17 secondes de flottement. En intro. Le calme avant la tempête. Puis bienvenue dans un joyeux bordel où l’extravagance règne en maître. Et les surprises se multiplient. Au fil des treize morceaux de leur premier elpee, les natifs de Cardiff affrontent une palette de styles particulièrement riche. Heureusement, pour mettre un peu d’ordre dans ce foutoir, le groupe a pris la judicieuse initiative de mentionner, au sein de son booklet, les albums qu’ils ont écoutés en enregistrant cet opus. Une liste qui dévoile une bonne partie des références dont se réclame le combo. Mais si certaines semblent évidentes, d’autres sont plutôt étonnantes. Et en particulier Neu !, Can et Faust. Donc le krautrock.
Par contre pas de doute en ce qui concerne les Beatles. Suffit d’écouter « Captain Penelope Smith » ou « Isle Of Ewe » pour s’en convaincre. De toute évidence, les Kinks, Love et Daniel Johnston on également marqué le band. Et parmi les ensembles contemporains, The Libertines (« Scooper »), The Coral et même The Decemberists (NDR : le lyrique « Voyage to St Louiscious »). Sans oublier leurs compatriotes Gorky’s Zygotic Mynci et Super Furry Animals. Les membres de Race Horses sont également gallois. Et il leur arrive également de chanter dans leur dialecte. A l’instar de « Marged Wedi Blino » ou de « Glo ».
Pour un premier elpee, il faut avouer que Race Horses mange à tous les râteliers. Il y jongle avec les influences (NDR : pop, glam, post punk, psychédélisme, etc.), les atmosphères, les langues (NDR : l’anglo saxon et celtique insulaires) ainsi que l’instrumentation (NDR : cuivres, piano, synthés, bidouillages, violons). Sans oublier d’y injecter une dose massive de bonne humeur. Pour un aussi jeune groupe, son éclectisme a de quoi dérouter. Mais surtout, tout au long de « Goodbye Falkenburg », la formation impressionne par sa maîtrise de ses influences. Une belle réussite ! En attendant de pouvoir la découvrir chez nous sur les planches…

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