Steven Ellison, alias Flying Lotus, est âgé de 26 printemps. Vu son âge, il est donc de la génération Nintendo. Donc les beats, il connaît. Mais sa culture musicale ne s’arrête pas en si bon chemin. Sa grand-mère, Marilyn McLeod, a écrit pour des artistes signés chez la Motown (NDR : Diana Ross, notamment). Donc la soul, il connaît. Sa grand-tante (pianiste/harpiste) n’est autre qu’Alice Coltrane, la femme du célèbre saxophoniste, John. Donc le jazz, il connaît. Alors Steven Ellison n’est pas un garçon comme les autres (NDR : suffit de consulter l’arbre généalogique de sa famille pour s’en convaincre !) Producteur et bidouilleur, il affiche déjà un background impressionnant et possède donc une grosse longueur d’avance sur bien d’autres électroniciens.
« Cosmogramma » constitue déjà son troisième elpee. Peut-être moins complexe que son précédent essai, « Los Angeles », il varie les styles sans jamais briser le rythme. Au cœur de son électro atypique, on recèle toutes les influences qui ont marqué ce jeune ébène. La soul, le dubstep, le jazz ou encore le hip hop, notamment. Il les traduit dans son expression sonore, avec une facilité déconcertante. Pour en faire jaillir des sonorités complexes. Ce Ricain est un prophète. Un guide spirituel. Car cet héritage, il le projette dans le futur. Une philosophie particulièrement difficile à comprendre pour le mélomane lambda. Ellison la maîtrise naturellement.
Lors des sessions d’enregistrement, Steven a reçu le concours de quelques invités de marque. Thom Yorke, tout d’abord. Et puis Ravi Coltrane. C’est son cousin. Il est saxophoniste (NDR : faut croire que c’est dans les gènes !)
« Cosmogramma » c’est peut-être déjà la biographie de Flying Lotus. Un Flying Lotus qui fait désormais les beaux jours de Warp (NDR : comme si Warp avait un jour galéré). Pourtant, on oublie vite qu’il n’a que 26 ans…

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