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The Wildcards

When the moon shines bright

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Ce quartet anglais est surtout notoire auprès des amateurs de rockabilly et hillbilly ; et pourtant, sa musique est parsemée d’accents blues et surf. Les Wildcards se sont formés en 2003. Ils sont nés sur les cendres de deux formations talentueuses : Vince Lee & His Big Combo et les Nightporters. Le chanteur/guitariste/multi-instrumentiste Vince Lee et le bassiste Al Wallis ont donc rejoint le projet. Tout comme le guitariste et le drummer Kevin Crowe, du second combo. "When the moon shines bright" constitue leur troisième album. Il fait suite à "On fire!" paru en 2004 et "Raising hell", en 2007.

Vince Lee est manifestement un personnage halluciné par ses cordes. Il boute immédiatement le feu à son "When the moon shines bright", un brûlot dévastateur. Son timbre vocal est hypnotique. Ses lyrics traitent de l’influence causée par la lune sur l'humanité et le monde animal. Le climat est étrange, voire morbide. Les guitares sont lugubres. La rythmique est puissante et impitoyable. Et cette tension se révèle permanente de bout en bout de l’opus. Martin Vowles prend le relais. Il assène une autre vérité : "Women are the root of all evil". Signé Paul Williams, musicien/chanteur anglais qui s’est produit en compagnie d’une multitude de musiciens, dont Zoot Money, cette plage nous plonge dans une ambiance très fifties. Martin est un guitariste subtil. Son swing est naturel. D'ailleurs, il faut reconnaître que les quatre Wildcards sont de brillants instrumentistes. Et pour cause, ils sont capables de s’adapter à tous les climats développés sur cette galette. "She can rock" macère dans une ambiance purement rock'n'roll. La voix rageuse rappelle Little Richard. Les cordes se déchaînent, transpirent, suent jusqu'à la rupture. L'intégration d’éléments jazz dans leur expression est très intéressante. D’ailleurs, leur version du "Chocolate shake" de Duke Ellington est tout bonnement remarquable. Vince Lee joue du kazoo comme il souffle dans une trompette. Il est en pleine effervescence, pendant que Vowles pince ses cordes dans le plus pur style manouche, lorgnant même vers la technique et la sensibilité de Django Reinhard. Plage étrange, "Out of control" baigne dans l’atmosphère très caractéristique de la surf music. Saturé, le son est bien métallique. La section rythmique carbure à plein régime ; mais la compo subit, en fin de parcours, un traitement maison, emprunté au reggae. Vous avez dit étrange? "Got sumin' gor you" a été écrit au début des 50s par Guitar Slim, un R&B dont l’adaptation très personnelle, puisée essentiellement dans le rock'n'roll et le doowop, met en exergue des cordes très affûtées. Tout au long de l’instrumental "Dead cat bounce", Vowles affiche une nouvelle fois son incomparable technique instrumentale. Le swing est lustré. Quant au thème musical, il semble emprunté à la B.O. d’un long métrage d'autrefois. "Gal from Kokomo" est un titre de west coast jump, signé Roy Brown. Il est traduit en pur rockabilly. Les deux guitares assurent parfaitement les parties originellement réservées aux saxophones. Jeune vocaliste anglaise (NDR : une amie du groupe !), Becca Langsford a été invitée à interpréter "Sweet baby of baby", une délicieuse incursion dans le R&B, popularisée en son temps par Miss Ruth Brown. Swing, voix doowop et guitares aux accents manouches dominent le sujet. Autre compo curieuse, issue de la plume de Lee, "Welcome to the snakepit" nous entraîne au cœur d’un univers dense, mais parfumé d’Orient. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par une reprise hypnotique, tribale et percussive de "Women are the root of all evil"…

 

Wildcards

Raising hell

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Cette formation anglaise est responsable d’une musique mélangeant subtilement rockabilly, swing et blues. Elle compte deux leaders. Tout d’abord le guitariste Martin Vowles, qui a milité chez les Nightporters. Ensuite le chanteur/guitariste Vince Lee, ex-guide de son Big Combo. Les deux personnages sont parvenus à débaucher ; chacun de leur côté, un de leurs anciens comparses. En l’occurrence Al Wallis, le bassiste du Big Combo, et Kevin Crowe le drummer des Nightporters. Depuis 2003, les Wildcards sillonnent les routes. En novembre 2004, ils avaient concocté un excellent album : "On fire!". Et en octobre 2006, ils avaient accompagné le regretté harmoniciste texan, Gary Primich, lors de sa dernière tournée européenne. Le présent elpee est d'ailleurs légitimement dédié à la mémoire de Gary.

