont le ligne de basse funkysante remue littéralement les tripes. Ou de « Roll december », littéralement hanté par Derek Forbes (NDR : c’était le premier bassiste de la bande à Jim Kerr). Et puis hymniques, les compos accrochent immédiatement, à tel point qu’elles en deviennent parfois contagieuses. Bref, l’expression sonore baigne, en général, au sein d’une forme de new wave sophistiquée.

Mais le plus étonnant procède de cet art à traiter des sujets sombres comme la mort ou la santé mentale, sur un ton tour à tour allègre ou emphatique et susceptible de faire danser, même si l’atmosphérique « The end » (NDR : vu le titre !) se révèle plutôt mélancolique voire dramatique. Une fameuse réhabilitation pour le trio londonien après la sortie du plus que décevant « Five » …

White Lies

Friends

Écrit par

Avant d’opter pour le patronyme White Lies, la formation répondait au nom de Fear of Flying. Et c’est en 2007 que Harry McVeigh, Charles Cave et Jack Lawrence-Brown ont décidé de poursuivre l’aventure sous la nouvelle appellation. A ce jour, le trio est responsable de quatre albums studio, dont « Friends », paru en 2016. A l’origine, sa musique était sombre et s’inscrivait dans la lignée de Joy Division, Editors et Interpol. Voire Echo & The Bunnymen et Teardrop Explodes. Ainsi, lors de la sortie du premier elpee, « To Lose My Life… », les fans de cold wave étaient convaincus d’avoir découvert un nouvel héritier à Joy Division. Faut dire que la voix puissante, éloquente et ténébreuse de Harry McVeigh évoquait alors le plus souvent Ian Curtis. Mais lors de deux elpees suivants, le ton a changé, White Lies adoptant un style davantage post rock… un peu trop alambiqué. Notamment tout au long du troisième, « Big TV ». Un opus qui n’a pas vraiment convaincu, signant l’arrêt de mort du contrat qui le liait au label Fiction ; mais aussi un témoignage de l’essoufflement de la machine impeccablement rôdée par White Lies.

« Friends » cherche donc à en revenir au style originel. Mais sous une forme plus abordable… qui rappelle instantanément la fin des 80’s. Tout d’abord à cause du recours aux synthés. A l’instar de « Take It Out On Me », titre d’ouverture du long playing, « Swing » ou encore la plage finale, « Don’t Fall ». Explosifs, certains refrains évoquent cependant « Bigger Than Us » (« Rituals ») ou encore « Farewell To The Fairground » (« To Lose My Life… »). Et si la voix s’impose naturellement tout au long de « Summer Didn’t Change A Thing », les riffs de gratte s’y révèlent particulièrement puissants. En outre, la basse libère un fameux groove, apportant une dimension un peu plus dansante à des pistes comme « Hold Back Your Love », « Is My Love Enough ? » et « Right Place ». Et le drumming syncopé ajoute encore à cette impression ; des morceaux tels que « Morning in L.A. », « Don’t Want To Feel It All » et « Come On » s’inscrivant parfaitement dans ce créneau. Qu’on pourrait qualifier de nostalgique. Une nostalgie que reflète la pochette aux couleurs rétro, presque vintage, ainsi que cette reproduction d’un labyrinthe au sein duquel le combo a sans doute perdu quelques aficionados (des amis ?), mais qu’il souhaite retrouver en empruntant un chemin moins tortueux. Dès lors, le mélomane lambda se laissera illuminer par les tonalités romantiques d’un soleil au crépuscule. Tout en tapant du pied en faisant corps avec le thème abordé dans chaque chanson.

En résumé, cet album surprend surtout par son accessibilité, brisant les espoirs qui auraient pu naître chez les premiers aficionados de White Lies. En fait, le combo a pris du bon temps, en studio. Et c’est ce ‘good feeling’ qu’on ressent à l’écoute de cet opus. Si bien qu’on l’écoutera plus aisément au soleil, sur la route, sans se prendre la tête, afin de réveiller en nous un brin de nostalgie voire de mélancolie douce… 

L’album original contient dix morceaux, la version deluxe a été enrichie de quatre bonus tracks.

