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Wild Beasts

Last night all my dreams came true

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« Last Night All my Dreams came True » constitue une forme de testament pour Wild Beasts. En septembre dernier, la formation anglaise annonçait la fin de son parcours entamé début de ce millénaire. En une quinzaine d’années, ponctuées de cinq albums, Wild Beasts s’est inscrit sur la scène mondiale comme l’un des groupes de pop/rock les plus originaux.

Avant de nous quitter, le quatuor nous lègue un opus réunissant treize titres enregistrés en public au AT RAK Studio de Londres. La majorité des morceaux sont issus du dernier elpee, « Boy King », paru en 2016, mais quelques uns, de plus anciens long playings, à l’instar des excellents « Hooting & Howling » et « All the King’s men », deux plages qui figuraient sur leur meilleur opus, « Two Dancers », gravé en 2009. Tout au long de ce live, on peut se rendre compte de la qualité et la complexité des compos de ce band insulaire et surtout de la somptueuse combinaison entre les voix de Tom Fleming et de Hayden Thorpe.

Ce dernier essai paraîtra certainement inutile à celles et ceux qui possèdent déjà l’intégralité de sa discographie, car les versions ne diffèrent pas énormément des originales. Cependant, « Last Night All my Dreams came True » est un moyen parfait pour appréhender ce groupe que l’on regrettera certainement…

Wild Beasts

Boy King

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Après la sortie du flamboyant « Two Dancers », en 2009, on avait peu à peu perdu de vue les élégants Anglais de Wild Beasts. Une raison ? La confection d’albums qui –bien que très propres sur eux et d’une évidente classe– manquaient cruellement de ces mélodies d’orfèvres, issues de leur chef-d’œuvre. Les dandys de Kendal reviennent aujourd’hui à des bases plus pop et dansantes sur « Boy King », un 5ème elpee moins intellectuel que leur précédent, « Present Tense » ; un opus qui propose une collection de titres louvoyant constamment à l’extrême et fine limite entre sensibilité et maniérisme, grandiloquence et subtilité. La voix d’Hayden Thorpe, rappelant celle d’Antony/Anohni, est toujours aussi soyeuse et la production de John Congleton (St Vincent, Swans, The Walkmen,…) apporte une belle instantanéité à leur musique enregistrée chez lui au Texas. Les bêtes sauvages n’hésitent pas à sortir des synthés crapuleux et autres beats r&b ; des éléments qui collent parfaitement à un artwork lorgnant avec gourmandise vers le mauvais goût… et ce pour notre plus grand plaisir. Difficile de ne pas succomber aux dansants et pop « He The Colossus » et « Tough Guy », à l’imparable « Big Cat » ou au sensuel « Dreamliner ». Plus accessibles sans être putassiers, les Wild Beasts gagnent en légèreté et c’est officiellement une bonne nouvelle pour cette fin d’année…

 

Wild Beasts

Heureusement, il y avait un chouette light show…

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Quatuor londonien, Wild Beats a publié son cinquième opus, « Boy King », en août dernier. C’est d’ailleurs l’image de la pochette qui figure sur une toile tendue, en arrière-plan, quand on entre au sein du Grand Mix. Mais ce nouvel opus a pris une tournure résolument électro. Déjà que le précédent, « Present Tense », en consommait généreusement ; mais là, le ver est dans le fruit. Evidemment, en ‘live’, les morceaux prennent, en général, une forme plus organique, plus authentique. Enfin c’est ce qu’on espère en son for intérieur. Surtout que les prémices dream pop avaient permis au band de publier quelques singles d’excellente facture…

Avant de monter sur l’estrade, « Song to the siren » de This Mortal Coil retentit dans les haut-parleurs. Puis de très désagréables vibrations sonores ébranlent l’édifice. Pas très bon signe. Enfin, les musicos débarquent. En retrait, le batteur trône derrière un kit de fûts bien achalandé. Et pourtant son drumming est cool. Le guitariste et le bassiste (ou second guitariste, suivant les morceaux) se font face, derrière un synthé. Ce dernier partage également les vocaux avec Hayden Thorpe, qui se charge circonstanciellement de la basse et également d’un synthé. Les voix –falsetto pour Thorpe et baryton chez Flemming– sont complémentaires et se conjuguent régulièrement en harmonie. En outre, les musiciens affichent tous une excellente technique. Et le light show est superbe ; six colonnes de spots à leds rectangulaires dessinant même des formes géométriques. Mais le problème procède de cette déferlante électronique –nappes de claviers et beats programmés– qui non seulement asphyxie les compos, mais les rend bien trop lisses. Même les anciens morceaux sont ‘synthétisés’. Et le gratteur soliste a beau se servir d’un archet pour frotter ses cordes, on n’entend pas la différence. Seules quelques lignes claires émanent sporadiquement de sa gratte, comme pour rappeler que le band est bien britannique. Finalement, Wild Beasts incarne exactement cette forme d’électro que votre serviteur déteste. La musique électronique a ses lettres de noblesse ; mais abordée sous cet angle stéréotypé –pour être dans l’air du temps, sans doute– elle en devient toxique. Il ne manquait plus que les voix vocodées et la coupe était pleine. Heureusement, on a quand même vu un superbe light show ! (Pour les photos, c'est ici)

