Laurie Morvan est née dans l'Illinois, à une heure de voiture de Chicago. Elle a suivi et réussi de brillantes études. Ce qui lui a permis de décrocher un job dans l’aéronautique. A Los Angeles. Où elle s’est alors établie. Elle avait cependant une seconde passion : la guitare. Elle se paie une Fender Stratocaster. Puis sur un coup de tête, abandonne son job et tente l’aventure en compagnie d’un rock'n'roll band, comme guitariste soliste. Et se réserve même déjà le chant. C’est en découvrant Stevie Ray Vaughan qu’elle décide de s’orienter vers le blues rock. Son premier elpee sort en 1997 : "Out of the woods". Un disque enregistré en compagnie du groupe Backroad Shack. Les dix plages sont déjà issues de sa plume. En 2004, elle publie "Find my way home". Son combo, elle le baptise alors le Laurie Morvan Band. En 2007, paraît "Cures what ails ya". Le disque rencontre le succès et l’artiste commence à faire la ‘une’ des magazines spécialisés, dont Guitar Player et Vintage Guitar.
"Fire it up" constitue déjà son dernier opus. Laurie signe les douze compos. Elle est soutenue par le bassiste Pat Morvan, le drummer Kevin Murillo ainsi que Sammy Avila (Walter Trout Band) ou David Matthews (Etta James Band) aux claviers. Elle peut aussi compter sur une choriste, en l’occurrence Lisa Grubbs. Laurie et Steve Savage (NDR : il a bossé pour Elvin Bishop et Robert Cray) coproduisent le long playing.
Le single, "Nothin’ but the blues », ouvre la plaque. Soutenu par le piano sautillant de Matthews, le tempo est vif. La voix de Laurie est correcte. Sans plus. Elle manque néanmoins de profondeur. A l’instar d’une Ana Popovic, par exemple. Mais elle est capable de faire décoller ses cordes, dans un registre blues rock. "Come on over to my bbq" nous invite à partager son barbecue. Une compo plus roots et plus captivante évoluant sur un tempo plus lent mais aussi hypnotique, que soutient l’orgue. Laurie arrache de sa Stratocaster, des notes qui forcent le respect lors de ce blues rock sans prétention, mais bien ficelé et homogène. Progressivement, nous sommes aspirés dans le monde sonore de notre blonde Laurie ; et les compositions maison peuvent défiler : "Good girls bad girls", le tonique "I speak the blues", "You don't know about me", caractérisé par une belle envolée à l’orgue et le percutant "Testify". La ligne mélodique de "Lay your hands" est impeccable. L’instrumentation tout autant, permettant à la Fender de Laurie de libérer de petites grappes de notes, dont l’impact est direct. La voix de Laurie est presque constamment soutenue par celle de Lisa Grubbs ; et le résultat est loin d’être désagréable à l’oreille ! Un riff implacable fouette le long blues lent "Living in a man's world". Laurie décrit ce qu’elle ressent, dans ce monde machiste. Appuyant son discours de ses plus belles notes, auxquelles elle injecte énormément de feeling. Ballade acoustique, "Let me carry your troubles" est une compo bouleversante dédiée à une amie qui lutte contre le cancer. Elle approche vaguement le Texas blues & swing sur "Skinny chicks" et achève son parcours lors d’un offensif "Cafe Boogaloo" (NDR : c’est un club bien connu d'Hermosa Beach, à Los Angeles!)

Nederlands
Français 
