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Undercover

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Miss Zola Moon n’est guère notoire sur le Vieux Continent. Pourtant, cette chanteuse de couleur blanche affiche déjà 25 ans de planches, au compteur. Originaire de San José, en Californie, elle a entamé sa carrière, en 1983, du côté de San Francisco. Elle avoue pour premières influences BB King, Muddy Waters, Jim Morrison et Led Zeppelin. Dans ces conditions, vous imaginez facilement que son blues est largement teinté de rock! Elle s’est établie à Los Angeles. Responsable de l’essentiel de son répertoire, elle n'hésite pas, suivant les circonstances, à souffler dans un harmonica. Elle compte déjà, à son actif, une poignée d’albums. Son tout premier, "Dangerous love" remonte à 1990. Il est suivi par "Lost in the blues", en 1995 et "Almost crazy", en 1998. Déjà, on compare sa démarche à celle de Janis Joplin. Et les médias évoquent des influences puisées –très curieux– chez Jim Morrison. "Earthquakes, thunder, and smiling lightning" est publié en 2000, "Down to my bones" en 2002, "Tales of love and desperation", en 2003, et "Wildcats under my skin", en 2007. Zola a des kilomètres au compteur. Très maquillée, la poitrine opulente, le regard provocateur, elle arbore une chevelure abondante et bouclée.

Pas de compos personnelles sur "Undercover", mais des reprises. Lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu la collaboration de ses musicos. En l’occurrence le guitariste Michael ‘Monster’ Carter, le bassiste Eric Williams et le drummer Jerry Olson. Le quartet ouvre l’elpee par la cover du "I'm tore down" de Freddie King. On ne peut pas dire qu’elle fasse dans la dentelle, car cette plage campe un solide hard rockin' blues. Zola a de la voix, c’est une certitude ; par contre, son gratteur n'a pas le feeling du blues. Il est très offensif. Il libère des sonorités bien grasses et largement amplifiées, pendant que le drummer cogne dur, à l'arrière. Elle inocule une intensité dramatique au "Love in vain" des Stones. La six cordes est très présente à l'avant-plan. Traditionnel, "Walkin' blues" passe également à la moulinette, suivant le livre de recettes institué par la mère Moon. Mais elle prend des couleurs vives, lorsqu’elle s’attaque au répertoire de Janis Joplin. Et tout particulièrement sur "Piece of my heart". Sa voix se montre très convaincante, avant qu’elle ne sorte une musique à bouche, on ne sait de quelle poche. Et elle réitère ce processus sur "Ball and chain", un autre hymne signé Janis. Certaines reprises sont moins probantes. A l’instar du "Runaway" de Del Shannon, ont les ‘wawawa’ plutôt embarrassants ne collent guère aux accords de gratte un peu trop hard à mon goût. A contrario, la puissance naturelle de son timbre est susceptible de se mettre au service d’adaptations comme le "Secret agent man" de Johnny Rivers, le "Tell mama" d'Etta James ou encore des versions très personnelles de "Rock me baby" et d’"I can't stand the rain". Néanmoins, c’est lorsqu’elle adopte le tempo lent qu’elle accroche le mieux. A cet instant, elle peut communiquer toute sa passion de ses remarquables cordes vocales. Et "I'd rather go blind", au cours duquel elle hurle toute sa douleur ainsi que "Nightlife" en sont les plus beaux témoignages. Et c’est hantée par le spectre de Jim Morrison, qu’elle clôt cette œuvre en interprétant la cover de "The serpent king" des Doors, d’une voix atmosphérique. A mon humble avis, cette lady singer doit faire un malheur sur les planches…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Zola Moon
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Postmodern
  • Date: 2010-05-11
  • Rating: 3
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