Et finalement, la bonne surprise nous est venue de Douglas Dare. Il assurait le supporting act. Ce fils de pianiste a également étudié cet instrument à l’‘Institute for Perfomance Arts’ de Liverpool. Son second album est sorti officiellement ce 14 octobre. Et il s’intitule « Aforger ». Il fait suite à « Whelm », paru en 2014. Physiquement, Douglas ressemble un peu à Howard Jones. A cause de ses cheveux blonds coupés au bol. Derrière son clavier, il est plutôt balaise. Il est soutenu par une claviériste/guitariste, également préposée aux backing vocaux. Qu’on pourrait qualifier d’atmosphériques, voire d’éthérés. Mais surtout par son fidèle batteur, Fabian Prym. Ce dernier est assis sur un tabouret bas et ses fûts sont disposés à la même hauteur. Etonnant ! Mais son drumming est impressionnant de dynamisme. Parfois, il vient ajouter quelques bidouillages électroniques ou alors agite un maracas en forme de sablier. Mais c’est la voix de Dare qui fait vraiment la différence. Certains medias la comparent à celle de Nils Frahm. Mélancolique, profonde, elle campe plutôt un hybride entre celle d’Antony Hegarty (Anohni, si vous préférez) et de Gavin Friday. Elle colle à merveille à une forme de trip hop introspective, élégante, capable de soubresauts rythmiques ; les arpèges dispensés par le Londonien d’adoption (NDR : il est originaire de Bridport, dans le sud-ouest de l’Angleterre) glissant comme des vagues tour à tour aventureuses ou chargées d’émotion. Douglas nous réserve un « Caroline » de toute beauté. En solitaire. On a alors l’impression qu’il caresse ses touches d’ivoire pour mettre en exergue sa voix exceptionnelle… Au bout de 30 minutes, le trio tire sa révérence et est chaleureusement applaudi. C’est amplement mérité. Cet artiste est manifestement à suivre de très près…

(Organisation : Le Grand Mix)

Wild Beasts

Pros jusqu’au bout des ongles…

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Wild Beasts vient donc d’enregistrer son quatrième album. Intitulé « Present Tense », il est paru sur le label Domino. En se produisant au Botanique ce mardi 15 mai, on se demandait si la formation insulaire (NDR : elle nous vient de Leeds) allait confirmer en ‘live’, le léger virage pris en direction d’une électro-pop à tendance 80’s, sur disque. De quoi confirmer tout le bien que la critique pense d’eux depuis maintenant près de six ans. C’est, en outre, la cinquième fois que le groupe foule la scène de la salle bruxelloise.

Pour assurer leur première partie, Wild Beasts a invité des compatriotes : Money. Un combo mancunien qui marche sur les traces de leurs hôtes. Et pour cause, il est également réputé pour dispenser une pop classieuse et théâtrale. Je suis malheureusement arrivé en retard et je n’ai pas eu le loisir d’assister à leur set. Néanmoins, en recueillant quelques échos auprès de quelques spectateurs, il appert que leur prestation était de bonne facture. A ne plus manquer la prochaine fois, donc…

En pénétrant dans la salle, je jette un coup d’œil furtif vers le podium. On y remarque la présence de deux claviers installés au centre de la scène ; et ils se font face. Le virage synthétique semble donc se confirmer. Vers 21 heures, le quatuor monte sur l’estrade, sous les acclamations du public. Professionnels, ils ont prévu une introduction qui en jette. Malheureusement, la magie du direct les stoppe illico dans leur élan. Un des claviers ne fonctionne pas ! Faux départ ! Les musicos retournent derrière les rideaux pendant que plusieurs techniciens s’activent à réparer la panne. Après dix bonnes minutes et face à un public devenu sarcastique, ils reviennent sur les planches. Les choses sérieuses peuvent maintenant enfin commencer.

D’emblée, deux éléments impressionnent : la voix sensuelle et maîtrisée de Hayden Thorpe (également au clavier, à la basse et à la guitare) et l’éclairage. Sa voix constitue clairement la valeur ajoutée de Wild Beasts. C’est elle qui véhicule les émotions au sein des compositions du groupe. Tom Fleming (chanteur, clavier, guitare, basse) est également préposé au micro, mais s’il a également un bel organe, il fait un peu pâle figure par rapport à celui de son acolyte. Deuxième élément, scéniquement, malgré une intro ratée, les Anglais maîtrisent leur sujet. Chaque morceau, grâce surtout à la qualité du light show, baigne au sein d’une atmosphère spécifique. Les tons et les rythmes sont adaptés aux morceaux. Autrement dit, chaque titre interprété est une découverte ; et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Pendant un peu plus d’une heure, Wild Beasts va alterner anciennes et nouvelles compos. Mais votre serviteur a surtout apprécié les morceaux issus du grandiose deuxième elpee, « Two Dancers ». A mon humble avis, elle restent un ‘must’ tant au niveau des mélodies, des rythmes que des ambiances. Certaines évoluent malheureusement à la limite du mauvais goût. Et on même failli faire perdre à l’auditoire le fil conducteur du concert. Heureusement, à chaque fois, la bête s’est relevée.

