Elvis Jackson doit être très mal conseillé. Comment expliquer qu’un groupe susceptible d’exceller dans tous les genres musicaux puisse se choisir un patronyme aussi inadapté ? Si elle est vraiment très éclectique, la musique du combo slovène ne ressemble en rien à celle du ‘King Of Rock’n’Roll’ et encore moins du ‘King Of Pop’. Comment expliquer aussi, qu’un combo d’envergure internationale se choisisse un artwork aussi repoussant ?
Pourtant, Elvis Jackson a tout pour plaire. Un univers sonore personnel, des compositions énergiques, un très bon chanteur et des musiciens capables de briller au sein d’une palette de styles particulièrement large. Que ce soit le punk mélodique (« Against The Gravity », « Please Wake Me Up », « Not Here To pray »), le punk musclé (« Sweet Perfection », « Breaking The Silence », « Salvation »), le reggae (« Dry Your Tears », « This Time », « What Took You So Long »), le hardcore (« A Glass Of Tequila »), le métal (« The Burned Out Flame »), la pop (« Boyz and Girlz ») ou même le death métal (bonus caché en fin d’album), les musiciens slovènes passent d’un genre à l’autre avec une aisance qui force l’admiration. Elvis Jackson se paie même carrément le luxe d’un hit potentiel lors d’un « Street 45 » que l’on imagine bien squatter les ondes radiophoniques pendant quelques semaines.
A l’actif encore de l’excellent album « Against The Gravity », une production/masterisation top niveau signée par une équipe associant Bill Gould (bassiste de Faith No More), Rich Veltrop (Tom Petty, RATM, Slayer, SOaD) et John Cunibert (Aerosmith, Dead Kennedys, Joe Satriani).
Un album qui mérite bien mieux que son horrible pochette…

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