 

Black Truth & White Lies

Backtrack Lane

Écrit par

Après une intro dont les relents évoquent presque Muse, Backtrack Lane change de registre dès les premières notes de « Burn It », et ne relâche pas la pression jusqu’aux derniers accords d’« Hollywood Gonzo », morceau qui clôture la plaque. Au menu, un hard rock bien gras et survitaminé, aux refrains catchy et aux mélodies vocales inspirées. Malgré un son de guitare moderne à la Datsuns, The Vines, voire The White Stripes, c’est malgré tout le côté old school de la musique du groupe qui prévaut. Visiblement bercé par la scène hard rock de la fin des 80’s/début des 90’s, le band s’inspire librement de la simplicité carrée d’un AC/DC, du groove d’Aerosmith, l’associe à la hargne d’un Guns n’Roses, pour mieux le tremper dans des lignes de chant influencées par la scène grunge, Soundgarden en tête. Simple, carré et efficace, l’opus n’en est pas moins bien écrit et composé ; et si les influences sont bien présentes, Backtrack Lane évite brillamment de tomber dans la pâle copie en proposant un LP qui ne réinvente certes pas la roue, mais la fait tourner avec un plaisir non feint. En outre, le groupe se prête victorieusement à l’exercice difficile de la power ballad (« Ain’t It Enough », « Some Memories Remain ») ; ce qui permet au disque de respirer sans jamais lasser le mélomane.

Originaire de Paris, le line up du band réunit deux paires de frères, les Gatti au chant, guitare rythmique et basse, et les Crestey à la batterie et à la guitare lead. Lancé par leur victoire à un tremplin (le FallenFest), il a beaucoup bossé sur ce long playing, et s’il n’est pas exempt de défauts (certaines astuces de production déconcertantes, le funky et hors propos « I Live Again »), on ne peut que saluer le talent et le travail de ce jeune groupe plus que prometteur.

 

White Lies

Digne du début des eighties…

Écrit par

Si vous vous êtes procuré le fantastique dernier album des White Lies, vous ne pouviez manquer leur concert à l’Ancienne Belgique, que le quatuor anglais (NDR : en vérité, il s’agit d’un trio auquel vient s’adjoindre un claviériste, lors des tournées) accordait ce jeudi 29 octobre. La salle bruxelloise était d’ailleurs sold out. Puisant ses influences chez Joy Division, à l’instar des Editors et d’Interpol, la formation avait attiré un public embrassant trois décennies. On y rencontrait ainsi autant des très jeunes que des quadras, voire des quinquas. Faut dire que la néo cold wave pratiquée par la formation londonienne aurait tout aussi bien naître au tout début des eighties…

Les White Lies montent sur les planches. La mise en scène est sobre. Les musiciens bougent peu, et les interventions d’Harry à la guitare sont parcimonieuses. Sa voix claire et puissante est remarquablement mise en avant. Si sur disque, il pousse son organe à l’une ou l’autre occasion, en ‘live’, il parvient à maintenir cette intensité vocale du début à la fin du show. Une merveille ! Et les autres musiciens sont loin de dénoter dans l’ensemble. D’ailleurs, le son proposé ce soir est tout bonnement exceptionnel. Hormis la présentation d’une flip side en milieu de parcours, pas de temps mort entre les titres. Une tracklisting alternant morceaux au climat ténébreux et compos plus enlevées. Mais les White Lies n’ont toujours qu’un seul album à leur actif  "Loose my Life" (NDR : dont ils jouent la plage éponyme, of course) ; donc peu de compos à défendre sur scène. Si bien qu’au bout de 45 minutes, le combo prend congé de l’audience.

Mais 5 minutes plus tard, nos gaillards remontent sur l’estrade ; et alors qu’on s’attendait à vivre une reprise de Joy Division, c'est par une cover du "Heaven" de Talking Heads, qu’ils entament leur rappel de trois titres. Et c’est le fantastique morceau "Death" qui clôture ce spectacle, une chanson au cours de laquelle la formation semble ravie d’entendre la foule reprendre en chœur le refrain ; le combo s’enfonçant ensuite dans un véritable final apocalyptique de ce titre…

22h20, le concert est terminé. Il a duré à peine plus d'une heure ; mais quelle heure ! Si vous les avez manqués ce soir, je vous conseille vivement de mentionner leur prochaine visite à votre agenda. Et de vous procurer une place d’entrée bien à l’avance. Cela risque à nouveau d’être sold out. Vous ne le regretterez pas. En attendant, vous pourrez toujours vous contenter des quelques photos que nous avons pu immortaliser ce soir.

(Organisation Live Nation)