Que ce soit à travers des moments solennels ou plus difficiles, la formation anglaise a démontré qu’elle était devenue pro jusqu’au bout des ongles. Et la mise en scène particulièrement efficace en est certainement une autre illustration…

(Organisation Botanique)

 

 

Wild Beasts

Two Dancers (1)

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Un peu moins d’un an après la publication de leur premier ouvrage, “Limbo, Panto”, les Anglais de Wild Beasts, en délivrent déjà la suite. De manière générale, les formations qui publient plus d’une œuvre en l’espace d’une année oublient, dans leur précipitation, de varier les plaisirs. Tel était le cas pour Clap Your Hands Say Yeah ou Los Campesinos!, pour ne citer qu’eux. Mais Wild Beasts est une formation d’une autre trempe et le prouve en dix morceaux. « Two Dancers » dévoile une évolution tant au niveau des mélodies que de l’écrit. Le quatuor se rapproche à grandes enjambées de la limpidité des travaux d’Antony & The Johnsons, tout en conservant une certaine allégresse illusoire.

La force de ce « Two Dancers » procède du dosage des effets dispensés avec une précision remarquable. Les vocalises d’Hayden Thorpe sont comparables à celles d’Antony Hegarty (NDR : suivant les sensibilités elles risquent donc de s’avérer remarquables ou pénibles) ; cependant, l’interprète use de son instrument de la manière la plus appropriée qu’il soit. Les composantes de cette seconde publication titillent les sens, en oscillant entre élégance et épicurisme. Des bêtes sauvages à adopter sans plus attendre.

 

Wild Beasts

Two Dancers (2)

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2009 a connu son lot de consécrations musicales, ses groupes-découvertes ou albums-révélations. Et pourtant, peu de revues sont consacrées au dernier long playing de Wild Beasts, sorti en 2009 chez Domino Records. Ce jeune quatuor nous vient tout droit d’une petite bourgade issue du nord-ouest de l’Angleterre, berceau par excellence du genre rock pop made in UK. Certes, comme tant de petits groupes partagés entre l’ennui du countryside et les décadences de la City, leurs débuts sont relativement banals : la formation se forme sur les bancs du lycée en 2002, enregistre sont premier Ep demo en 2004 et, une fois leur ‘A’ Level en poche et l’envie de percer en tête, ils vont s’installer dans la ville la plus proche… Leeds. Néanmoins, là où ils se distinguent parmi le bataclan des groupes montants, c’est dans la dimension mystique potentielle de leurs productions.

Leur premier elpee « Limbo, Panto » (2008, Domino Records), bien construit et digne de reconnaissance, avait déjà fait parlé de lui, entre autres pour son originalité et la crudité de ses textes. « Two Dances », sorti un an plus tard, a haussé les 4 petits Anglais sur la grande scène. L’album commence sagement, chauffe l’auditeur sans révéler d’emblée ses talents. Mais déjà, la voix exceptionnelle de Hayden Thorpe nous coupe le souffle –une voix opératique (contreténor) – dont le fausset irréprochable rappelle, dans un autre registre, Jimmy Somerville. Intrigués, on continue par l’envoûtant « Hooting & Howling », le premier single qui nous emmène dans son battement séduisant, avant « All The King’s Men », encore un single, où la mélodie est doublée par Tom Flemming (également à la guitare et au piano) et sa texture propre plus ténébreuse –le tout est simplement sublime. Car, et surtout, ces courbes chantées sont constamment soutenues par un groove convaincant. La région des lacs dont ils sont originaires se reflète sans doute dans leur musique : l’aspect agréablement aqueux de « Two Dancers (ii) », les effets cristallins de « When I’m Sleepy », le tout se liquéfie dans les vibratos de Thorpe. Le troisième single « We Still Got The Taste Dancin’ On Our Tongues » présente les mêmes qualités : exaltant, solide dans ses assises et haut en finesse. La batterie (Chris ‘Bert’ Talbot) se veut claire et pas excitée (« Two Dancers (i) »). Voix de feu sur rythme dansant et guitare indie (« Ben Little »), l’elpee audacieux, qu’on a du mal à référencier vu sa singularité, offre une musique aérienne.

Si le public est, à premier abord, timide lors des concerts, le groupe ne met pas longtemps à décoincer les oreilles et les esprits. La conclusion est sans réplique : oui, on aime ! On les veut au sommet très prochainement pour un succès qui, vu le début si consistant, est prêt de durer, on l’espère.