La section rythmique ouvre la première plage, "Hang me out to dry". Le tandem est rapidement rejoint par les deux guitares, qui font cracher les deux haut-parleurs. La voix de Vince est convaincante tout au long de cette tranche de rockabilly, marquée par les deux guitares déjantées qui croisent le fer. Une excellente entrée en matière ! "Fool's advice" pénètre au sein de l’atmosphère suffocante des swamps louisianais. La guitare réverbérée de Lee nous plante au cœur de ce décor lugubre. Le tempo reste vif. Vince chante avant que les cordes ne se libèrent pour notre plus grande joie. Ces gars ont manifestement déjà une solide et longue expérience derrière eux. Du vécu, si vous préférez. Et cela se sent. Tout en ne desserrant pas l'étreinte, nos Wildcards s'engagent sur le rythme du calypso. "Hell" porte bien les stigmates de l'enfer. Les cordes de Vince sont loquaces mais ne dérapent jamais. Il ne se réserve, d’ailleurs pas la moindre seconde de répit. Cette plage avait été enregistrée par les Squirrel not Zippers. La reprise de l'intemporel "St James infirmary" accorde une première pause dans le rythme. Bien rendue par la sonorité des cordes, cette marche funéraire est empreinte d'une infinie tristesse. Mais soudain, on assiste à un changement radical d’ambiance. La joie éclate dans les rues de la Nouvelle Orleans. La section rythmique imprime un rythme soutenu. Elle est rapidement rejointe par le duo de guitares. La voix de Lee est exaltée et profonde. Paul Harris a été invité à siéger derrière l'orgue Hammond pour tapisser le décor sonore de la ballade délicate "Lucky, rich and happy". Des flots de swing inondent la déferlante du rythme pour aborder le "Run Joe" de Louis Jordan. A nouveau, l'exotisme du calypso refait surface pour faire revivre ce R&B participatif, dont la naissance remonte à un demi-siècle. Tous les musiciens participent aux vocaux. Les chœurs de ce collectif continuent sur leur lancée en contribuant à l’adaptation de l'irrésistible "Drunk". Caractérisée par son rythme hypnotique, cette compo est signée Joe Liggins. La cover du "Hoodoo preacher" de Gary Primich constitue un des sommets de l'elpee. Tant d’un point de vue musical qu’émotionnel. Il n'y manque que l'harmonica du Texan. Le timbre de Lee est profond et graveleux. Les guitaristes sont au sommet de leur art. Tout particulièrement Vince sur sa Silvertone Espanada. Balisé par les percus, le rythme frénétique évoque les envolées de Howlin' Wolf. Percutant et déjanté, "Raising hell" est un titre assez court. Un rockabilly au cours duquel les cordes métalliques sont indéfectibles alors que la trame des percus est assurée par un Crowe démoniaque. Instrumental, "The future of the blues" s'enfonce encore plus dans la démesure et la folie… D’excellente facture, ce disque s’achève par un blues de l'impossible. Vince chante cette plage contaminée par un rythme cubain. Les percus sont donc complexes. La sonorité dispensée par l'orgue Hammond est étrange. Ce type de compo colle finalement très bien au style des Wildcarts. A cause de leur souci constant de privilégier l’audace et l’expérimentation. Pour la circonstance, les deux gratteurs se lancent dans une dernière épopée magique. On accordera donc le prix de l'originalité à ces Wildcards.

Wildcards

On fire!

Écrit par
Auteurs de deux excellents albums, "Feelin' good" en 1997 et "Rollercoaster" en 99, les Nightporters étaient considérés comme un des meilleurs groupes anglais de blues et de rockabilly. Ils se sont malheureusement séparés en 2002. Quelque temps plus tard, le guitariste Martin Vowles et le batteur Kevin Crowe décident de tenter une nouvelle aventure musicale. Ils rencontrent le chanteur/guitariste Vince Lee et le convainquent de rejoindre les Wildcards, entraînant pour la circonstance un autre musicien du Big Combo, le bassiste Al Wallis.
 
Le fruit de cette rencontre entre musiciens du Sud Ouest anglais vient d’accoucher d’un elpee tout bonnement impressionnant. Un bon coup de griffe électrique administré aux cordes oriente les Wildcards sur le chemin musical du rockabilly largement amplifié de "Look what you've done to me". Les guitares manifestent toute leur puissance. La rythmique se dessine parfaitement à l'avant-plan. Signé Jeff Turmes (NDR : un ex James Harman Band),"Happy hour" épouse un style largement emprunté à la West Coast. Un mérite à notifier sur la carte de visite des Wildcards. La section rythmique libère un fameux groove. Les deux guitares se complètent. J’ignore qui est le soliste, mais il se débrouille plutôt bien. Dans un style proche de Little Charlie Baty et de Kid Ramos. Qu’il est capable d'emballer sans pour autant se départir d’une certaine ligne de conduite. Sans oublier la présence du vocal de Vince Lee, toujours coloré de rock'n'roll. Vince chante avec autorité "A little mixed up", un blues très rythmé signé Willie Dixon. Les guitares s’élèvent, l’une après l’autre, puis éclatent dans leur envol, au sein d’une folle ambiance ‘live’. Brève coupure d’électricité pour permettre à l’à l'ukulélé d'introduire "Can't keep from doing wrong". Un fragment qui se mue rapidement en un Mississippi blues. Bien gras, lourd et extrêmement amplifié, le son baigne au sein d’une atmosphère ténébreuse qui autorise cependant une évasion insatiable de cordes. Le "How do you feel" de Percy Mayfield ne manque pas de conviction. Il évolue dans un registre proche du Canned Heat, époque Bob "The Bear" Hite. Blues lent, doux, très fin de soirée, le "Change your way of loving" de Pee Wee Crayton est soutenu par une section rythmique veloutée. La guitare s'échappe en accords voluptueux. Célèbre instrumental, le "Caravan" de Duke Elligton est imprimé sur un rythme échevelé. Denses et sauvages, les guitares galopent littéralement. Issu de la plume de Little Walter, "I'm in a lowdown chariot" libère beaucoup de swing. La voix de Vince demeure sereine. Excellent ! Les Cards s'en donnent à coeur joie tout au long de l’interminable boogie "Deep six boogie". Vince Lee vomit littéralement ses vocaux. La guitare participe à cette orgie sonore qui dégénère progressivement. Les cordes crachent le feu, dans un style qui rappelle Link Wray et ses relents trash. Des Wildcards durs, sauvages et cruels… Autre country blues explosif et déjanté, l’adaptation du "Terra Mae" de Dr Ross est hanté par le chant trafiqué, semblant sortir d'outre-tombe. Démoniaque, il dérange, se fait invocateur. Cette fin d'opus nous plonge vraiment dans un autre monde. Rendue libre à la nature, la musique des Cards est totalement débridée. Une situation qu’ils semblent apprécier. Et le titre de la dernière plage traduit parfaitement cet état d’esprit : "I'm on fire!". Impressionnant et à écouter sans réserve, même si à la fin de l’elpee vous êtes sur les genoux !

The Wildcards

Fishing for luckies

Censuré pour le tournage d'une vidéo jugée pornographique, poursuivi par une image d'agitateurs turbulents, déstabilisé par le remplacement de son drummer et de son guitariste; enfin en bisbille avec sa firme de disques, Wildhearts a failli rendre son dernier souffle. Ce qui aurait été fort navrant, car cette formation vient de commettre son album le plus intéressant à ce jour. Pas un opus parfait, bien sûr. Mais un disque dont les spécificités punk glam rock font de véritables ravages. Dix fragments chargés de dégoût et de méfiance, mais surtout d'excitation, d'exubérance, de sauvagerie et de fièvre mélodique. Parfois même de complexité hypnotique (King Crimson?) et surtout d'une force métallique irrésistible. Dix compositions venimeuses, mordantes qui les autorisent à mériter le statut d'héritier naturel de Cheap Trick.

 

The Wildcards

Phuq

Cet ensemble insulaire adore naviguer en eaux troubles. Le titre de son deuxième opus en est la plus belle démonstration. Mais également les thèmes abordés. Comme l'onanisme, l'alcoolisme, l'outrage, jetant l'anathème sur la société contemporaine. Un groupe qui vient de traverser des moments difficiles, surtout depuis l'éviction du chanteur/guitariste CJ, heureusement remplacé depuis peu par Mark Keds, éminence grise du (défunt?) Senseless Things. Bref, nonobstant des auspices franchement défavorables, ce "Phuq" nous a conquis. Son metal punk a pris des accents plus pop, plus mélodiques, davantage hérités de Manic Street Preachers que des Damned, Motorhead, Slade, New York Dolls et consorts. "In lily's garden" s'abreuve même des harmonies vocales d'Oasis, alors que le grinçant "Naivety play", meilleur titre du CD, cherche le croisement idéal entre les Pistols, Voodoo Queen, Metallica et les Bay City Rollers. Du power pop dans le sens le plus pur du terme!

 

The Wildcards

Earth Vs The Wildhearts

Curieuse destinée pour le premier opus des Wildhearts, promis aux bacs poussiéreux des disquaires, dès sa sortie en 1993, malgré la participation du célèbre Mick Ronson à la slide sur "My baby is a headfuck". Et pourtant, plusieurs fanzines insulaires le considéraient comme l'album de l'année... Début 94, la formation des Midlands décroche inopinément un tube avec "Caffein Bomb", un single qui flirtera plusieurs semaines avec les charts britanniques. Rien de tel pour relancer la mécanique. Et d'exhumer le CD moribond en lui administrant en bonus track le fameux hit. Un rétablissement judicieusement couplé un cocktail hymnique, venimeux, de glam, de trash, de punk et de métal. Alice Cooper rencontre Voodoo Queens. Mais en deuxième division !